Vendredi 6 novembre 2009
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Mon dernier billet sur le changement avait pour but
d’expliquer, à la suite de Pfeffer et Sutton, qu’il fallait se poser un certain nombre de questions avant d’engager un changement afin de « prendre de meilleures décisions quant aux
changements à opérer, à différer ou à éviter carrément. »
Une fois que vous êtes convaincu de la nécessité absolue de réaliser un changement, il faut y aller.
Vérifiez seulement auparavant que les quatre conditions de succès suivantes sont bien respectées.
« Le changement se produit si :
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1. « Les individus sont insatisfaits de la situation actuelle. » Nos auteurs ajoutent : « Si cette
condition n’existe pas, créez-là. » Ce premier point est en effet crucial. Pourquoi changer si on est satisfait de la situation actuelle ? Mais attention à ne pas “manipuler” vos
salariés… Cela se retournera un jour ou l’autre contre vous…
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2. « La direction dans laquelle ils doivent agir est claire (du moins le plus souvent) et s’ils restent concentrés
sur cette direction. ». Pfeffer et Sutton précisent : « N’hésitez pas à communiquer au maximum autour de ce changement, à expliquer le plus clairement possible en quoi il
consiste, pourquoi il est nécessaire et ce que vous attendez dès à présent de vos collaborateurs. Si vous ne rabâchez pas le même message, verbalement ou par écrit, il ne restera pas gravé dans
leur esprit. » Ce sera d’autant plus aisé que vous aurez bien pris le temps de réfléchir à la nécessité de ce changement à partir des huit questions vues dans le billet
précédent…
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3. « L’on montre que l’on
a confiance dans ses chances de réussite, même si l’on affiche une confiance excessive (à condition de se remettre régulièrement en cause et d’actualiser son savoir). » Explications
complémentaires : « Affichez une confiance insolente sur les chances de réussite de ce changement pour montrer qu’il mérite les efforts, le temps et l’argent que vous et vos
collaborateurs allez lui consacrer. Créer une prédiction autoréalisatrice est un puissant moyen d’augmenter vos chances de succès, indépendamment du taux de réussite des autres entreprises.
Toutefois, pour éviter les risques d’une confiance aveugle, réunissez régulièrement vos collaborateurs afin qu’ils expriment leurs doutes et leurs incertitudes et intègrent les nouvelles
données disponibles à leurs connaissances et leurs pratiques existantes. »
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4. « L’on accepte que le changement soit un processus difficile marqué par des moments de confusion et
d’inquiétude qu’il faut supporter. » Précisions : « Acceptez le fait qu’un changement s’accompagne inévitablement d’erreurs, de contretemps, de malentendus, d’énervements et de
rumeurs effrayantes, aussi parfaitement planifié et exécuté soit-il. Considérez les pépins comme inévitables, tirez-en des enseignements, partez du principe que tout le monde a les meilleures
intentions et attachez-vous à essayer de résoudre les problèmes au lieu de trouver des boucs émissaires. Préférez la recherche de solutions au jeu de massacre. »
Si vous voulez en savoir plus vous consulterez les pages 176 à 183 de « Faits et foutaises dans le
management ».
J’en ai fini avec Pfeffer et Sutton.
Mais il y a d’autres aspects du changement que j’aborderai dans de prochains billets.
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Publié dans : Changement
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