Réchauffement climatique ? De plus en plus de doutes…

Publié le par Bernard Sady

Depuis le dernier billet que j’ai publié sur le réchauffement climatique il y a presqu’un an, la situation sur ce front a évolué dans un sens plutôt favorable aux "climatosceptiques".

 

Après les attaques virulentes des “climatosceptiques” du printemps 2010 et malgré la vigoureuse contre-attaque des “réchauffistes”, les preuves scientifiques d’un réchauffement climatique dû à l’activité humaine ne sont toujours pas établies.

 

Reprenons ces évènements.

 

A la suite du livre de Claude Allègre et "l’appel des 400", l’Académie des sciences, « saisie par la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche », « a estimé, dans un rapport appelé à faire autorité en France, que la hausse des émissions de CO2 liée aux activités humaines est la cause principale du réchauffement. » (Les Echos du 29 octobre 2010).

 

Rapport appelé à faire autorité en France ? Peut-être, mais pas dans le sens prévu… D’ailleurs, Les Echos qui l’avaient mis en ligne l’ont retiré…

Heureusement, Le Monde le laisse (encore) à disposition.

 

Ce rapport se voulait une réponse définitive aux critiques des climatosceptiques. Mais malgré toutes les manipulations et secrets qui ont entouré la préparation de ce rapport, c’est au résultat opposé auquel on assiste. La ficelle est tellement grosse qu’elle se retourne contre les réchauffistes…

 

En voici le détail.

La page 13 donnant les conclusions du rapport est un chef-d’œuvre de désinformation… Et c‘est cette page que tous les journalistes sont allés lire directement en ignorant les 12 premières….

 

Je commente cette page 13 :

« Plusieurs indicateurs indépendants montrent une augmentation du réchauffement climatique de 1975 à 2003. » L’année 2003 est importante et est une première indication de la manipulation. En effet, à la page 3, le rapport donne comme fourchette d’augmentation de la température 1975 à 2000. En réalité, le maximum de température de ces dernières années est en 1998. Ensuite, c’est un plateau : la température n’augmente plus… Mais cela, le rapport qui avait comme objectif d’aller dans le sens de la théorie réchauffiste, ne pouvait en parler et tire au maximum la période de réchauffement… quitte à friser la malhonnêteté. 1998, 2000, 2003, c’est 5 années de réchauffement de gagnées et cela permet plus facilement de ne pas parler de l’arrêt de ce réchauffement. Comme souvent, c’est par omission que se fait la manipulation : on ne parle pas de ce qui gêne !

 

Ce qui permet d’asséner la deuxième conclusion « Cette augmentation est principalement due à l’augmentation de la concentration du CO2 dans l’atmosphère. »

Une erreur courante, mais dont les scientifiques devraient être prévenus, c’est, à partir d’une corrélation entre deux phénomènes A et B, de définir une cause et un effet. Rien n’est moins évident. Il y a trois possibilités : phénomènes parallèles mais sans relation de cause à effet, A est cause de B, B est cause de A.

Et si la corrélation cesse, il est certain qu’il n’y avait aucune relation de cause à effet…

Dans le cas qui nous intéresse, il y a eu effectivement une augmentation de température et une augmentation de CO2 dans l’atmosphère. Et nos réchauffistes en ont déduit que la cause du réchauffement était cette augmentation. Pourquoi pas l’inverse ?

Le seul problème qui met toutes leurs affirmations par terre, c’est que depuis plus de 10 ans, la corrélation a cessé : le CO2 continue à augmenter, mais pas la température !

 

Cette omission permet aux auteurs du rapport d’affirmer dans la troisième conclusion : « L’augmentation de CO2 et, à un moindre degré, des autres gaz à effet de serre, est incontestablement due à l’activité humaine. »

D’où la théorie de nos réchauffistes : le réchauffement climatique est dû à l’activité humaine….  

 

Et c’est ce qu’ont retenu la plupart des journalistes qui se sont contentés de lire cette 13ème et dernière page du rapport. Il est quand même désolant de voir le niveau de notre journalisme français : aucun esprit critique !

 

Car il n’est quand même pas difficile de constater que dans les 12 premières pages, ce sont surtout les doutes et la prudence qui prévalent au sujet du réchauffement et surtout des causes de ce réchauffement. Mais comme l’explique Vincent Courtillot, « le rapport est en fait la juxtaposition des points de vue contradictoires exposés au cours du débat, sans véritable synthèse ni conclusion. » C’est bien ce sentiment que donnent la lecture des premières pages. La 13ème page est un passage en force pour répondre à l’injonction des pouvoirs publics. Il ne faut pas oublier que même Nicolas Sarkozy s’était engagé du côté des réchauffistes…

 

 

Malgré (ou grâce à ?) ce rapport, de plus en plus de scientifiques et de personnalités de la société civile prennent leurs distances avec les réchauffistes.

 

 

C’est d’abord Luc Ferry qui fait de très bonnes remarques dans Le Figaro du 11 novembre 2010 quelques jours après la sortie du rapport de l’Académie des Sciences.

 

Dans une chronique intitulée « Pour y voir clair dans la querelle du climat », il conseille « ardemment à tous ceux qui voudraient se faire par eux-mêmes une opinion, la lecture du livre de Jean Staune La Scienceen otage (aux presses de la Renaissance). » Car « Staune nous offre enfin ce qui manquait à ce débat : une synthèse, sur une centaine de pages d’une clarté et d’une objectivité parfaites, des principaux arguments en présence. […] Il en ressort plusieurs éléments fondamentaux d’un très grand intérêt. ».

 

Et il explique : « D’abord, il est incontestable que la planète s’est réchauffée de manière extraordinairement rapide entre 1975 et, très exactement (le point, comme on va voir, est essentiel) 1998. Cela, nul le conteste, y compris chez les climatosceptiques les plus militants. » C’est exact.

 

Il continue : « En second lieu, il est possible, mais nullement certain, que ce réchauffement soit dû, comme le pensent les « réchauffistes », à l’augmentation des gaz à effet de serre. Là encore, personne ne peut exclure cette hypothèse, même si elle paraît hautement improbable aux yeux de climato-sceptiques. D’où vient alors leur scepticisme ? Pour l’essentiel de deux motif : d’abord, et là aussi le fait est incontestable, on sait que la planète fut au moins aussi chaude qu’aujourd’hui durant une longue période située au Moyen Age. Le nom du “Groenland”, la “terre verte”, en est un indice parmi beaucoup d’autres. Or à l’époque, ainsi plaident les climato-sceptiques, les gaz à effet de serre n’étaient certainement pas dus à l’activité humaine ! Le second argument est plus percutant encore : depuis 1998, selon les tableaux publiés par le GIEC lui-même, il n’y a plus aucun réchauffement climatique. Attention, il faut ici être précis : la période 1998-2010 est bien la plus chaude de l’histoire des 1000 dernières années, mais pour autant, il n’y a plus aucune augmentation de la température depuis douze ans, cette dernière ayant atteint un plateau. Pourtant les gaz à effet de serre ont continué d’augmenter comme jamais, ce qui tend à prouver qu’ils ne sont, pour le moins, pas la seule cause du réchauffement. »

 

La conclusion de Staune sonne le glas des légendes “réchauffistes” : « Jouzel, qui ne nie nullement la réalité de ce plateau, avoue que s’il devait durer encore dix ans, “c’est Courtillot et les climatosceptiques qui auraient raison”. Sic ! »

 

La conclusion de Ferry : « La bonne nouvelle, c’est que nous allons bientôt savoir qui a raison ou tort. Mais il est temps de reconnaître, à l’encontre de ce qu’affirmait Al Gore, dont le film a été condamné pour malhonnêteté intellectuelle en Angleterre, prétendait clore le débat, ce dernier méritait et mérite encore singulièrement d’avoir lieu. »

 

 

Débat qui devrait être alimenté par le livre de Joël Cambre « Le changement climatique est-il d’origine humaine ? »

 

C’est Yann Verdo qui fait un bref article sur ce livre dans Les Echos du 19 avril dernier.

 

Il présente d’abord l’auteur : « Joël Cambre n'est pas climatologue et ne cherche pas à se faire passer pour tel. Saint-Cyrien et passionné de science, il se présente comme un citoyen éclairé, intrigué par la thèse communément admise de l'origine anthropique du réchauffement climatique et qui a voulu mener sa propre enquête, indépendamment des chapelles et des lobbies. »

 

Puis, il présente son travail : « Cette investigation lui a pris trois ans. Elle est, c'est incontestable, rigoureuse et solidement documentée : l'auteur se réfère toujours à des études publiées dans des revues à comité de lecture et cite systématiquement ses sources. L'ouvrage qui en résulte regorge de graphiques, de chiffres, d'explications - parfois ardues -de questions scientifiques souvent méconnues mais centrales pour le débat, à l'instar du long chapitre consacré à l'indicateur de « sensibilité climatique » (qui mesure de combien de degrés la température moyenne s'élèverait si l'on doublait le taux de CO2 présent dans l'atmosphère). »

 

Puis sa thèse : « Difficile de dire à quel moment Joël Cambre s'est forgé son opinion. Elle est, en tout cas, nette et tranchée. Dans la grande bataille qui oppose depuis quelques années les « réchauffistes » du GIEC aux hétérodoxes « sceptiques », l'auteur du « Changement climatique est-il d'origine humaine ? » a choisi le camp du scepticisme. » 

 

Sa conclusion reste prudente, mais continue d’ouvrir la brèche déjà bien entamée dans le camp des réchauffistes : « Ses arguments (ou plutôt ceux qu'il emprunte aux climatologues hétérodoxes) sont dans l'ensemble assez convaincants. Il y a fort à parier que le lecteur ne refermera pas le livre sans avoir au moins révisé à la baisse son degré de confiance dans les rapports du GIEC, cette organisation onusienne dont la mission « n'est pas d'étudier le changement climatique en tant que tel, mais "les risques liés au changement climatique d'origine humaine" » - ce qui signifie qu'elle est juge et partie ! Et si, in fine, ce lecteur se dit que le peu qu'il croyait savoir est sujet à caution, et qu'il ne sait plus quoi penser du tout, Joël Cambre aura gagné son pari. »

 

C’est vraisemblablement ce qui est arrivé à Yann Verdo. Mais le doute est déjà le début d’une vraie démarche scientifique.

 

Si vous voulez en savoir plus sur les travaux de Joël Cambre , vous pouvez consulter le document publié ici.


Ma conclusion :

Ce n’est pas la première fois que la science se met au service d’une idéologie dominante.

Un exemple récent en a été la datation du Suaire de Turin au carbone 14 organisée par le British Museum en 1988. Maintenant tout le monde reconnaît qu’il y a eu au minimum des erreurs sinon des fraudes… 

 

Il est à souhaiter que les scientifiques qui interviennent sur le réchauffement climatique le fassent maintenant de manière réellement scientifique et non pas au service de l’idéologie dominante. Sinon, le risque c’est que dans quelques années, c’est toute la science qui sera déconsidérée aux yeux du public. Et alors il n’y aura de place que pour les idéologies les plus brutales…

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Cath 18/09/2011 05:24



Bonjours !


Causalitée ?


Je croie que la question de savoir si le climats se réchaufe n'a pas lieut d'être, ou même si elle refroidis, ou même si le climats se stabilise, cela n'a pas vraiment d'inportance, car le
facteur solair joux le principal rôle sur les changements du climats terrestre .(Cycle des pôles magnétique du soleil, cycle des taches solair etc.)


Par contre, la ou les effets de la main de l'Homme peuves se fair sentir, même sur l'états globale des échanges d'énergies propice a la vie sur Terre, se défini comme suit.


Force de Coriolis = Constante appliquer sur Terre.


La force de Coriolis est le principal moteur des échanges d'énergies sur Terre, que se sois le climats sur le plancher des vaches ou les courants océanique.


Est ce que nous allons réchaufer?, se maintenir?, se refroidir?, nous ne savons pas !, par contre, quand nous voyons le courant-jets sortir de ces fluctuations dite normal pour adopter un
comportement désordonner dans ces trajectoires, cela surprends, nous avons la chance est que se genres de désordres n'arrive pas souvent.


Un belle exemple de comportement peut commun du courant-jets, est lors du volcan qui c'est produit en Islande et qui clouas au sol tout les avions d'Europe.


Si les avions fures clouer au sol sur tout l'Erope, c'étais la faute du Courant-Jets, (Jet-Stream) qui n'a pas suivis sa trajetoir abituelle, car le même volcan n'aurais pas couler une tel
quantité d'avions si le courant-jet avait garder sa trajectoir habituelle.


Le danger climatique visible dû au comportement de l'Homme, son des changement climatique rapide.


Exemple : Ajourd'hui une pluis qui tombais pendant 8 Hrs, peut tomber en 1 Hrs, en cause des PPM qui s'attache a la formation des gouttes de pluis, de ce fait les gouttes sons plus lourdes et
tombe au sol en beaucoups vites que des gouttes non chargé de PPM de pollutions.


Au total la question a se poser sur les effets de l'homme sur les changements climatiques : L'homme donne t'il des vecteurs a la constante motrice qui s'applique a la Terre.(Force de Coriolis)


Réchaufé, être Constant, ou Refroidir, se n'est pas la bonne question sur le climats, le vrais danger vien des changements et déverssement d'énergies très rapide, voir brusque !


Si les énergies en jeux son colossal, le résultats des dégats aussis seront colossal.


Cath