Situation de l’emploi et de la recherche d’emploi en ce début septembre.

Publié le par Bernard Sady

La situation de l’emploi en France (et partout dans le monde d’ailleurs), n’est pas brillante.

Fin juillet, après un répit en juin, l’emploi s’est de nouveau dégradé et selon toutes les prévisions, cela ne devrait pas s’améliorer avant plusieurs mois.


Pour les cadres et les jeunes qui sortent d’école ou de fac, la situation est sombre : « Alors que près de 600.000 jeunes Français s'apprêtent à entrer sur le marché du travail, l'Association pour l'emploi des cadres estime que seule une entreprise qui recrute sur trois (34 %) offrira des postes aux jeunes diplômés ce trimestre. Contre 43 % fin 2008. Moins de 25.000 emplois viseront ce public… contre 45.000 l'an passé. “Les jeunes diplômés font les frais de la baisse globale des recrutements, analyse Pierre Lamblin, directeur des études de l'Apec. Les entreprises se tournent davantage vers les cadres confirmés.” Un moyen pour elles de “limiter la prise de risques” et de donner une “rentabilité plus immédiate” à leurs embauches, observe Christian Darantière, directeur délégué de l'Afij (Association pour faciliter l'insertion professionnelle des jeunes diplômés). De quoi inquiéter, à l'heure où le nombre de cadres demandeurs d'emploi a bondi de 24 % en un an. » (Les Echos du 8 septembre)

 

 

Cependant, tout n’est pas perdu, il existe des postes à pourvoir même pour les jeunes sortis d’école récemment.

Mais pour trouver ce sésame, il est nécessaire de prendre quelques dispositions et de mettre toutes les chances de son côté.

C’est ce qu’explique Valérie Noël dans les Echos du 8 septembre (« Ces jeunes diplômés qui défient la crise »)

 

 

Cela va être difficile de décrocher un poste cette année. Il n’y en aura pas pour tout le monde, hélas. Seuls ceux qui auront mis toutes les chances de leur côté pourront arriver à leurs fins.

 


J’ai déjà donné de nombreux conseils sur ce blog sur ce qu’il fallait faire ou ne pas faire pour trouver son premier emploi. Je continuerai à le faire pour que mes jeunes lecteurs aient toutes leurs chances.

 


Aujourd’hui, je vais donc commenter l’article de Valérie Noël qui apporte quelques éléments intéressants.

 

Après avoir décrit la situation actuelle (cf. ci-dessus), notre auteur constate que « pourtant, certains étudiants parviennent à leurs fins sans encombre. »

 

D’abord grâce à leur stage de fin d’étude. Pour quelques-uns, même si ce n’est pas un CDI, c’est un premier pied dans le monde du travail. Par contre, il faut savoir accepter un salaire un peu plus bas que ce qui était espéré. Et pour décrocher ce poste à la fin de leur stage, il leur aura fallu prendre ce stage au sérieux et avoir eu la chance de faire sons stage dans une entreprise qui ne bloque pas ferment toutes les embauches…

Je le répète donc une fois de plus, la sélection du stage de fin d’étude, tant par le sujet que l’entreprise, est primordiale.

 

Mais pour ceux qui n’ont pas eu la chance d’avoir une proposition d’embauche à l’issue de leur stage, la situation n’est pourtant pas désespérée.

 

Point important sur lequel insiste Valérie Noël, c’est la cohérence : « Ces étudiants affichent tous beaucoup de cohérence entre leur formation, leurs stages et leur projet professionnel. Un point essentiel, selon Jean-Paul Brette, directeur général adjoint du cabinet de recrutement Hudson : “Face à une entreprise plus sélective, car elle a davantage de candidatures pour chaque poste, il faut que le jeune étudiant construise son parcours pour avoir un CV vendeur.” »

 

Autre point, la motivation : « Grande école ou pas, la motivation et la capacité de rebond font encore et toujours la différence. « Les entreprises vont plutôt faire attention à la personne qu'au CV, estime Pierre Le Gunehec. Il faut donc être crédible pendant l'entretien d'embauche. »

Et pour faire passer cett motivation à un recruteur, il n’y a pas mille solutions : « Pour Carole Leroy, adjointe au responsable recrutement chez BNP Paribas, « le candidat devra expliquer concrètement ce qu'il a fait, montrer qu'il connaît l'entreprise ». Et faire preuve de « bon sens et de curiosité au moment de la recherche », ajoute Pierre Lamblin. »

 

Et il faut savoir se différencier et se remettre en cause. Pour bien faire comprendre, Valérie Noël donne un exemple concret : « A vingt-quatre ans, Ludovic de Valon l'a compris. Cet étudiant de la Ceram Business School tenait à intégrer le service marketing d'un grand groupe. A l'occasion du débriefing d'un entretien raté, il a réalisé qu'il devait se différencier davantage : ses stages de longue durée à l'étranger dans de grandes entreprises ne constituaient rien de plus qu'un préalable indispensable à l'examen de son dossier. « J'ai donc mis en avant mon rôle de président de la Junior-Entreprise de l'école, ma pratique du rugby et mes visites dans une vingtaine de pays », précise-t-il. Du coup, il a obtenu un poste d'assistant stratégie média au service marketing de Procter & Gamble, la société dont il rêvait, alors qu'elle ne recrutait pas officiellement et qu'elle privilégie les grandes écoles de commerce. »

 

La conclusion de notre auteur est toute naturelle : « Rien n'est impossible, donc… »

Oui, rien n’est impossible, mais il faut vraiment mettre toutes les chances de son côté.



Pour rappel et "rabachage", voici quelques autres règles essentielles :


La recherche d’emploi est un travail à temps complet.


Il faut faire preuve d’imagination, et activer tout son réseau. Chacun a le sien : à vous de bien l’identifier. Un exemple vécu récemment : un ami travaillant dans une grande entreprise est allé voir un médecin spécialiste. Au cours de la conversation, ce dernier lui a parlé de son fils qui recherchait un emploi dans un domaine bien particulier en demandant s’il était possible que mon ami présente sa candidature dans son entreprise. Mon ami s’est contenté de faire suivre au DRH du groupe le CV et la lettre de motivation du jeune homme. Et le jeune fils du médecin a décroché son premier CDD… Cela ne marche pas à tous les coups, mais celui qui ne tente pas ne risque pas de gagner… comme pour le loto…


Il est nécessaire de fignoler tous les détails de son CV et de sa lettre de motivation. Pour retenir l’attention d’un futur recruteur.


Ensuite, il est très important de bien préparer son entretien.


Pour approfondir ces conseils et en trouver de nombreux autres, n’hésitez pas à consulter la catégorie « Nouveau Job » de ce blog. Vous pouvez également vous inscrire à la newsletter du blog, et à défaut de newsletter, vous serez informé des nouveaux billets publiés.


Bonne chance à tous les nouveaux diplômés, fidèles lecteurs de ce blog !

Publié dans Nouveau job

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