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  • Le blog de Bernard Sady
  • : Ce blog a pour vocation de partager une expérience de plus de 25 ans dans l'industrie, tout en défendant une approche factuelle et humaine du management. Pour me contacter, utilisez le lien "Contact" en pied de page.
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Jeudi 27 mars 2008 4 27 /03 /Mars /2008 23:02

Le Journal du Net nous informe dans un petit article que Google a été "récompensé" cette année par le jury des Big Brothers Awards France « grâce à la "surveillance de l'ensemble des internautes du monde entier "». Google passe devant le ministère de l'Education pour son fichier "base-élèves".

Le plus drôle est la publicité en pied de page pour... Google Maps


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Lundi 24 mars 2008 1 24 /03 /Mars /2008 22:43

Vous avez déjà voulu sélectionner un long texte sur Microsoft Word avec la souris ?
C'est pratiquement impossible... Dès que vous allez soit un peu trop vers le haut, soit un peu trop vers le bas, toutes les pages défilent et vous allez la plupart du temps beaucoup trop loin... Vous voulez revenir, mais vous repartez dans l'autre sens... Et à la fin, vous ne savez plus où vous êtes...

Il existe pourtant un moyen très simple qui consiste à mettre le curseur au début du texte que vous voulez sélectionner. Puis vous allez positionner le pointeur de la souris à la fin du texte que vous voulez sélectionner. Vous appuyez sur la touche 'majuscules' (avec une flèche double dirigée vers le haut) et tout en maintenant cette touche appuyée, vous cliquez avec le bouton droit de la souris. Tout le texte situé entre les deux points est sélectionné. Vous pouvez soit modifier le format, soit le supprimer, etc...


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Jeudi 20 mars 2008 4 20 /03 /Mars /2008 22:43

Ce matin, un collègue m'a fait suivre le mail suivant qu'il venait de recevoir en me demandant ce qu'il fallait qu'il en fasse. J'ai laissé la couleur, mais réduit la taille, car le texte original était en taille 36...

« Je fais suivre car la confirmation de cette info a été diffusée sur EUROPE1 hier.

Message à faire passer !!!

Dans les prochains jours, vous devrez faire très attention de n'ouvrir aucun message appelé l'invitation', peu importe qui vous l'envoie !!!

C'est un virus qui « ouvre » une torche olympique et qui brûle Le disque dur du PC.

Ce virus sera envoyé par une personne que vous avez dans votre liste de contacts, c'est pour cela que vous devez absolument envoyer cet e-mail.

Il vaut mieux recevoir ce message 25 fois plutôt que de recevoir Le virus et l'ouvrir !!!

Donc, si vous recevez un message appelé 'invitation' NE L'OUVREZ SURTOUT PAS ET ÉTEIGNEZ IMMÉDIATEMENT VOTRE PC.

C'est Le pire virus annoncé par la CNN et classifié par Microsoft comme Le virus Le plus destructeur qui n'ait jamais existé jusqu'à présent !

Ce virus a été découvert hier après midi par MCAfee et IL n'y a pas encore de solution pour palier à ce virus Il détruit tout simplement la 'zone zéro' du disque dur où sont cachées les informations vitales !

ENVOYEZ CET E-MAIL A TOUS CEUX QUE VOUS CONNAISSEZ !!!

 

A vos amis, vos contacts...Car plus vous préviendrez de personnes, plus Le virus aura de difficultés à se propager. Faites un copier coller pour transférer ce message »

  Vu le style employé, cela me fait penser à un canular ou "hoax" en anglais. Pour vérifier, je vais sur le site de hoaxbuster et effectivement, cet hoax est bien répertorié...  

Pour préciser, le canular ou hoax sur internet peut être défini comme un mail dont le contenu incite chaque destinataire à envoyer à son tour, et le plus rapidement possible, un message électronique à ses correspondants.

Le "hoax" fait appel aux sentiments :

  • la peur: virus, bombe, etc...
  • la pitié: enfants malades, victimes de guerre, etc...
  • la superstition: chaînes du bonheur, etc...

 Les bons réflexes face à ce genre de mail :

  • ne pas s'affoler: on n'a jamais vu une torche transmise par internet et en plus qui brûlerait un disque dur...
  • éventuellement aller vérifier sur le site de hoaxbuster.com
  • ne jamais faire suivre ces mails, car ils encombrent les réseaux inutilement.

 


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Mercredi 19 mars 2008 3 19 /03 /Mars /2008 22:17
Un petit dessin vaut mieux qu’un long discours... ,-)
Dans la plupart des échanges sur internet, les émotions ou les sentiments sont exprimés par des smileys ou émoticons.
Voici un article intéressant qui regroupe la plupart de ces smileys et qui surtout donne leur signification.
Vous allez pouvoir enrichir votre palette de sentiments… :-)))
 
Cependant, notez bien que ces smileys ne sont à utiliser que dans les échanges de mails entre amis ou sur les forums d’internet.
Dans les mails professionnels, je vous les déconseille fortement… 
Pour plus d’informations sur la manière de rédiger vos mails professionnels, voir
l’article sur le site Man@g’R.
 

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Mardi 18 mars 2008 2 18 /03 /Mars /2008 22:37
"Un problème bien posé est à moitié résolu"
 
 

Rechercher une solution à un problème précis sur internet n’est pas très compliqué. Il suffit dans la plupart des cas de bien poser le problème et de procéder avec méthode.

Par exemple, voici le problème que j’avais avec Windows XP : quand je clique sur un raccourcis web placé sur mon bureau, le contenu de la dernière fenêtre ouverte d’Internet Explorer est remplacé par le contenu de l’URL du raccourcis internet. C’est parfois gênant : il m’est arrivé de fermer cette fenêtre par mégarde et ainsi de fermer des applications nécessitant un lien avec l’URL précédente.

Après avoir cherché dans l’aide d’Internet Explorer sans résultat, je confie mon problème à Google, mais je pourrais avoir le même résultat avec un autre moteur.


Pour avoir une réponse, il suffit simplement de répondre de manière pertinente au classique QQOQCP permettant de bien poser un problème.

  • Q : qui -> aucun intérêt.
  • Q : quoi -> ce que je veux faire : ouvrir une nouvelle fenêtre.
  • O : où -> dans quelle application : Internet Explorer.
  • Q : quand -> aucun intérêt.
  • C : comment -> quelle est la manipulation que je fais : avec un raccourcis bureau.
  • P : pourquoi -> non pertinent.
Je tape dans Google :
ouvrir nouvelle fenêtre internet explorer raccourcis bureau
On peut obtenir la solution avec cette combinaison.
Mais si on veut être plus pertinent, il est préférable d’aller du général au particulier. Et dans ce cas, la recherche devrait être :
raccourcis bureau internet explorer ouvrir nouvelle fenêtre
Et j’ai trouvé la réponse dans la première page de Google.

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Lundi 17 mars 2008 1 17 /03 /Mars /2008 21:43

Dans le sillage de Pfeffer et Sutton dans leur dernier livre « Faits et foutaises dans le management », j'essaie d'apporter mon humble participation à la démolition des « demi-vérités pernicieuses et des croyances idiotes qui empoisonnent trop souvent la vie des entreprises ».

En voici une première contribution.


 
KPMG, le célèbre cabinet d’expertise comptable et de commissariat aux comptes, vient de publier sa deuxième étude sur les entreprise familiales françaises non cotées.
 
Dans l’éditorial, Jacky Lintignat, Directeur Général, présente cette étude demandée par le MEDEF dans le but d’identifier et de quantifier les caractéristiques des entreprises familiales : « La réponse est claire : l’entreprise familiale est particulièrement performante et “elle n’est décidément pas comme les autres”. Cette entreprise “au capital patient” comme nous aimons l’appeler a au moins six points majeurs qui la distinguent des autres et que nous présentons en détail dans ce document.
« Cependant, compte tenu de ses spécificités, elle doit faire face à des risques non négligeables qu’il faudra maîtriser à court et moyen termes. »
Quel risques ? Le chapeau du communiqué de presse présentant cette étude est sans appel : « Les entreprises familiales se développent plus que les autres entreprises, mais restent fragiles du fait de leur prudence ».
 
Les entreprises familiales fragiles du fait de leur prudence ? Voici une de ces “foutaises”, comme diraient Pfeffer et Sutton , qu’il nous faut dénoncer.
 
Entrons dans le vif du sujet.
 
Cette étude a été faite sur un échantillon de 240 entreprises familiales représentatives d’un panel de 3600 entreprise avec les caractéristiques suivantes : CA compris entre 7,5 et 100 M€, création antérieure à 1995 et famille fondatrice détenant au moins 33% du capital.
 
Dans son communiqué de presse, KPMG commence par rendre hommage à ces entreprises qui « se développent plus que les autres » : sur la période 2001 / 2005, leur CA s’est accru de près de 20% contre 6% pour les entreprises cotées au SBF 250 et elles ont augmenté leurs effectifs de +6% contre –4% pour le SBF 250… Pas mal, non ?
 
Mais « les entreprises familiales sont prudentes : le capital patient ». Les signes de cette prudence sont ainsi résumées dans le communiqué de presse :
-          Elles privilégient le développement dans la durée :
o        elles recrutent dans leur proche réseau ;
o        elles fidélisent leur personnel : turn-over de moins de 5% pour 80% d’entre elles ;
o        elles travaillent avec des fournisseurs attitrés (77% sont français et sont jugés sur la qualité) et des clients fidèles.
-          Leurs investissements sont réguliers mais prudents :
o        elles investissent en fonction de leurs moyens ;
o        les investissements stratégiques et de risque ne représentent que 14% des investissements ;
o        peu d’opérations de diversification ;
o        réactions aux contraintes de l’environnement sur un horizon inchangé.
-          Leurs capitaux propres sont encore faibles, mais en augmentation :
o        ils ne représentent que 24% du CA contre 52% pour le SBF 250, mais en augmentation de 6% sur 4 ans ;
o        peu de distribution de dividendes et ce n’est pas un objectif pour la plupart des chefs d’entreprise.
-          Leur endettement a baissé et elles empruntent peu :
o        l’endettement ne représente que 32% de leurs fonds propres contre 78% pour les autres entreprises.
-          Le plafond de verre : au-delà d’un CA de 75 M€, les familles majoritaires n’ont généralement pas les moyens de financer leur développement.
 
Après ce constat qui est finalement tout à l’honneur de nos entreprises familiales, l’affirmation est abrupte : « Les entreprises familiales restent fragiles ».
Pourquoi ?
-          Les investissements en recherche et innovation sont insuffisants.
-          L’internationalisation est insuffisante.
-          Il y a un risque de “consanguinité” à cause du fonctionnement en réseau fermé.
 
Et la conclusion du communiqué est sans appel : « La prudence visant à assurer la pérennité et protéger l’indépendance limite l’ambition de développement par crainte de ne pas avoir (seul) les ressources financières nécessaires. […] Pour que ces comportements évoluent il faut une plus grande confiance dans le moyen terme ainsi qu’une plus grande fluidité des modèles de financement tant bancaires que de la part des fonds d’investissement. »
 
Bref, pour que nos entreprises familiales qui se portent plutôt bien, aillent encore mieux, il faut qu’elles s’ouvrent à d’autres cultures, mais surtout, elles doivent se lancer dans l’aventure internationale et pour cela il faut qu’elles se jettent dans les bras des banques et des fonds d’investissement.
Eh bien ! Non ! Rien ne prouve que cette double ouverture soit bénéfique à nos entreprises familiales, au contraire.
 
L’aventure et le développement à tout prix n’a jamais apporté la prospérité ou n’a apporté qu’une prospérité ponctuelle, mais à quel prix ? Et se mettre entre les mains des banques et des fonds d’investissement par définition volatiles, n’a jamais assuré la sécurité sur le long terme.
Il suffit de voir ce qu’est devenu Smoby (j’y reviendrai dans un prochain billet) pour s’en convaincre.
 
Autant cette étude est intéressante pour découvrir ce que sont les entreprises familiales françaises et ce qui fait leur force et leur réussite, autant les conclusions sont en complète contradiction avec ce qui a été exposé. Et ces conclusions ne sont appuyées sur aucune donnée factuelle. La mondialisation, le développement international, le changement culturel, l’ouverture du capital, les emprunts seraient des évidences qu’il n’est pas besoin de prouver ?
 
Avant de reprendre ces conclusions en détail et d’en faire la critique, je ne résiste pas l’envie de vous faire partager les passages les plus intéressants de cette étude et qui sont tout à l’honneur de nos entreprises familiales.
 
« Des capitaux propres faibles qui se renforcent.
« Une entreprise qui a des capitaux propres faibles, qui se renforcent progressivement, au détriment de la distribution de dividendes : on conserve les résultats pour pérenniser le développement de l’entreprise et donc la valorisation du patrimoine familial. » (Page 14).
 
« Politique d’investissement : au rythme du “capital patient”.
« Comme nous l’avons déjà vu, l’entreprise familiale est LE patrimoine de la famille. Il se gère donc en tant que tel, ce qui pousse les dirigeants à le valoriser prudemment mais en permanence (politique de “bon père de famille”).
« La politique d’investissements de l’entreprise familiale correspond aux volontés suivantes :
-          Investissement matériel récurrent sans contrainte de rentabilité immédiate.
-          Doit permettre d’asseoir et de renforcer l’entreprise sur son marché.
-          Peu importe que le taux de rendement baisse un temps.
-          Financement sur fonds propres ou autofinancement (on vit avec ses moyens).
« En terme de performance, cette politique d’investissements permet à l’entreprise familiale de suivre les contraintes imposées par son environnement, investissement récurrent, sans mettre en péril l’équilibre financier de l’entreprise (dettes maîtrisées – en baisse sur les 5 dernières années, charges financières minorées). » (Page 16).
 
« Politique d’investissement : un risque raisonnable.
« C’est sans doute la force majeure de l’entreprise familiale : il y a concordance entre volonté du dirigeant et attentes des actionnaires. Si le dirigeant cherche à atteindre un niveau de rentabilité le plus élevé possible en optimisant son exploitation, la volonté familiale liée au fait qu’il s’agit de son patrimoine impose des choix prudents et ces choix autorisent donc des niveaux de rentabilité plus raisonnables qui se construisent sur le moyen terme. Le dirigeant n’est pas sous pression des actionnaires (dont il fait partie dans près de 90% des cas).
«  Pour grandir, 47% des entreprises familiales ont déjà réalisé une opération de croissance externe. L’objectif poursuivi est d’accroître sa clientèle et de s’affirmer sur son segment (valorisation de son patrimoine).
« Il faut cependant noter que malgré cette volonté de valoriser et sécuriser son patrimoine, 1/3 des opérations de croissance externe ont quand même concerné des acquisitions diversifiantes ! » (Page 18).
A noter que le premier paragraphe est également à la page 38 sous le titre « Stratégie du dirigeant et attente des actionnaires sont en phase. »
 
« Un chiffre d’affaires dynamique qui incite à renforcer les capitaux propres.
« Les entreprises dont le chiffre d’affaires connaît la plus forte croissance renforcent significativement leurs capitaux propres. 1/3 des entreprises ayant connu une croissance de plus de 40% de leur CA ont plus que doublé leurs capitaux propres entre 2001 et 2005. La faible distribution de dividendes explique en grande partie cette évolution, le niveau des capitaux propres étant relativement faible dans les PME françaises (44% d’une année de CA) et encore plus dans les entreprises familiales (24% d’une année de CA). (Page 21).
 
« Une rentabilité qui suit la croissance du CA.
« Si le résultat d’exploitation (REX) ne croît que de 5% sur la période (contre 28% pour l’ensemble des PME), il est important de noter que la rentabilité nette (RNET) croît de 19%, au même rythme que le CA. La baisse des frais financiers (baisse des taux et désendettement ) des entreprises familiales explique cette performance. (Page 22).
 
« Des créations d’emplois directs plus qu’ailleurs…
« Les entreprises familiales créent beaucoup plus d’emplois que l’ensemble des entreprises françaises (baisse des effectifs). Elles contribuent fortement au maintien de l’emploi dans leur région (rôle qu’elles se donnent dans la cité). (Page 23).
 
« … et indirects aussi.
« Les entreprises familiales privilégient les fournisseurs français, cette proximité leur permettant d’entretenir des relations de qualité. De ce fait, leur croissance profite directement aux entreprises françaises. » (Page 24).
 
« Gestion des ressources humaines et relations sociales : on se sent en famille.
« Les relations entre les dirigeants et leurs salariés sont avant tout définies comme “participatives et paternalistes” dans le sens ouverture au dialogue : le dirigeant écoute attentivement ses salariés et leur demande en retour de s’impliquer dans l’entreprise, ce qu’ils font assez naturellement. L’entreprise est incarnée par la famille fondatrice qui la dirige et les salariés se sentent plutôt “en famille”. Le dirigeant est le “phare”.
« La qualité des relations sociales y est considérée comme bonne, voire excellente dans plus de 75% des entreprises.
« En revanche, le mode de relation varie en fonction de l’âge et donc de la maturité du dirigeant : jeune, il considère les relations plutôt sur un plan hiérarchique (57%). (Page 32).
« Gestion des ressources humaines et relations sociales : un turn-over faible.
« En phase avec la vision des dirigeants sur leur relation avec les salariés, le turn-over des entreprises familiales est particulièrement faible : 4,5% en moyenne. On quitte plus difficilement une « famille » qu’une entreprise. Le turn-over le plus fort, supérieur à 6%, se retrouve dans les sociétés de services (en fort développement) et dans les entreprises du BTP (travail pénible).
« Cette stabilité permet à l’entreprise familiale de bénéficier pleinement des formations qu’elle finance ainsi que de l’effet d’expérience ! » (Page 33).
 
« Relations avec les fournisseurs.
« Comme on a pu le voir dans le chapitre relatif à la création d’emplois directs et indirects, les entreprises familiales sont particulièrement fidèles à leurs fournisseurs nationaux, voir européens. Elles choisissent leurs fournisseurs avant tout pour la qualité des produits et services fournis et ce, quel que soit le secteur d’activité, pour le prix mais également pour la qualité de la relation qu’elles ont avec eux. Seulement 20% des dirigeants souhaitent trouver leurs ressources dans des pays low-costs qui ne font pas partie de leur réseau historique. » (Page 36).
« Même en second choix, qualité, prix, relation de confiance et fiabilité sont les critères de sélection des entreprises familiales. La proximité des fournisseurs permet donc de maîtriser ces exigences. De plus, le rôle dans la cité qu’a naturellement l’entreprise familiale la pousse à préférer un fournisseur français. » (Page 37).
 
De nombreux caractères des entreprises familiales sont à rapprocher des raisons du succès de Toyota tels que décrits dans le livre de Jeffrey Liker « Le modèle Toyota » :
-          Premier principe : fondez vos décisions sur une philosophie à long terme, même au détriment des objectifs financiers à court terme.
-          Huitième principe : utilisez uniquement des technologies fiables, longuement éprouvées, qui servent vos collaborateurs et vos processus.
-          Neuvième principe : formez des responsables qui connaissent parfaitement le travail, vivent la philosophie et l’enseignent aux autres.
-          Onzième principe : respectez votre réseau de partenaires et de fournisseurs en les encourageant et en les aidant à progresser.
Ce n’est pas étonnant dans la mesure où Toyota est à la base une entreprise familiale qui a su conserver ses valeurs de base.
 
Mais pourquoi alors affirmer que les entreprises familiales sont fragiles et qu’elles doivent s’ouvrir à de nouvelles cultures, aux banques et à l’international?
 
Nous verrons cela dans un prochain billet.
 

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Vendredi 14 mars 2008 5 14 /03 /Mars /2008 17:42
Dans Excel ou Calc d'OpenOffice, on passe très souvent d'un onglet à un autre et faire cette opération avec la souris en abandonnant le clavier est pénible.
Le raccourcis clavier suivant permet d'aller plus vite... :
Ctrl + Page avant ou Page arrière

Les touches 'Page avant' ou 'Page arrière' sont celles avec une flèche orientée vers le haut ou vers le bas barrée de trois petits traits horizontaux.

Autres raccourcis sur le site Man@g'R.

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Jeudi 13 mars 2008 4 13 /03 /Mars /2008 22:10
Le chapitre 2 du livre de Jeffrey Pfeffer et Robert Sutton "Faits et foutaises dans le management" est consacré à la mise en pratique du management factuel ou management par la preuve.

Nos auteurs commencent par décrire quels sont les obstacles à l'application du management factuel afin de nous faciliter la tâche dans notre parcours vers le management factuel.
Le premier obstacle est que «les données objectives changent la dynamique du pouvoir». Un fait s'impose à tout le monde quelle que soit sa position hiérarchique, alors qu'une opinion sera d'autant plus importante qu'elle viendra de plus haut. Et certains leaders à l'ego développé préfèrent leurs préjugés qu'ils imposent à tous et qui les valorisent (ils ont la "bonne" idée) aux faits que tout le monde peut constater... 
Le deuxième est que «la vérité est souvent difficile à entendre». Les bonnes nouvelles sont les plus faciles à annoncer et à entendre. C'est une tendance naturelle de tout homme. Mais ce sont les mauvaises qui nécessitent les décisions les plus importantes et les plus urgentes.
Le troisième obstacle est que «le marché des idées managériales est confus et inefficace». Et nos auteurs n'y vont pas par quatre chemins : «La triste vérité est que n'importe quel manager, consultant ou réformateur censé qui réussit péniblement à entrer sur le marché du savoir managérial ne tarde pas à être assailli par une surabondance de conseils contradictoires et mensongers».  
Quelle est la cause de ce phénomène? «Les consultants et autres vendeurs d'idées et de méthodes sont toujours récompensés quand ils décrochent un contrat, parfois récompensés s'ils font du bon travail et presque jamais récompensés pour avoir donné des conseils efficaces qui ont contribué à améliorer les performances de l'entreprise». Mais il y a pire : «Le système est souvent plus pervers, car si les problèmes d'une entreprise cliente ne sont résolus qu'en partie, cela fournit du travail supplémentaire à la société de conseil». Ce dernier point est parfaitement avéré et tous les consultants travaillent de la même manière. Un de mes anciens patrons appelait cela le "syndrome pain-sauce" : je reprends du pain pour finir ma sauce et ensuite, comme il me reste du pain, je reprends de la sauce pour finir mon pain, mais comme j'ai terminé mon pain alors qu'il me reste de la sauce, je reprends du pain, etc... Et ça peut durer longtemps. L'objectif d'un consultant, lorsqu'il a terminé une mission dans une entreprise est de décrocher une nouvelle mission dans cette entreprise. Et tous les moyens (ou presque) sont bons.

Puis pour mettre en pratique le management factuel, nos auteurs nous conseillent d'«utiliser une logique et une analyse solide». 
Il faut avant tout s'habituer à être attentif au relations de cause à effet. C'est une pratique courante chez les gourous du management de recueillir des données pour expliquer un effet après que cet effet soit apparu. C'est une justification après coup et non pas une relation solide et avérée de cause à effet. Avec cette technique, on peut démontrer n'importe quoi.
Une autre technique est de n'examiner que les entreprises qui ont réussi, alors qu'avec une même pratique managériale, certaines réussissent et d'autres échouent. C'est en comparant et en examinant les différences que vous trouverez la véritable cause de l'échec et du succès. Mais il est très difficile de trouver des études sur les entreprises qui ont échoué, car personne n'aime exposer ses échecs. Surtout pas les consultants...
Il est également intéressant de mener des petites expériences pour confirmer ou infirmer une idée. C'est ce qu'on appelle un "pilote", mais à condition d'être prêt à modifier ou abandonner l'idée en cas d'échec et non pas de considérer ce pilote comme le "coin" qui permettra de faire passer "votre idée" (les autres y sont arrivés, pourquoi pas vous?). 

Enfin, ils nous donnent «quelques conseils pour évaluer les idées et les connaissances managériales». 
Pour pallier à l'imperfection des critères d'évaluation du savoir managérial, ils proposent «six critères d'élaboration, d'évaluation, de promotion et d'application de ce savoir». Ces critères sont mis sous forme de pratiques dans un tableau que je reproduis.

Pratiques courantes contre management factuel

Pratiques courantes

Management factuel

Faites passer de vielles idées pour des idées neuves. Traitez de vielles idées comme de vieilles idées.
Glorifiez, célébrez et appliquez des idées et des études innovantes. Méfiez-vous des idées et des études innovantes - elles ne sont presque jamais concrétisées.
Célébrez des individus brillants - gourous du management, grands penseurs et stars du management. Célébrez les communautés d'individus intelligents et l'intelligence collective et non les génies ou les gourous solitaires 
Ne vantez que les mérites des méthodes de recherche et des pratiques managériales que vous utilisez. Ne mentionnez pas leurs inconvénients ou vos doutes. Soulignez les avantages ET les inconvénients de vos méthodes de recherche et de vos pratiques (et vos doutes).
Utilisez les réussites et les échecs d'entreprises, d'équipes et d'individus pour identifier les meilleures pratiques et les pires Utilisez les réussites et les échecs pour illustrer des pratiques fondées et pas nécessairement comme une méthode de recherche à part entière.
Utilisez les idéologies et les théories populaires pour générer et justifier des pratiques managériales. Ignorez ou rejetez tous les faits qui viennent les contrarier (aussi forte que soit l'évidence des faits). Adoptez une approche neutre à l'égard des idéologies et des théories. Fondez vos pratiques managériales sur les observations les plus certaines et non sur les idées ou pratiques en vogue.

Bonne réflexion.
(A suivre)

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Mercredi 12 mars 2008 3 12 /03 /Mars /2008 23:08
Lorsque vous surfez sur le web, il est souvent intéressant d’ouvrir une nouvelle fenêtre d’Internet Explorer lorsque vous cliquez sur un lien. Vous pouvez ainsi revenir facilement et rapidement sur le site origine sans être obligé de cliquer plusieurs fois sur la flèche « Retour ».
L’opération, peu connue, est pourtant très simple : il suffit d’appuyer sur la touche “Schift” ou "Majuscule" (celle avec une flèche tournée vers le haut) en même temps que vous cliquez sur le lien.
Faites un essai sur ce lien Man@g’R et vous ouvrirez une nouvelle fenêtre sur mon site. Vous pourrez revenir facilement ensuite sur mon blog.
Avec Firefox, vous pouvez utiliser la même astuce pour ouvrir un nouvel onglet.
Avec Internet Explorer 7, vous pouvez aussi ouvrir un nouvel onglet en maintenant la touche "Contrôle" (Ctrl) appuyée et en cliquant sur le lien.

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Mardi 11 mars 2008 2 11 /03 /Mars /2008 22:47
 
Après avoir lu, apprécié et commenté sur mon site le livre de Robert Sutton « Objectif Zéro-Sale-con », j'ai été plus que comblé par celui que ce même Sutton a écrit en collaboration avec Jeffrey Pfeffer « Faits et foutaises dans le management » qui vient d'être traduit en français aux éditions Vuibert. Il n'a fait que confirmer ma volonté de militer pour un management plus humain. Et comme je trépigne depuis de nombreuses années devant ces nouvelles modes de management qui se créent et se vendent comme des lessives à des managers de plus en plus gogos, j’ai complètement adhéré à l’argumentation de l'ouvrage. 

Il est vrai qu'on assiste depuis quelques années à un raz-de-marée d'ouvrages traitant du management dont la qualité est plus que douteuse. Heureusement, il s'en trouve de très bons que je me ferai un plaisir de vous présenter.
Le dernier "douteux" en date que je viens de découvrir cet après-midi "Un peu de désordre = beaucoup de profits" est écrit par Eric Abrahamson, professeur de la "prestigieuse université de Columbia" et David H. Freedman, journaliste. Les quelques extraits donnés par le Journal du Net laissent à penser que c'est soit un canular, soit du foutage de g... Je pencherais plutôt pour la seconde hypothèse... J'y reviendrai pour lui faire un sort dans un prochain billet.

En 2004, le livre de Yan de Kerorguen et Anis Bouyad « La face cachée du management » chez Dunod, dénonçait déjà les « modes et modèles qui sont régulièrement jetés en pâture aux entreprises suivant une logique de consommation qui souffre peu la discussion ».
 
L’intérêt du livre de Pfeffer et Sutton est d’apporter des solutions après avoir fait une critique au vitriol.

J’ai donc décidé de suivre Pfeffer et Sutton dans leur entreprise de démolition des « demi-vérités pernicieuses et des croyances idiotes qui empoisonnent trop souvent la vie des entreprises ». 
C’est pour cela que j’ai pris comme slogan (ou “accroche” dans le jargon internet) de mon blog : « Pour un management factuel et humain ». 
 
Hervé Laroche explique dans l’introduction de “Faits et foutaises dans le management” que dans ce livre, il y en a en fait, trois : la présentation et définition de ce qu'est le management factuel ou management par la preuve, un florilège de 6 demi-vérités pernicieuses (ça décape...), enfin des recommandations pour mieux gérer nos entreprises, grâce surtout à l'« attitude de sagesse ».
 
Ce billet sera consacré à la définition et la présentation de ce qu’est le management factuel. 

A la page 17, nos auteurs écrivent : « Le management factuel constitue essentiellement une manière de voir le monde et de penser le métier de manager. Il part du principe que l'utilisation d'une logique plus solide et l'exploitation de faits avérés permettent aux managers de mieux faire leur travail. Le management par la preuve repose sur une conviction : regarder en face les faits avérés quant à ce qui réussit et ce qui échoue, déceler les demi-vérités pernicieuses qui forment une grande partie des idées reçues sur le management et rejeter les foutaises totales trop souvent prises pour de bons conseils contribuera à améliorer les performances des organisations. »
 
Plutôt que de se fier à son intuition ou au dernier gourou ou consultant en management, il faut absolument s’en remettre aux faits.
Les faits ! Les faits ! Les faits ! Il n’y a que cela de vrai.
Vous ne devez prendre des décisions que sur des faits avérés.
 
Le management factuel s’inspire essentiellement de la médecine factuelle qui existe depuis plus de deux siècles et qui a comme idée fondamentale que les pratiques médicales doivent être fondées sur des recherches solides. Un des premiers résultats de cette médecine factuelle a été l’abandon des saignées systématiques en 1836...
 
Citons à nouveau nos auteurs à la page 18 : « La médecine factuelle et le management factuel exigent un double état d’esprit : d’abord, accepter d’abandonner les demi-vérités dangereuses si répandues pour prendre connaissance des faits avérés et agir en conséquence ; ensuite, s’engager à rassembler les faits et les données nécessaires pour prendre des décisions plus avisées et plus intelligentes, ainsi qu’à se tenir au courant des nouveaux faits et à les exploiter pour mettre à jour ses pratiques. »
 
Mais parfois (souvent…), il n’y a pas de données solides disponibles. Dans ce cas, nos auteurs conseillent d’abord d’évaluer les idées proposées et ensuite d’expérimenter celle (ou celles) qui semble la plus sensée. Et selon les résultats avérés (factuels), vous déciderez de poursuivre ou d’arrêter.
 
(A suivre)

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