Halloween : l'échec patent...

Publié le par Bernard Sady

Une tribune en partie très intéressante d'Olivier Dardelin dans le Journal du Net donne des explications sur les raisons de « l'échec commercial » d'Halloween.

J'avoue ne jamais avoir apprécié cette fête importée des USA pour des raisons strictement commerciales (« Halloween devait donner un avant goût des fêtes aux commerçants » comme le précise le "chapeau" de l'article...). Pour moi, c'est donc une très bonne chose que ce soit terminé !


Le constat d'Olivier Dardelin est sans appel : « Alors qu'en 1999/2000, le chiffre d'affaires généré par la fête d'Halloween dépassait pour la première fois, en France, celui des fêtes de Noël, aujourd'hui il n'en est plus rien ! À son apogée, il y a encore huit ans, le phénomène Halloween semble désormais voué à disparaître... » « Il faut bien l'avouer : commercialement, Halloween est un échec complet ! Les recettes générées par les ventes "Halloween" sont en chute libre et étaient l'année dernière 20 fois inférieures à celles des fleuristes le jour de la Toussaint. »

 Selon notre auteur les raisons de cet échec sont les suivantes : « La clé du succès d'une opération marketing, tel qu'a été le lancement du beaujolais, reste l'imaginaire collectif. Halloween ne correspond en rien à la culture française, n'évoque rien dans nos souvenirs d'enfants et ne fait pas partie de notre imaginaire. Halloween aurait d'ailleurs une mauvaise influence sur les enfants : loin des valeurs traditionnelles, elle traite de la mort, de la peur. »

Il continue : « Au delà des considérations religieuses, le rite du  "racket de bonbons" ou "tricks or treats" représente encore un frein à l'adoption : le rapport à l'espace privé est très différent en France, où les jardins sont clôturés, et aux Etats-Unis. Halloween est perçue comme une fête intrusive chez nous. »

Et pour résumer : « Plus clairement, l'échec vient probablement du fait que l'on n'importe pas une fête comme un sandwich ou un nouveau jean : une bonne opération marketing peut inciter à manger les premiers ou à porter les seconds. Influencer la manière dont nous célébrons des fêtes déjà ancrées dans notre culture est faisable : l'adoption du père Noël rouge d'une célèbre marque de boisson gazeuse le prouve. Mais importer purement et simplement une célébration qui n'est pas dans nos moeurs s'avère bien plus difficile ! »

Tout à fait d'accord !

 

Il est dommage que la suite de cette tribune soit de nettement moins bonne qualité : notre auteur essaie d'expliquer ce qui pourrait être fait pour réhabiliter Halloween et transformer cette fête en fête « véritablement institutionnelle pour les enfants et adolescents »... Je n'insiste pas.

Et en bon spécialiste du marketing, il propose d'améliorer l'impact commercial d'autres fêtes françaises  comme le 14 juillet... Il suffirait de suivre l'exemple de la Saint Valentin qui est un modèle du genre "to make money"...

 

Publié dans Economie

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François B 31/10/2008 13:39

et dire qu'ici,au Canada, ils sont à fond dedans!!
je déteste Aloïne!!
et je suis tout a fait d'accord pour dire que ça ne fait pas du tout parti de notre bonne culture française et de nos souvenir d'enfance!!
hihi

Bernard Sady 05/11/2008 00:31



Il est certain qu'Aloïne est un échec commercial, par contre on voit encore dans nos villages français et dans certaines de nos villes des petits groupes d'enfants dans les rues à la tombée de la
nuit aller déranger les habitants pour réclamer des bonbons... Mais ça tend quand même à disparaître.