La posture, point important lors des entretiens d'embauche

Publié le par Bernard Sady

Le langage corporel est beaucoup plus important que le langage parlé. Il "signifie" beaucoup plus... Les recruteurs le savent très bien et savent décoder ce "langage".

Hafida Aboulouard vient de publier un dossier intéressant dans le Journal du Net pour aider les candidats à adopter la bonne attitude.

 

Hafida explique : « Quelles sont les postures les plus fréquemment observées lors d'un entretien ? Et quelle est leur signification ?

« Certaines positions peuvent envoyer des signaux négatifs à votre interlocuteur. Ainsi, votre nervosité peut se ressentir dans une attitude corporelle. "Nous constatons à de trop nombreuses reprises les balancements incessants d'un candidat sur sa chaise, un stylo utilisé comme un bâton de majorette et tout un ensemble de gestes parasites au cours de l'entretien. Toutes ces gesticulations sont très mauvaises car elles perturbent le message que l'on essaie de faire passer", souligne Lionel Kalifa, directeur général de B2EN, qui accompagne les ingénieurs dans leur carrière. »


Il ne s'agit pas d'adopter une posture artificielle pour "tromper" le recruteur (il se rendra parfaitement compte d'une attitude forcée), mais de connaître les principales attitudes possibles et celles qu'il vaut mieux éviter.


Le plus difficile sera de s'observer lors de l'entretien pour corriger une attitude qui serait trop négative.



Voici une description sommaire de ces attitudes, mais si vous voulez vraiment profiter pleinement de ce dossier, je vous conseille d'aller voir dans le dossier les photos qui illustrent chaque attitude.


La posture du désinvolte

« Penché en arrière, le coude posé sur le dessus du siège. »

« Quelqu'un assis de cette manière cherche à éviter la confrontation. De même, si vous êtes appuyé sur votre dossier, vous faites montre de négligence ou d'un manque d'implication dans la conversation. Complètement affalé, vous semblez peu enchanté à l'idée de passer cet entretien. »


La décontraction c'est bien, mais il ne faut pas aller trop loin...


La posture du mal à l'aise

« Assis sur le bout de la chaise, la tête baissée vers la table.

« Cette posture est celle d'une personne timide, démotivée ou récalcitrante. »  


C'est l'attitude qu'on risque d'avoir naturellement lors des premiers entretiens... Il est important, malgré le stress, de détecter cette attitude pour la corriger.



La posture du spectateur

« Accoudée sur la table, la tête reposant sur la main gauche, le bras droit posé sur la table et les jambes croisées.

« Cette posture reflète l'image d'une candidate qui ne sait pas trop pour quelle raison elle est là. »


C'est une attitude plutôt rare. Si vous n'êtes pas intéressé par le poste, il vaut mieux ne pas venir : vous ferez gagner du temps à tout le monde. Un entretien n'est pas un spectacle...


La posture du nerveux

« Assis, bras croisés, en remuant les pieds : vous êtes sur la défensive.

« La nervosité finit souvent par se déceler au niveau des pieds. Sachez que les mouvements de jambes, même sous la table, sont perceptibles.

« Ce signe envoyé au recruteur a souvent une seule et même source : le stress. » 


Comme pour la posture du "mal à l'aise", il faut la détecter lors de l'entretien pour essayer de la corriger, surtout si vous savez que vous avez une tendance au stress.


La posture du renfermé

« Assis sur le bout de la chaise, tête baissée, bras croisés, jambes croisées : vous n'êtes pas réceptif.

« Cette posture est distinctive des personnes très fermées. En effet, garder les bras croisés tout au long de l'entretien marque un manque d'ouverture. » 


Il est nécessaire également de se rendre compte de cette attitude. Il faut alors décroiser les jambes et les bras.


La posture idéale

« Dos presque vertical, tête redressée, regard droit, mains posées sur la table sans être statiques.


Voici la bonne solution : « Tenez-vous droit, bien installé au fond de votre siège sans vous appuyer sur votre dossier. Vous devez conserver une posture ouverte avec les pieds bien ancrés au sol. Vous pouvez bien sûr changer de position au cours de l'entretien, mais en évitant de gesticuler. »



Dernier conseil concernant le regard : « Enfin, regardez le recruteur lorsqu'il vous parle pour montrer votre intérêt et détournez le regard de temps en temps, par exemple lorsque vous réfléchissez. »



Vous n'arriverez certainement pas à corriger ou retoucher vos attitudes lors du premier entretien, mais juste après cet entretien, faites un débriefing avec vous-même pour vous rendre compte de vos postures aux différents moments de l'entretien. C'est en faisant des débriefings réguliers qu'on progresse, car c'est à ces moments qu'on se rend compte de ses postures et attitudes.

Publié dans Nouveau job

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