L'actualité de la crise

Publié le par Bernard Sady

Je vous avais signalé il y a quelques temps le blog de Loïc Abadie "Tropical Bear", qui fait une analyse très pertinente de la situation économique. Un seul regret, c'est qu'il ne publie que deux ou trois articles par mois...



Un autre blog, beaucoup plus fourni, qui me paraît tout aussi intéressant est celui de Paul Jorion. En particulier, les articles de François Leclerc (deux ou trois fois par semaine) préintitulés "L'actualité de la crise" donnent une vue très intéressante du développement de la crise.


Vous lirez avec intérêt ses derniers billets :



"L'impasse de l'hypothétique relance" du 24 mai dernier, dans lequel François Leclerc se pose la question au sujet de la reprise : « qu'est-ce qui va pouvoir la déclencher ? »


Après avoir cité Jean-Claude Trichet, Donald Kohn (vice-président de la FED), Alan Greenspan (ancien président de la FED) et Robert Zoellick (président de la Banque Mondiale), il montre que la reprise ne viendra pas des banques centrales et de leurs immenses déficits.

Ensuite, il évoque la Chine pour aussitôt montrer qu'il ne faudra rien attendre de ce côté-là non plus.


Sa conclusion : « Mais, avec tout cela, nous n'avons toujours pas trouvé d'où proviendra la relance, quand elle interviendra. »



"Le pire est-il encore évitable ?" du 25 mai. Dans ce billet, François Leclerc fait un tour de l'ensemble de la crise.


Entre la dette croissante des états qui va provoquer une forte pression fiscale, le chômage qui explose, une croissance éventuelle qui sera de toutes manières molle, et un basculement de l'axe mondial, il prévoit que « c'est au plan social que la situation sera la plus lourde. »


Il précise : « Dans les pays "développés", les couches moyennes de la société payeront un important tribut à la récession économique prolongée. Les pauvres resteront pauvres - ils savent y faire. Les inégalités sociales s'accentueront encore, suivant des modalités qui rappelleront dans les pays "développés" celles que connaissent les pays qui ne le sont pas. Le monde s'homogénéisera, mais par le bas, pas par le haut. La précarité s'accroîtra en Occident, tandis que la pauvreté s'y installera et se cristallisera dans des zones entières, induisant une urbanisation jusque-là réservée au Tiers-monde. »


Sans oublier les inévitables catastrophes écologiques : « Et quid du chapitre des ressources mondiales et des dérèglements de toutes natures, négligé dans ces ténèbres ? »



"Il n'y a pas de sauveur suprême" du 02 juin. Dans ce billet, François Leclerc explique que les banques centrales qui devraient être les sauveurs en dernier recours ne savent plus où elles en sont...



Je continuerai à vous signaler ses articles.

Publié dans Economie

Commenter cet article