Le jeu de la mort et le management

Publié le par Bernard Sady

Mercredi dernier 17 mars, France 2 présentait, lors de l’émission « Le jeu de la mort », une reproduction de l’expérience de soumission de Milgram.

 

Je n’ai pas regardé cette émission, mais après en avoir entendu et lu quelques comptes-rendus, j’ai trouvé la question intéressante et “questionnante” pour nous managers.

 


Philippe Delacote dans lemonde.fr du 20 mars dernier en a fait un bon résumé.


D’abord, il en présente l’objectif :


« L'émission "Le jeu de la mort" (reportage diffusé sur France 2 le 17 mars) entend reproduire l'expérience de Milgram afin de prouver l'autorité qu'a aujourd'hui la télévision sur la population, et donc la soumission potentielle des individus à la télévision. »


Et voici comment s’est déroulée cette “expérience” :


« Le principe est simple : des participants à un jeu télévisé doivent infliger des décharges électriques de plus en plus fortes à un candidat lorsque celui-ci répond mal aux questions posées. A l'insu des participants, les décharges sont fausses et le candidat est un acteur. Il apparaît alors que 81 % des participants à ce jeu vont jusqu'à infliger la décharge électrique maximale (contre 62 % chez Milgram), malgré les cris et les demandes répétées du faux candidat de cesser le jeu. »


Mais, comme pour les expériences faites par Milgram, on s’empresse de chercher des biais pour atténuer ce qu’il y a de « terrifiant » (selon le mot de Libé) :


« La thèse de l'émission et de l'étude adjacente est de montrer que la télévision a acquis un degré d'autorité pernicieux, capable de pousser presque n'importe qui à faire presque n'importe quoi. Outre un certain nombre de faiblesses de l'expérience et du montage télévisuel (voir Libération du 17 mars), un élément important cher aux sciences humaines semble avoir été omis : le biais de sélection. Un biais de sélection provient du fait que les individus observés au cours d'une expérience présentent un certain nombre de caractéristiques corrélées à l'objet de l'expérience, et qui ne représentent pas l'ensemble de la population.


« Ainsi, l'échantillon observé n'est pas représentatif, et les résultats de l'étude sont donc biaisés. Ainsi, dans le cas du "Jeu de la mort", il est fort probable que les personnes candidates à la participation d'un jeu télévisé sont précisément celles dont la télévision représente un élément important de leur vie : pour accepter de paraître dans un pilote (une émission test, sans gain ni diffusion véritable), faire l'effort et prendre le temps d'être candidat, un fort degré d'attachement, voire de fascination pour la télévision semble nécessaire. Il apparaît donc logique que ces personnes soient plus perméables à l'autorité de l'animateur et du public. Un des participants l'a d'ailleurs formulé, en précisant qu'il avait fait ce qu'il a l'habitude de voir tous les jours depuis son canapé. »


C’est certainement très vrai et cela a du jouer sur le pourcentage de personnes étant allées jusqu’au bout. Il n’empêche que l’expérience de Milgram, de nombreuses fois répétées dans de nombreux pays, a donné partout des résultats sensiblement identiques.


Je passe sur France 2 et l’autorité pernicieuse qu’aurait, ou n’aurait pas, la télévision… Il y aurait beaucoup à dire sur ce sujet, mais ce n’est pas l’objet de mon blog et je ne veux pas (trop) me disperser.



Par contre, ce qu’on peut tirer de l’expérience de Milgram est beaucoup plus important pour nous, managers.


L’expérience de Milgram


Voici l’origine de cette expérience :


« “Je ne suis pas un monstre, je n’ai fait qu’obéir aux ordres.” Ce leitmotiv constitue la défense d’Adolf Eichmann, haut fonctionnaire nazi ayant organisé la déportation des Juifs, arrêté et jugé au début des années 1960. Un humain ordinaire peut-il se transformer en bourreau non pas en devenant fou furieux, ni fou tout court, mais pour obéir avec application à une autorité légitime ? A l’époque, la question est sur toutes les lèvres. La philosophe Hannah Arendt, qui couvre le procès Eichmann pour le New York Times, estime que chacun peut devenir un monstre pourvu qu’il se montre soumis à une hiérarchie responsable, en toute bonne conscience, au sein d’un appareil d’Etat totalitaire asséchant et radicalisant toute pensée. » (Stanley Milgram. Les bourreaux ordinaires – Jean-François Marmion)

 

C’est ainsi que « au début des années 1960, Stanley Milgram élabore une expérience qui fera date dans l’histoire de la psychologie, et dont les enjeux théoriques et sociétaux n’ont rien perdu de leur valeur aujourd’hui encore. Des individus ordinaires sont recrutés par voie de presse pour participer à ce qu’ils croient être une simple recherche sur la mémoire. En réalité, ils se retrouvent en situation de faire apprendre une liste de mots à une autre personne, d’apparence ordinaire également, et qu’ils ne connaissent pas. Cette personne, qui est en fait un complice de S. Milgram, se tient dans une autre pièce, sanglée sur une chaise et bardée d’électrodes, et commet des erreurs volontaires lors de l’apprentissage de mots. Pour chaque erreur commise, celui qui tient le rôle du professeur doit expédier un choc électrique à son élève. La décharge augmente au fil des erreurs pour atteindre 450 volts au final. Tout est fait pour susciter une angoisse terrifiante, palpable dans les enregistrements de cette époque : la victime pousse des cris de douleur, et l’expérimentateur reste derrière le professeur, figure d’autorité, en l’exhortant invariablement à continuer jusqu’à ce que l’élève sache parfaitement la liste. Bien entendu, tout cela est factice puisqu’aucun choc n’est reçu par l’élève, et que ses protestations et cris de douleur proviennent d’une bande-son. Alors que S. Milgram s’attendait à obtenir de la désobéissance, les résultats sont totalement contre-intuitifs : 65 % des sujets de l’expérience vont jusqu’au bout, en administrant un choc de 450 volts à l’élève. C’est là l’autre raison de la célébrité et de la portée de cette expérience : deux personnes sur trois ont été capables de produire un comportement aussi grave, pour une justification aussi futile. Des sujets ordinaires peuvent donc se comporter en bourreau, dès lors qu’ils sont soumis à une autorité. » (Stanley Milgram (1933-1984). La soumission à l’autorité – Nicolas Guéguen)


Que peut-on conclure de cette expérience ?


Comme le dit Fabrice Rousselot dans libération.fr du 17 mars en conclusion de son article « Terrifiant » : « il faut prendre garde aux réponses trop simplistes. Milgram l’a dit lui-même : dans son fameux test, l’obéissance des sujets n’est pas liée à l’environnement (ici la télé-réalité), mais à notre rapport quotidien à l’autorité. Encore plus effrayant. »


C’est une attaque en règle contre toute forme d’autorité qui serait “intrinsèquement perverse”…


Le problème, c’est que Milgram a dit exactement… l’inverse… Ce qui est plutôt rassurant…


Je cite Nicolas Guéguen dans son excellent article déjà cité ci-dessus :


« De tels résultats bouleversent la communauté scientifique et la société civile. Le premier réflexe est d’essayer d’identifier les biais expérimentaux possibles, mais les multiples réplications de cette expérience, dans de nombreux autres pays, montreront que cette capacité à obéir à une autorité légitime semble se retrouver dans de multiples cultures, et dans des proportions sensiblement identiques. Le second réflexe est d’invoquer la responsabilité des acteurs eux-mêmes, en invoquant la personnalité des sujets de l’expérience : des sanguinaires, des pervers, des abrutis seuls capables de commettre un tel acte. Or, S. Milgram montrera que ce n’était pas le cas, ce qui constituera le troisième grand enseignement de son paradigme. »


Et voici ce qui est important :


« En effet, à l’aide de variantes expérimentales d’une ingéniosité simple mais implacable, S. Milgram prouve qu’un tel comportement d’obéissance provient du contexte dans lequel l’individu se retrouve placé. »


La démonstration :


« En effet, lorsque l’autorité se retrouve à distance ou lorsqu’elle perd de sa légitimité, le taux d’obéissance diminue. A contrario, lorsque la légitimité de l’autorité est forte, lorsque la victime est faiblement identifiable ou que le sujet se retrouve simple exécutant dans un groupe docile, ce taux d’obéissance augmente. »


Pour expliquer ce phénomène, il “invente” un nouveau mot :


« Pour S. Milgram, la capacité à obéir de l’être humain moderne résulterait du fait que le contexte le placerait en situation d’état “agentique” : celui qui incarne le tortionnaire ne se percevrait plus comme quelqu’un agissant de manière autonome, mais comme un simple agent de l’autorité, par laquelle il accepterait d’être contrôlé. Il agit en considérant que sa responsabilité individuelle n’est pas engagée. Ce passage de l’état autonome, où l’individu se perçoit comme l’auteur, le responsable de ses actes, à celui d’état agentique, où la personne ne se perçoit plus que comme l’agent exécutif d’une autorité, serait obtenu par le contexte expérimental. »


Jean-François Marmion confirme dans l’article également cité plus haut :


« S. Milgram mènera 19 variantes de cette expérience, impliquant plus d’un millier de participants, y compris des femmes. Il semble que la personnalité des cobayes compte peu dans les résultats, mais que tout soit une question de contexte. Par exemple, ce ne sont plus les deux tiers mais 70 % des sujets qui décochent des décharges “mortelles” si quelqu’un l’a fait avant eux. Plus de 90 % quand les chocs sont donnés par l’intermédiaire d’une tierce personne. Mais moins de 5 % se prêtent au jeu quand l’apprenant lui-même demande à être électrocuté…


« Dans la lignée d’Hannah Arendt, S. Milgram se refuse à considérer l’être humain comme un monstre latent trahi par ce genre d’expérience : ce n’est pas l’occasion, mais un contexte d’engrenage qui crée le larron, pourvu qu’une autorité jugée crédible donne sa bénédiction et en endosse la responsabilité ultime. La légitimité de l’expérimentateur est primordiale. Car s’il hésite, ou se trouve contredit par un collègue, les sujets renâclent.


« L’essentiel est bien là : la soumission à l’autorité ne transforme pas en Terminator implacable, mais en râleur, voire en paniqueur, qui accomplit malgré tout le sale boulot. S. Milgram parle d’état agentique pour désigner cette résignation à n’être plus qu’un instrument. »



Premières conclusions que je tire de cette expérience.


1. Ce n’est pas l’autorité qui est le « mal absolu », mais la manière dont elle est utilisée. Elle peut être excellente comme détestable.


2. Comme le disaient si bien Pfeffer et Sutton dans « Faits et foutaises dans le management », « la loi de systèmes foireux est plus forte que la loi des nazes ». C’est le système créé par le contexte qui fait agir de cette manière les cobayes.


3. Un simple grain de sable peut faire capoter l’expérience et faire réagir sainement les individus. C’est donc important de faire prendre conscience à des “bourreaux” dans un état “agentique” de leurs actes de bourreau et de la non légitimité de l’autorité qui les « couvre » pour qu’aussitôt cesse l’acharnement sur la victime. J’en ai des exemples. C’est un moyen de faire cesser le harcèlement de la part d’un groupe.


4. Ceux qui ont suivi mes billets sur le cerveau droit et le cerveau gauche auront fait le rapprochement avec l’hypertrophie du cerveau droit développé lors de la scolarité. Cerveau droit qui est docile, et qui accepte facilement ce qu’on lui dit. Alors que le cerveau gauche est plus critique et ne se laisse pas facilement abuser… Les résultats à ces tests ne peuvent que croître…

 

Il y a cependant deux bémols à apporter à ces expériences que signale Milgram lui-même : « d’abord, tous les individus lambda ne deviennent pas automatiquement des bourreaux ; ensuite, difficile de savoir dans quelle mesure une situation de laboratoire est transposable à la complexité des circonstances et des cas de conscience du monde réel. »


J’aborderai dans un prochain billet le phénomène de la soumission et de la manipulation… Des découvertes surprenantes… et inquiétantes…

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Jean-Michel 24/03/2010 17:01


Bonjour Bernard,

Merci pour ce travail de regroupement et d'analyse bien mené. Et merci également à Florent pour la "théorie de l'engagement", qui amène une dimension à l'évidence négligée dans ce processus
déshumanisant. Oui le système engendré par le contexte est bien l'élément à considérer d'abord. Tous les individus ne vont pas y répondre, mais la majorité oui.
L'antidote à tout système pervers serait la capacité de bien observer le contexte quand il s'installe autour de soi, et de se poser les bonnes questions à son sujet.
Dans la série "Le prisonnier", le génial Patrick McGoohan dans le rôle du n°6 répliquant qu'il n'est pas un numéro, mais un homme libre, est entouré de personnages complètement assujettis au
système du "village" électronifié, démontrant toutes les ruses possibles pour faire agir un homme malgré sa vision personnelle, son éducation. Et que lui "N°6" s'ingénie à démonter...
Bel avertissemnt auquel j'avais été sensible adolescent....
"1984" de Georges Orwell est aussi riche d'avertissements sur tout système de manipulation de masse.
J'aimerai ajouter un autre élément, l'idéologie, consciente, activement assumée
ou au contraire inconsciente voire rémanente au fond de soi.
Dans le cas d'Adolf Eichmann, l'élément idéologique a été négligé, l'antisémitisme cette fois radical, absolu et indissociable du nazisme qui l'a formé
a joué son rôle dans son fonctionnement d'agent obéissant et discipliné.
Pour moi la question de fond intègre celle-ci :
Et nous, qu'abritons-nous comme convictions ou comme vision qui pourrait favoriser cette soumission ?
La trop grande valorisation d'un domaine, la télévision pourquoi pas, et j'insiste
sur le mot "trop", et Ô sacrilège l'efficacité financière totale...La financiarisation
des élites avant celle de toute la société.
Pas besoin d'aller aussi loin que le  nazisme pour arriver à des affaires parfois relevant des tribunaux...Voir les derniers rebondissements judiciaires chez FT...


Bernard Sady 24/03/2010 22:32


Bonsoir Jean-Michel,

C'est un problème important que vous abordez : celui de la soumission. Pourquoi les hommes obéissent à une autorité? On se pose la question depuis très longtemps sans avoir trouvé de réponse
satisfaisante. La Boétie avait déjà abordé ce pb au 16ème siècle...
Depuis 1945, on en est plutôt au rejet de l'autorité en tant que telle... en espérant que ce sont les individus, éduqués à la désobéissance qui pourront lutter contre cette soumission...
Je vais essayer d'apporter quelques faibles lumières dans un prochain billet.
C'est un vaste problème, mais combien important pour tous ceux qui sont investis d'une quelconque autorité...


Florent F. 24/03/2010 09:56


Merci Bernard pour cet article ! :-)
Personnellement, je trouve que cette émission de tv est une vaste supercherie. Utiliser l'expérience de Milgram pour démontrer le pouvoir de soumission de la TV n'a aucun sens pour deux raisons
majeures :
- L'expérience initiale de Milgram portait sur le pouvoir de soumission. Or, comme tu le mentionnes dans ton article (Il semble que la personnalité des cobayes compte peu dans les résultats, mais
que tout soit une question de contexte), ce qui entraine les gens à poursuivre l'expérience ce n'est pas leur jugement, mais l'environnement. Cette idée est bien connue en systémique : c'est la
structure du système qui induit le comportement, jamais le contraire. Cela s'illustre par le chemin de la moindre résistance, pour une personne lambda qui serait mise au coeur de ce dispositif, le
chemin de la moindre résistance serait de poursuivre l'expérience jusqu'à son terme. Bref, au coeur du dispositif (de la structure du système), il est plus facile de poursuivre l'expérience de
prendre la décision de s'arrêter.
- La deuxième raison c'est que depuis plusieurs années (Cf Petit traité de la manipulation à l'usage des honnêtes gens), nous savons que nous sommes plus engagés par nos actes que par nos
décisions. Ainsi, la personne qui choisit de participer au jeu à déjà fait un acte qui l'a engagé dans le processus. Ensuite, chaque levier actionné la renforce dans son engagement. Peu importe
qu'elle ait un choix cornélien à faire à chaque décharge, le fait même d'actionner le manche l'engage un peu plus qu'avant. Il est donc de plus en plus difficile d'arrêter le processus, car chaque
manette actionnée renforce l'engagement initial. Arrêter le processus avant son terme c'est remettre en cause toutes nos décisions préalables. Si nous arrêtons le processus au bout du 10ème manche,
pourquoi ne pas avoir arrêté au 9ème ? Pourquoi avoir fait souffrir la personne une fois de plus si c'est pour s'arrêter là ?
Bizarrement, personne n'a parlé de la théorie de l'engagement en évoquant l'émission. :-(

Maintenant, s'il y a des leçons à tirer de cette expérience, à mon sens ce sont celles-ci :
D'une part, il faut bien se rappeler que c'est la structure du système qui induit le comportement et non le contraire. Donc en tant que manager, si nous observons des comportements inadéquats au
sein de notre entreprise, plutôt que d'incriminer les gens comme nous avons l'habitude de le faire, nous ferions mieux de nous poser la question de la structure du système qui induit ce
comportement.
D'autre part, il est fondamental de prendre conscience de notre biais cognitif qui nous amène à être plus engagés par nos actes que par nos décisions. J'ai souvenir d'un manager qui avait choisi un
éditeur pour l'installation d'un logiciel de prévision de vente. Une fois le projet lancé, nous nous sommes très vite rendu compte que le logiciel et surtout le prestataire ne pourraient pas nous
fournir les éléments dont nous avions besoin. J'avais personnellement préconisé de stopper le processus et de reprendre l'autre prestataire qui était en ballotage lors de la prise de décision. Le
manager, engagé par son acte à souhaiter poursuivre, repoussant à chaque fois l'échéance d'évaluation de la prestation apportée. Finalement, le logiciel a été installé tant bien que mal. Il ne
couvre pas la moitié des fonctionnalités prévues initialement. Le prestataire à disparu. Et donc l'entreprise se retrouve avec un logiciel qui ne correspond pas à ses besoins, et qui surtout ne
pourra jamais évoluer. Avoir conscience de la théorie de l'engagement permet d'éviter ce type de désagrément ! ;-)

@ Bientot.
Florent.


Bernard Sady 24/03/2010 22:21


Bonsoir Florent,

Merci pour les précisions que tu apportes.
Tes premières remarques me persuadent de plus en plus de l'importance des structures et des organisations qui, comme tu le dis induisent les comportements. Je ne sais pas si tu connais le livre de
Pfeffer et Sutton "Faits et foutaises dans le management", mais j'aime beaucoup leur phrase choc (c'est une traduction de l'anglais, mais c'est très bien vu) : "la loi des systèmes foireux est plus
forte que la loi des nazes". Cela rejoint la systémique qui t'est chère. Finalement, les grands esprits se rencontrent...
Ta seconde remarque m'a rappelé la théorie de l'engagement que j'avais vu lors de ma lecture du "Petit traité de la manipulation à l'usage des honnêtes gens" il y a plusieurs années et que j'avais
oublié depuis... A noter que Jean-Léon Beauvois, un des auteur de cet ouvrage était le "conseiller scientifique" de l'émission "Le jeu de la mort"...
Je suis complètement d'accord avec toi sur l'influence de cet engagement qui implique de continuer jusqu'au bout.
Et complètement d'accord avec tes deux conclusions qui font plus que compléter les miennes.

Donc, encore merci de cette contribution.