Le bon et le mauvais stress...

Publié le par Bernard Sady

Je vous ai déjà signalé le site "Apprendre à apprendre" qui donne de très nombreux conseils et fait des études intéressantes sur les modes d'apprentissage. C'est bien sûr plutôt orienté vers l'apprentissage scolaire, mais l'application en entreprise n'est pas loin.

Voici donc un article intéressant de Jean-François Michel intitulé « Faut-il du stress pour apprendre ? ».


Après avoir fait le lien entre le stress et l'échec scolaire, il présente l'origine du stress : « Le stress est une réaction de défense de l'organisme pour faire face aux circonstances exceptionnelles, et se surpasser. C'est par exemple le cas classique que vivent les étudiants lorsqu'il s'agit d'écrire un mémoire : c'est au moment où le délai pour rendre le travail s'approche, où le temps disponible se fait plus rare que le stress pousse à trouver l'inspiration et l'énergie nécessaires pour terminer le travail. Ce stress sera d'autant plus fort que l'enjeu est important. Le mécanisme est tout simplement biologique. »


Puis il définit ce qu'est le bon et le mauvais stress : « Il y a ce que l'on appelle le bon stress qui provient de nous même (comme par exemple vouloir réussir des examens, c'est nous même qui nous imposons cette volonté) et qui est de courte durée. Ensuite il y a le mauvais stress issu des pressions extérieures (comme les exigences d'un chef, d'un professeur qui semblent irréalistes) qui se manifeste sur une durée bien plus longue. Tout est aussi question de bon dosage : un peu de stress de temps en temps est naturel. Mais se soumettre à un stress prolongé est mauvais, voire dangereux. »


Enfin, il donne des conseils basiques pour mieux travailler et donc éviter ou limiter le stress :

« Interrogez vous sur l'origine de votre stress. Est-ce que devant une difficulté vous avez tendance à paniquer ? Subissez vous un stress prolongé ?» Les réponses sont peut être simples, mais les solutions moins évidentes...

« On est rarement au mieux de sa forme durant l'ensemble de la journée. Vers 11 heures et après le repas (de 13 heures jusqu'à 15 heures environ) l'organisme fonctionne au ralenti. Et c'est normal ! Il est bon de faire une petite sieste après le repas de midi. Des études américaines démontrent qu'un quart d'heure de sieste, (en état de somnolence) permet d'être plus efficace et de gagner 2 heures de travail dans la journée. » Ces rythmes biologiques sont applicables dans le cadre professionnel. Et la sieste d'un quart d'heure est effectivement très efficace. Je la pratique depuis quelques mois avec un grand bienfait.

« La concentration n'est pas constante. Celle-ci peut baisser de 50% voire plus au bout d'une heure et demi de travail. Il convient de s'accorder de petites pauses de quelques minutes, dans l'effort intellectuel. » Rien de tel que de se dégourdir les jambes auprès de la machine à café...

« Découvrez comment vous apprenez, décortiquez votre stratégie d'apprentissage afin d'apprendre la manière la plus efficace qui soit pour vous. Sachez, que chacun a sa propre façon d'apprendre. » Il y a un test très pertinent sur le site qui permet de déterminer votre profil d'apprentissage. Je l'ai fait et cela m'a permis de mieux me connaître et de mieux comprendre comment j'assimilais. Je vous le conseille fortement.

Publié dans Stress au travail

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