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Relations humaines

Jeudi 2 juillet 2009

Dans une équipe, les membres sont tous différents et réagissent de manière différente.

Quand un manager veut faire évoluer une équipe ou proposer des nouvelles méthodes de travail, il va se heurter à la "résistance au changement".


Par rapport à ce phénomène classique, on peut classer les membres de l'équipe en trois catégories :

  • -   les positifs : ceux qui vont toujours de l'avant - ils représentent entre 10 et 20% du personnel
  • -   les neutres : ceux qui suivent - ils représentent entre 60 et 80 % des effectifs
  • -   les négatifs : ceux qui sont systématiquement « contre tout » - ils représentent comme les positifs entre 10 et 20% de l'équipe.


Attention, ces chiffres ne sont surtout pas à prendre dans l'absolu. Ils veulent simplement dire que dans une équipe, il y a peu de positifs et peu de négatifs et beaucoup de neutres. Mais parfois, il n'y a pas du tout de négatifs (dans les très bonnes équipes bien managées). Ou parfois, pas du tout de positifs (dans les équipes mal managées), mais c'est extrêmement rare, sauf dans les « nids de sales cons » comme le disait Robert Sutton...



Séverine Leboucher vient de publier un dossier dans le Journal du Net sur « ces petites phrases qui nous agacent... et comment y répondre ».


Un certain nombre de ces phrases sont l'apanage des "contre tout".


Voici quelques conseils pour gérer ce type de personnes.



Première petite phrase : « Ça ne marchera jamais »


Phrase bien connue de ceux qui se font une spécialité de "démoraliser les troupes".


Voici comment Séverine Leboucher présente la situation : « Votre équipe est confrontée à une crise et vous avancez une solution que vous pensez judicieuse. Mais en guise de réaction, l'un de vos collaborateurs - toujours le même d'ailleurs - vous coupe dans votre démonstration par un laconique "Ça ne marchera pas !". Même si ce n'est pas simple, vous savez qu'il est bon de se nourrir de la critique. A condition qu'elle soit constructive. »


Et elle avance une solution : « Si le collaborateur s'en tient au ressenti, c'est à vous de l'amener dans le factuel : 'que reproches-tu à ma solution précisément ?', 'que proposes-tu de ton côté ?' "Il faut l'inviter à la co-construction de la solution, en lui montrant que son avis vous intéresse", explique Patrick Amar. Une bonne technique pour faire le tri entre les critiques reposant un tant soit peu sur des arguments rationnels et des reproches prétextes, symptomatiques d'un malaise plus généralisé (tensions personnelles avec vous, avec le pouvoir que vous représentez, différend sur un sujet totalement autre...). »


Puis elle précise : « Si la critique n'est pas constructive ni force de propositions, il faut faire savoir à l'intéressé qu'elle doit cesser. On peut faire un recadrage en tête-à-tête après la réunion, en expliquant par exemple les conséquences négatives que son comportement peut avoir, sur sa propre réputation, ses relations aux autres. En cas de récidive, on peut dire les choses un peu plus sèchement en présence des autres collaborateurs. "On peut également choisir de l'ignorer et de ne valoriser que ceux qui jouent le jeu. L'important est de faire comprendre ce qui est acceptable et ce qui ne l'est pas", assure l'expert. »


Si c'est véritablement une personne qui fait partie des 10% de "contre tout", ma préconisation est de systématiquement les ignorer et surtout de ne pas perdre de temps avec eux. A mon sens, faire un recadrage pour ce type de personne ne set à rien. C'est une partie de leur jeu, conscient ou inconscient, d'essayer de vous déstabiliser et donc de vous faire perdre votre temps. De toutes manières, vous ne les convaincrez pas.


Il vaut mieux passer du temps à avancer avec les 10% "positifs", afin de montrer que "ça marche" pour gagner la majorité silencieuse (les 80% de neutres). Et au final, soit les "contre tout" finiront par se rallier devant l'évidence (mais sans l'avouer, bien sûr), soit ils seront rejetés par l'équipe et la quitteront.


Le plus difficile est de les neutraliser lors des réunions de travail. Il y a des "trucs". J'en ai déjà parlé dans des billets précédents. Je n'y reviens pas.


Un dernier point sur lequel Séverine Leboucher nous alerte avec raison, c'est ce qu'elle appelle « prophétie auto-réalisatrice » et que moi je nomme par son vrai nom "sabotage" : « Attention enfin aux prophéties auto-réalisatrices : "ayant à cœur de valider ses croyances et donc ses prédictions, la personne peut adopter un comportement inadapté qui conduit effectivement à l'échec de la solution." Par exemple : votre idée consiste à réduire les délais de traitement des tâches de l'équipe et l'un de vos collaborateurs s'y oppose, mettant en avant une baisse inéluctable de la qualité. Il pourra obtempérer mais travaillera avec si peu de soin qu'effectivement la qualité sera affectée. Il pourra alors se féliciter d'un 'Je vous l'avais bien dit'. Soyez donc particulièrement attentif au travail des réfractaires pour ne pas avoir de mauvaise surprise. »


Effectivement, il vaut mieux être prudent et ne jamais accepter le sabotage.

 


Deuxième petite phrase : « C'est inapplicable »


Séverine Leboucher brosse le tableau : « Vous arrivez tout excité par votre nouvelle idée mais, lorsque vous l'exposez, vous n'obtenez en réponse qu'une liste d'une dizaine d'obstacles à sa réalisation. "Ça coûterait trop cher", "on ne tiendra jamais les délais", "on n'obtiendra jamais telle ressource"... les objections peuvent être nombreuses mais toujours symptomatiques d'un même mode de fonctionnement, méticuleux. »


Elle devine votre réaction : « Bien sûr, frustré, vous avez envie de brusquer un peu votre interlocuteur qui décidemment ne voit pas plus loin que le bout de son nez et a besoin d'avoir une vision un peu plus stratégique. Ce sera pourtant le meilleur moyen de le braquer un peu plus contre votre projet. »


Pourquoi cette réaction ? « "Les personnes qui ont ce type de réaction ont un fort besoin d'être sécurisées. Ce sont souvent des experts qui vérifient et revérifient. Il faut savoir exploiter cette rigueur, cette prudence et cette méthode car elles seront garantes de la qualité finale du projet", souligne Patrick Amar. »


Que faire alors ? « Pas question cependant de laisser ce type de personnalité ressasser des heures ses craintes. "Si elle s'enlise dans les obstacles qu'elle voit, cette personne deviendra contre-productive. Lui rappeler des situations similaires où, malgré les détails perturbateurs, vous avez mené à bien le projet l'aidera à passer à l'action." »


Si vous arrivez et annoncez directement à votre équipe votre nouvelle idée déjà toute "prête à l'emploi", il est normal qu'il y ait ce type de réaction. Une idée ne sera acceptée que si les individus se la sont appropriée, c'est-à-dire s'ils ont participé à sa construction (au moins en grande partie).


Normalement, si vous managez correctement votre équipe, vous ne devriez pas avoir ce genre de réaction. Si vous en avez, il faut vous poser la question de vos relations avec votre équipe et de votre style de management.


Il se peut que vous ayez des "contre tout" dans votre équipe, mais ils seront certainement beaucoup plus négatifs et auront plutôt une réaction du style « ça ne marchera jamais ».



Troisième petite phrase : « On n'a jamais fait comme ça »


Séverine Leboucher décrit la situation : « Cette petite phrase est la hantise du manager qui reprend une équipe mais elle concerne toute personne susceptible de travailler dans une organisation très rodée qui a eu le temps de prendre bien des petites habitudes. Pourtant, si vous êtes dans ce cas, vous avez envie de faire entendre votre voix, d'imprimer un nouvel élan. »


A l'opposé de cette petite phrase, il y a celle du manager qui arrive dans une nouvelle équipe et qui ne cesse de dire : « chez Untel, on faisait comme ça »... Il n'est pas étonnant que l'équipe réagisse en sens contraire... Là également, le manager doit se poser des questions sur sa manière de communiquer et de travailler avec son équipe...


Mais restons dans la logique de Séverine Leboucher avec un manager "normal" confronté au problème du "on n'a jamais fait comme ça".


« Il faut commencer par comprendre les phénomènes à l'œuvre dans l'esprit des collaborateurs tentés par ce type de remarques. "Ils sont confrontés à un conflit de loyauté et à la difficulté de faire leur deuil, explique Patrick Amar. Ils ont l'impression de trahir l'ancien manager en traitant avec le nouveau et ont du mal à accepter la perte de leur confort passé." Ce malaise et ces craintes peuvent se traduire par de l'hostilité à votre égard mais ils s'adressent avant tout à ce que vous représentez plus qu'à ce que vous êtes. Il est essentiel de ne pas se laisser déstabiliser.


Ici, ce ne sont pas des "contre tout" par volonté de nuire ou d'emm... le monde, mais ils le sont devenus par perte de leur manager précédent, surtout si celui-ci était très bon.


Voici ce que conseille Séverine Leboucher : « Pour réagir, mieux vaut s'appuyer sur les personnes les moins touchées par ce double phénomène, celles qui sont arrivées plus tard, celles qui semblent les plus enclines à évoluer. "Passer beaucoup de temps avec les opposants est souvent une dépense d'énergie peu payante car on n'arrivera pas toujours à les changer." Avec l'aide de vos "partisans", vous parviendrez à convaincre les indécis d'accepter le changement. Les opposants plus farouches finiront par suivre le mouvement de manière naturelle et à leur rythme. » Ou bien ils partiront. C'est regrettable, mais on ne pas toujours retenir tout le monde...


Je suis complètement d'accord avec cette solution. Mais celle-ci est également vraie pour les véritables "contre tout", comme je l'ai expliqué plus haut.



En conclusion, et pour rebondir sur ce que je disais en introduction, il est important de détecter très vite dans son équipe les types de personnalités auxquelles on a affaire. Il ne faut pas se faire un jugement définitif, surtout sur les négatifs, qui peuvent évoluer, mais il faut surtout détecter très vite les personnalités sur lesquelles vous allez pouvoir vous appuyer.


Et en cas de réactions négatives de la part de personne que vous n'avez pas classé a priori comme des "contre tout", il faut absolument remettre en cause votre manière de manager votre équipe.


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Mercredi 13 mai 2009

Aurélie Fardeau vient de publier dans le Journal du Net un dossier très intéressant sur le "Savoir-vivre au bureau".

J'ai déjà écrit plusieurs billets sur ce thème. Mais il est bon de le reprendre régulièrement, car comme l'écrit notre auteur, « on passe un tiers de son temps au travail, autant que ce soit en bonne harmonie. »


C'est en commentant le livre de Laurence Caracalla "Carnet du savoir-vivre au bureau" qu'Aurélie Fardeau a construit son dossier.



Voici les éléments qui me semblent les plus importants.



La vie en open-space


L'open-space est certainement l'un des lieux les plus difficile à vivre et certains s'y font difficilement.


Quelques règles pour ne pas « transformer ce lieu de travail en un véritable enfer », surtout pour ceux qui ont été habitués à travailler seul en bureau individuel :


D'abord, il est important de « se créer une bulle autour de soi », car c'est « la seule solution pour se concentrer, en gardant ses yeux et ses oreilles focalisés sur son travail. » Et « cela vous évitera d'intervenir dans des conversations qui ne vous concernent pas. » C'est assez difficile, mais au bout de quelques jours, on y arrive.


Ensuite, il faut toujours garder « à l'esprit que ce que vous faites peut déranger vos voisins ». Par exemple, si vous déjeunez à votre bureau, veuillez à le faire discrètement, à débarrasser et à ne pas prendre de nourriture trop odorante... C'est pareil pour le rangement de votre bureau : n'empiétez pas sur l'espace vital de vos collègues...


Enfin, restez discret sur ce que font vos collègues. Ne regardez pas « par dessus l'épaule de votre collègue pour vérifier ce qu'il fait, les sites qu'il visite ou encore les emails qu'il reçoit. Il n'y a rien de plus désagréable en effet que de se sentir épié. »


Et sachez que le bruit, « c'est le meilleur ennemi du travailleur » en open space.


Les origines du bruit sont diverses :

      -   Le téléphone : apprenez à parler normalement, sans trop élever la voix, car c'est un réflexe d'élever la voix quand on est au téléphone.

      -   La musique et les vidéos : mettez un casque pour ne pas gêner vos voisins.

      -   Evitez d'interpeller un collègue à l'autre bout de l'open-space : vous pouvez soit vous déplacer, soit lui envoyer un mail, soit lui téléphoner.

      -   Les réunions : évitez de les tenir au milieu de l'open-space. Faites-les dans une salle prévue à cet effet.



Dire bonjour


J'avais abordé cette question importante, en particulier, la manière de dire bonjour.


Aurélie Fardeau fait le même constat : « C'est parfois dès l'arrivée au bureau que la politesse disparaît. "Le manque de savoir-vivre débute dès le matin lorsqu'on ne se salue pas", regrette ainsi Laurence Caracalla. »  


Elle préconise donc : « prenez le réflexe de saluer vos collègues lorsque vous arrivez sur votre lieu de travail : c'est un petit geste qui ne demande pas d'effort et qui contribue à entretenir une ambiance conviviale. » Complètement d'accord.


Mais il faut le faire à bon escient : « il ne s'agit cependant pas de déconcentrer un collègue en plein travail ou de déranger un service en réunion. "Si les gens sont occupés ou si l'équipe est importante, on peut se contenter d'un salut collectif ou d'un signe de la main", concède Laurence Caracalla. » Oui, on n'est pas obligé de faire le tour de tous les bureaux chaque matin

Je mettrais un seul bémol au salut collectif : le chef de service doit dans la mesure du possible serrer la main de tous ses collaborateurs, au moins les plus directs. Mais attention à ne pas faire de ségrégation...  


Dernière recommandation : « si la porte d'un bureau est fermée, abstenez-vous également. »

Et il n'y a pas de mauvaise heure pour dire bonjour : « même si vous arrivez plus tard que les autres membres de l'équipe, après un petit-déjeuner d'affaires par exemple, saluer vos collègues permet de leur faire savoir que vous êtes rentré et disponible s'ils ont besoin de vous. »


Attention lorsque vous arrivez « dans un nouveau poste ». Ne soyez pas familier : « gardez vos distances : une salutation orale est bien suffisante. » Pour ma part, je préfère la recommandation suivante : « vous pouvez l'accompagner d'une poignée de main si vous le souhaitez ». Et Aurélie Fardeau a parfaitement raison de mettre en garde envers une trop grande familiarité : « ne vous précipitez pas pour faire la bise à vos nouveaux collaborateurs. Cette pratique reste exceptionnelle. »


Cas particulier de l'ascenseur : il faut savoir également faire preuve de convivialité : « balayez des yeux l'espace en lançant un bonjour collectif, assorti d'un regard et d'un sourire plus appuyé si vous reconnaissez quelques têtes. Ensuite vous pouvez rester silencieux, rien ne vous oblige à faire la conversation, surtout s'il est tôt et qu'il y a plusieurs personnes dans l'ascenseur. »



Parler de sa vie privée


Même si arrive à « nouer des liens qui dépassent le cadre professionnel avec ses collègues », il convient de garder une réserve sur sa vie privée : « outre le risque d'importuner votre collègue, vous risquez aussi de ternir votre image dans l'entreprise. Les histoires se répandent très vite : pour éviter que toute l'entreprise ne parie sur la solidité de votre couple, mieux vaut être discret sur ses déboires conjugaux, par exemple. »



Le téléphone portable


C'est un outil qui permet de garder le contact avec tous ses contacts, 24 heures sur 24. Mais « certaines précautions sont à prendre pour éviter d'importuner son entourage professionnel. »  

D'abord, veillez aux horaires : « Lorsque vous appelez vos contacts professionnels sur des portables, soyez attentif aux horaires auxquels vous passez ces communications, surtout si vous travaillez tard le soir : on perd vite la notion du temps... "Ai-je le droit d'appeler après 19 heures ?", s'interroge Laurence Caracalla. Si c'est urgent, il ne faut pas s'en priver. Sinon, mieux vaut reporter au lendemain." »  


Et lors des repas d'affaire, il n'y a rien de plus impoli que de répondre à un appel téléphonique devant tout le monde. Il convient donc d'éteindre son téléphone portable. Sauf si vous attendez un appel urgent et en prévenant ses invités. Dans ce cas, vous devrez sortir et faire en sorte de faire « au plus court ».


En réunion, ce sera « la même conduite. »



Au restaurant d'entreprise


Le restaurant d'entreprise n'est pas la cantine du collège... : « manger au restaurant d'entreprise avec ses collègues n'empêche pas de faire preuve d'un peu de savoir-vivre. »


La première règle est de « rester extrêmement courtois avec le personnel. »


Et « comme partout ailleurs, on s'efforce bien sûr de laisser l'endroit où l'on a déjeuné aussi propre que possible. »  


Ne vous imposez pas à une table, mais proposez de vous joindre au groupe.


Attention aux conversations : évitez de parler boulot, de faire des commentaires sur le choix des menus, d'aborder des sujets liés à la religion ou la politique.


Ne monopolisez pas la conversation et intéressez-vous à ce que les autres disent et posez-leur des questions.


Enfin, évitez de souhaiter un bon appétit.




Les pots de départ


Ce sont des moments particuliers dans la vie des entreprises, et il y a certains points auxquels il est nécessaire de prêter attention.


D'abord la collecte. Le manager ne doit pas forcément s'en occuper, mais « il doit s'assurer que quelqu'un s'en charge ».


Point plus délicat : la somme à donner. « Evidemment, il n'y a pas de montant parfait mais une règle à respecter : si vous souhaitez donner peu, soyez discret. Et si vous êtes le manager direct de ce salarié depuis plus de 10 ans, faites un petit effort. »

Participer au pot de départ est une obligation « si c'est un membre de votre équipe qui s'en va. » Mais « si l'on n'est pas un proche et que l'on a beaucoup de travail, l'idéal reste encore de faire une apparition à la petite fête, d'aller dire un mot à la personne concernée et de s'éclipser discrètement. »



Il restera deux points importants à voir dans des prochains billets : le tutoiement / vouvoiement et l'attitude en réunion.


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Jeudi 26 février 2009

Le Journal du Net vient de publier un dossier intéressant : "10 gaffes à éviter à la machine à café".


Ce dossier est fait sous forme de 10 commandements qui "sentent" le vécu...


Commandement n°1 : « Tu ne t'immisceras pas... dans les conversations que tu ne comprends pas » sous peine de "décridibilisation" garantie. « Le silence est un ami qui ne trahit pas » disait Confucius...


Commandement n° 2 : « Tu n'oublieras pas... ton chef lorsque tu paieras la tournée de café à ton service » sous peine de récupérer « tous les dossiers à problème du service »...


Commandement n° 3 : « Tu ne tutoieras pas... la jolie blonde que tu crois standardiste et qui est la nouvelle commerciale de ton principal client »... Sans commentaire...


Commandement n°4 : « Tu ne détruiras pas... la machine à café qui t'a pris 50 cents devant le responsable des services généraux » sous peine « d'être pris en flagrant délit de perte de sang-froid »...


Commandement n°5 : « Tu ne renverseras pas ton café... surtout sur la nouvelle DRH », sous peine de te la mettre à dos définitivement...


Commandement n°6 : « Tu ne plaisanteras pas... sur la tenue "friday wear" de ton collègue s'il porte son dernier costume hors de prix », ni sur les rondeurs des collègues féminines...


Commandement n°7 : « Tu ne te vanteras pas... d'avoir obtenu un entretien d'embauche chez le principal concurrent de ta société », cela pourrait se savoir en haut lieu...


Commandement n°8 : « Tu ne te ridiculiseras pas... en racontant des blagues, surtout devant ton chef » car tu risques d'atteindre ton objectif : passer pour un "rigolo" dans tous les sens du terme...


Commandement n°9 : « Tu ne parleras pas... de politique, de religion, d'âge, etc. » sauf à prendre le risque de te mettre tous tes collègues à dos...


Commandement n°10 : « Tu n'abuseras pas... des pauses café » sous peine de devoir justifier ton temps de travail à ton chef... et ton tremblement à ton médecin...

 

Sous une forme humoristique, ce sont des très bons conseils.

La machine à café peut effectivement être le meilleur endroit de communication informelle et de détente ou le pire lieu de dénigrement et de ragots.

Faisons-en un lieu de convivialité.

 


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Mardi 3 février 2009

Le très charismatique patron d'Apple vient de laisser la présidence d'Apple pour raisons de santé.


Ce ne sont que des éloges sur la blogosphère pour un aussi génial inventeur. En voici quelques exemples :


Philippe Martin donne « 
Les meilleures citations de Steve Jobs »

 

Bertrand Duperrin, de son côté relève : « Quelques choses à retenir de Steve Jobs ».



Je ne vais pas échapper à  la règle des hommages, mais à ma manière... en vous donnant un extrait du livre de Robert Sutton "Objectif Zéro-sale-con".

En effet, Steve Jobs est un de ces "sales cons certifiés" épinglés par Robert Sutton.


Voici donc ce qu'il en disait au début du chapitre 6 intitulé « Les sales cons ont aussi leurs vertus » :


« Je ne voulais pas écrire ce chapitre. Mais mes amis les plus proches et les plus malins ne cessaient de me répéter que c'était un mal nécessaire. Ils ont réussi à me convaincre que le livre serait naïf et incomplet si je ne parlais pas des aspects positifs des sales cons. Et ils me citaient des kyrielles d'exemples de gens qui réussissent apparemment parce qu'ils sont des sales cons certifiés.


« Exemple à charge numéro un : Steve Jobs, le PDG d'Apple, ancien patron de Pixar et le plus gros actionnaire de Disney (depuis le rachat de Pixar par Disney). On a parfois le sentiment que son nom complet est "Steve Jobs, ce sale con". J'ai saisi "Steve Jobs" et "sale con" sur Google et j'ai obtenu 89 400 réponses. J'ai demandé à quelques initiés de désigner les dirigeants (supposés) les plus arrogants dans les entreprises de divertissement et de haute technologie, afin de pouvoir faire une comparaison entre sales cons puisque les sociétés de Steve Jobs appartiennent à ces secteurs. Le nom de Michael Eisner, ancien PDG de Disney, revenait régulièrement ; pourtant, une recherche sur Google associant "Michael Eisner" et "sale con" ne produisit qu'une moisson relativement modeste, avec 11 000 réponses. Et dans la haute  technologie, le tristement célèbre patron d'Oracle, Larry Ellison, ne généra que 750 réponses.


« Les histoires les plus terrifiantes - et les plus drôles - viennent directement de gens qui ont travaillé pour Jobs. La revue Wired a rendu compte d'une réunion de 1300 anciens employés d'Apple en 2003 en disant que Jobs, bien qu'absent, était quand même le principal sujet de conversation, et plus particulièrement ses diatribes et ses crises de rage. Comme le dit un participant, « tout le monde a son histoire de sale con à propos de Steve ». En tant que professeur à l'école d'ingénieurs de Stanford, voisine d'Apple, j'ai moi-même entendu ce genre d'histoires pendant des années. Prenez, par exemple, cette crise de rage que Job avait piquée dans sa société d'ordinateurs, NeXT, aujourd'hui disparue. J'en ai parlé avec un manager quelques jours à peine après l'incident. Il me raconta que Jobs s'était mis à hurler, à pleurer et à proférer des menaces parce que les nouvelles camionnettes de la société n'étaient pas exactement de la même nuance de blanc que la peinture des murs de l'usine. Pour apaiser Jobs, les responsables de production de NeXT furent obligés de perdre de précieuses heures (et de dépenser des milliers de dollars) pour faire repeindre les camionnettes exactement dans la même teinte.


« Pourtant, ceux qui racontent ces histoires affirment que Jobs fait partie des hommes les plus créatifs, déterminés et persuasifs qu'ils aient jamais rencontrés. Ils reconnaissent qu'il insuffle une énergie et une créativité extraordinaires chez ses collaborateurs. Et même si ses caprices et ses critiques acerbes ont souvent conduit ses collaborateurs au bord de la crise de nerfs et en ont fait fuir beaucoup, tous estiment que ces qualités sont un élément crucial de sa réussite, en particulier son perfectionnisme et son désir obsessionnel de créer des beaux produits. Même ceux qui ont pour lui le plus profond mépris me posent la question : "Alors, est-ce que Steve Jobs ne prouve pas que certains sales cons méritent qu'on les supporte ?"


« Pour moi, la réponse est non : je n'accepterais pas de travailler avec Jobs ou quelqu'un comme lui. Mais j'ai fini par être convaincu qu'il est trop simple de penser que les sales cons font toujours plus de mal que de bien. Ce chapitre est donc consacré à leurs vertus. Attention, cependant, car ces idées sont à double tranchant : elles fournissent aux connards destructeurs et mégalos des munitions qui peuvent leur servir à justifier, voire à glorifier, leur penchant à tourmenter les autres. » (pages 141 - 143) [...]

 

« Beaucoup d'entre nous travaillent dans le monde de l'entreprise et doivent affronter des "intimideurs". Steve Jobs remporte, une fois de plus, la palme. Andy Hertzfeld, un membre essentiel de l'équipe qui conçut le premier Macintosh, se souvient d'un message laissé en 1981 par Jobs à Adam Osborne, le PDG de la firme concurrente, Osborne Computer. Herzfeld le cite dans son livre, Revolution in the Valley :

« "Bonjour, ici Steve Jobs. Je voudrais parler avec Adam Osborne."

« La secrétaire informa Steve que M. Osborne était absent et ne serait pas au bureau avant le lendemain matin. Elle demanda à Steve s'il voulait laisser un message.

« "Oui", répondit Steve. Il marqua une pause. "Voici mon message. Dites à Adam qu'il est un sale con."

« Il y eu un long silence au bout du fil pendant que la secrétaire cherchait ce qu'elle pouvait répondre. Steve poursuivit : "Autre chose. J'ai entendu dire qu'Adam s'intéresse au Macintosh. Dites-lui que le Macintosh est tellement formidable qu'il en achètera probablement plusieurs pour ses enfants, même si c'est le Macintosh qui va foutre sa boite en l'air." » (page 148).

 

Pour paraphraser Bertrand Duperrin, je dirais que ces extraits « mériteraient d'être enseignés dans les écoles et médités dans les conseils de direction ».

Mais contrairement à lui, je ne suis pas un fan de Steve Jobs. Même s'il a eu des côtés géniaux, son attitude "sale con" le décrédibilise à mes yeux pour toujours. Ne le donnons surtout pas comme modèle.

Les relations cordiales et l'aspect humain du management passent largement devant le génie d'un homme.


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Jeudi 8 janvier 2009

Un billet très intéressant de Gilles Martin sur le site « Envie d'entreprendre » a pour titre : « Consultant : l'art de donner son avis ».


Gilles Martin a son blog : « Zone Franche - Autres regards sur le management et la performance ». C'est un des blogs que je consulte régulièrement, car ses billets sont en général très intéressants.


Ici, Gilles Martin écrit pour le site « Envie d'entreprendre » dont il est "chroniqueur exclusif".

J'ai été très sensible à cette lecture, car si je n'apprécie pas particulièrement les consultants, il m'arrive parfois de donner des conseils...



L'introduction de Gilles Martin pose le cadre : « Pour beaucoup, un consultant c'est quelqu'un qui donne (ou disons plutôt qui vend) des conseils. Il est payé pour donner son avis sur les questions qu'on lui soumet. Cela a l'air tellement simple que nombreux sont ceux qui pensent qu'ils peuvent devenir consultant comme ça : après tout des avis ils en ont, alors pourquoi pas ? Et bien justement, ce n'est pas si simple. »

Car d'abord le client est anxieux face au consultant : si ça ne marche pas, c'est bien le client qui porte la responsabilité et non pas le consultant.


Par ailleurs, Gilles Martin donne l'exemple d'un jeune consultant parfaitement à l'écoute de ses clients, à l'opposé d'un vieil "expert" qui veut imposer son avis...

C'est bien sûr le jeune qui aura la confiance du client, alors que "l'expert" sera rejeté.


L'explication ? « Certains croient que pour bien se faire comprendre du client, il faut tout lui expliquer en détail, comme si on parlait à un enfant. Grave erreur. Ceci ne fera que rendre plus anxieux et méfiant votre interlocuteur. »

Et Gilles Martin donne le truc infaillible : « Au contraire, un bon truc de comportement c'est justement d'imaginer que vous ne parlez pas à un enfant mais à votre père ou à votre mère. Cela consiste à donner un avis mais en étant respectueux. L'attitude n'est pas de critiquer, de montrer sa science, mais de démontrer, par le simple comportement, que vous cherchez vraiment à aider et à être utile. »


Je suis complètement d'accord avec Gilles Martin.

Combien de consultants ai-je vu passer qui vous promettent monts et merveilles avec des mots que vous ne comprenez pas et qui vous prennent de haut. Par contre, j'en connaît d'excellents qui savent se mettre à votre portée, qui vous expliquent comment fonctionnent les choses et dont on a le sentiment qu'ils feront tout pour vous aider.


Gilles Martin ajoute : « Car c'est une chose de vouloir donner un avis, cela en est une autre d'avoir la bonne intention.

Pourquoi voulez-vous donner un avis à cette personne ? Pour lui montrer que vous êtes plus intelligent, et que lui il est vraiment trop bête, pour lui en mettre plein la vue ? Pour lui faire payer le maximum d'honoraires ? En bref, vous le conseillez, lui, mais vous ne pensez qu'à vous. Et vous êtes sûr, dans ce cas, de faire tout ce qu'il ne faut pas faire, et que font tous les consultants amateurs.

Ou bien vous voulez vraiment l'aider, comme vous voudriez aider votre père à se sortir d'une situation, mais tout en restant le plus respectueux possible.

Dans cette attitude juste, tout compte : le choix des mots, le ton de la voix, le sourire, la posture,...

Ça a l'air simple, et pourtant combien l'oublient ? »


J'ai dit qu'il m'arrivait parfois de "jouer au consultant". J'espère avoir été plutôt dans la deuxième catégorie que dans la première...


En tous cas, je retiens la leçon.


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Vendredi 19 décembre 2008

Gilles Martin, publie sur son blog un billet très intéressant «  Pourquoi veux-tu que je te suive ? »


Car en effet, le manager ou le chef, n'est pas celui qu'on est obligé de suivre, mais celui qu'on a décidé de suivre pour des raisons précises que Gilles Martin présente, à la suite de David Maister. Ce dernier « identifie quatre raisons essentielles » qui vont faire répondre au collaborateur "oui" ou "non" à la question « Pourquoi veux-tu que je te suive ? »

En voici un résumé. Je vous conseille cependant la lecture intégrale.



Première raison : « Quelles sont tes motivation ? »

« Je vais accepter d'être dirigé par toi si je suis convaincu que tu es d'abord préoccupé de la réussite de l'équipe, de l'entreprise, plutôt que par tes propres intérêts. Ce que je vais challenger, c'est ton intégrité. Et pour cela, je vais plus me fier à ton comportement, tes actions, qu'à tes paroles. »


Deuxième raison : « Quelles sont tes valeurs ? »

« Je ne vais vraiment accepter d'être managé par toi que si j'estime que nous avons tous les deux les mêmes objectifs. Je veux comprendre ta philosophie personnelle du management. Je ne veux pas que tu me racontes ce que tu veux faire en tant que manager, je veux voir les preuves. »


Troisième raison : « Quelle est ta compétence ? »

« Je veux bien te suivre si je respecte ta compétence, si tu m'a convaincu de celle-ci  J'ai envie de voir que tu apportes des idées constructives, que tu es imaginatif sur les solutions à apporter aux problèmes que doit traiter l'équipe. »


Quatrième raison : « Quel est ton style ? »

« Si les trois premières questions sont positives, je vais alors m'intéresser à ton style. J'ai envie que mon manager favori soit celui qui est mon meilleur coach dans mon développement personnel, celui qui est pour moi un vrai conseiller de carrière. »

« Un autre aspect de ton style va particulièrement m'intéresser : est-ce que tu m'impliques dans des décisions, des choix ? Je n'ai pas envie que tu me racontes tout ce que tu fais ou tout ce que tu décides. J'ai envie que tu m'écoutes, que tu me demande mon avis, et me prouve que tu t'intéresses sincèrement à mon avis, que tu en tiens compte. »



La conclusion de Gilles Martin : « 
Bon, on pourrait dire que tout ça, c'est un peu de la magie, un rêve idéal, comme un cadeau de Noël. Oui, c'est sûr, David Maister met la barre très haut. Mais avouons quand même que connaître un tel manager dans sa carrière, c'est formidable non ? Et connaître, vivre, sous la hiérarchie de l'inverse, quel cauchemar.

Et si, alors que Noël approche, on décidait de faire ce cadeau à nos collaborateurs. Il ne sera pas facile de tout changer en un jour, surtout si de trop mauvaises habitudes ont été prises. La reconversion sera peut être difficile. Cela vaut d'autant plus la peine d'essayer. En plus dans cette histoire il y a le bonheur du "managé" mais encore plus celui du "manager".

Tout ça a l'air tellement simple.

Souhaitons à tous les collaborateurs d'avoir un tel manager pour Noël...

Merci père Noël ! »



Ma conclusion : je suis entièrement d'accord avec Gilles Martin. Un manager ne sera réellement suivi par ses collaborateurs que si ces derniers sont en phase avec ses motivations, ses valeurs, sa compétence et son style. Dans les périodes de croissance, un manager peut faire n'importe quoi ou presque, l'entreprise continuera. Par contre, c'est dans ces temps de crise où il est nécessaire de mobiliser toutes les énergies que les vrais managers se révéleront.

C'est vrai qu'il n'est jamais trop tard pour bien faire, mais parfois, il est bien tard. Je me souviens d'un jeune directeur de production particulièrement autocrate, déclarant brutalement à l'ensemble de ses ateliers, à l'occasion de la mise en place de "cercles de qualité", qu'il changeait et qu'il était prêt à écouter tout le monde. Personne ne l'a cru... et il est parti quelques mois plus tard.

Mais comme dit Gilles Martin, c'est bientôt Noël. D'accord pour faire un effort : il y a tellement de points possibles d'amélioration qu'on n'a que l'embarras du choix...


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Mercredi 17 décembre 2008

Dans un commentaire sur le billet « Savoir dire bonjour à ses collaborateurs » publié sur mon blog, celle dont le pseudo est "Pain" a apporté le témoignage suivant : « Je tombe sur votre site alors que je viens d'essuyer le refus de me serrer la main de la part d'un musulman nouvellement installé dans bureau. Sur le coup, j'ai pris la chose très mal d'autant que cela a fait rire mes collaborateurs masculins installés dans la même pièce. Aujourd'hui j'en rigole car j'ai vu sur Internet que d'autres se sont fait prendre comme le chef de la police Britanique et même le Roi d'Arabie saoudite. J'ai commencé ma carrière dans l'industrie et quand je lis votre site je me dis que heureusement que je suis passé aux bureaux. C'était déjà pas évident à l'époque d'être une femme. Aujourd'hui, avec l'intégration des minorités (que j'approuve) et la monté de l'intégrisme musulman j'aurais du, si j'étais devenue chef, à la fois serrer la main des collaborateurs et essuyer les refus de certains d'entre eux. Blague à part, je vous suggère de prévenir sur votre site que la situation peut se produire afin que vos lectrices puissent s'y préparer. »


Je profite donc de l'excellent dossier proposé par le Journal du Net « Management : ce que les femmes peuvent apprendre aux hommes... et vice versa » pour tenir ma promesse d'aborder ce problème.

 


Il est vrai que face à certains hommes (pas seulement musulmans...), il est très difficile pour une femme de s'imposer comme "chef". Parfois, c'est même impossible... Serrer la main de certains et se la voir refuser par d'autres fait perdre toute crédibilité. Donc, mesdames, mesdemoiselles, il vaut mieux que vous soyez prévenues de ce qui peut vous attendre dans le monde professionnel. Et sachez qu'hélas, vos collègues masculins ne vous aideront pas beaucoup... Mais ne vous découragez pas d'avance, certaines ont réussi.


D'autant que les femmes peuvent en apprendre aux hommes en matière de management. L'inverse étant également vrai.


Commençons d'abord par ce que les femmes peuvent apprendre aux hommes :


« Le travail en équipe : En termes d'ouverture d'esprit, de curiosité intellectuelle et d'abstraction, ce sont les femmes cadres qui possèdent un plus sur les hommes. Cette notion implique que les femmes cadres arrivent plus aisément à s'ouvrir à une panoplie d'opinions, à être à l'écoute, à partager, ce qui est au cœur du style de management participatif. »


« La résolution des problèmes : Autre avantage pour les femmes cadres : la gestion des situations difficiles. "Face à un problème, les femmes vont tout comme les hommes, vouloir résoudre les effets immédiats d'une crise pour sortir de l'impasse. Mais elles veulent également remonter aux origines de la situation et régler les choses en profondeur pour ne plus se retrouver confrontées à la même situation à l'avenir", ajoute Paule Boffa-Comby, fondatrice du cabinet Pema-Partenaire et auteur du livre Promouvoir les talents. »


« L'empathie : Autre point sur lequel les femmes cadres s'avèrent plus fortes que leurs congénères masculins : l'altruisme. Cela passe par une plus grande capacité à aider les autres, à inspirer confiance, à prêter attention au bien-être. D'où une capacité à développer le relationnel et à instaurer une atmosphère de travail agréable. »

 


Puis, voyons ce que les hommes peuvent apporter aux femmes :


« Le leadership : Favoriser l'action, impulser l'énergie et l'envie de progresser à son équipe, motiver ses collaborateurs sont autant de qualités que les entreprises attendent d'un manager encadrant. Et celles-ci correspondent à des valeurs plus naturellement portées par les hommes. »


« La promotion des résultats : En ce qui concerne le charisme, la communication sur ses résultats et ses idées, les hommes restent les maîtres de l'art. Même si les femmes cadres ont bien dû apprendre à imiter le style des hommes. »


« La vision globale : Tant du point de vue de la pensée stratégique que de l'intérêt pour des résultats tangibles à court terme les hommes cadres disposent d'une marge d'avance sur les femmes. Celles-ci ont toutefois dû progresser dans ce domaine pour être nommées à leur poste. »


« L'animation d'un réseau interne : S'il est essentiel de construire et animer un réseau professionnel hors de l'entreprise pour bien gérer sa carrière, c'est également vrai à l'intérieur. Les femmes ont peu conscience des luttes de pouvoir, des jeux politiques et du réseau informel. Elles n'ont pas naturellement cette volonté d'ascension et de conquête des hommes. »



D'aucuns ou d'aucunes penseront que ces points forts ou « à conforter » sont caricaturaux...

Mais comme le dit le "chapô" du dossier : « Egal ne signifie pas identique. Un constat qui vaut aussi lorsqu'on parle styles de management : hommes et femmes ne laissent pas s'exprimer les mêmes valeurs lorsqu'il s'agit de diriger une équipe. Une vaste enquête a fait le point sur les spécificités de chacun en milieu professionnel. En découlent des points forts et des capacités à, au contraire, améliorer pour chacun de ces managers. »


Nous avons tous à apprendre les unes ou les uns des autres.


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Jeudi 4 décembre 2008

Comme à son habitude, le Journal du Net publie un excellent dossier sur les difficultés des relations humaines. Cette fois-ci, le thème en est la manière de « gérer un collègue qui ne vous aime pas ».

 

Séverine Leboucher, l'auteur de ce dossier incite d'abord à rechercher, en cas de malaise, « de qui vient l'hostilité exactement ». Si dans certains cas, l'hostilité est franche et visible, parfois, elle se cache derrière le mur de l'hypocrisie. Attention donc aux personnes qui vous « veulent du bien ». Mais il faut également être vigilant vis-à-vis des personnes qui semblent neutres. Sans tomber dans la paranoïa...


Un moyen de détection ? Si vous ne vous sentez pas à l'aise avec une personne, c'est une première indication.


Mais Séverine Leboucher nous invite immédiatement à nous interroger sur notre propre responsabilité dans cette inimitié (maladresse).


Ceci étant dit, elle nous prévient que « c'est très souvent la jalousie qui est la cause de sentiments hostiles en milieu professionnel ».


Il y a cependant d'autres causes : « Un mal-être, un manque profond de confiance en soi, une angoisse peuvent s'exprimer par des réactions d'hostilité, en particulier chez des personnes pour qui l'agressivité est une manière de se protéger ». Ou bien celui qui vous en veut  « peut avoir du mal à tolérer les différences d'autrui ».


Ensuite, Séverine Leboucher décrit les comportements néfastes auxquels on doit s'attendre : « un collègue hostile peut faire de la rétention d'information. Il vous cache des données ou pire, vous laisse croire qu'il coopère en vous communiquant ce qui n'a pas d'importance ou pire encore, en vous transmettant de fausses données. » Ou bien « la communication peut également être entravée par des comportements non constructifs, tels que l'agressivité, la critique permanente ou la mauvaise foi. » Attention à surveiller sa réputation dans les bruits de couloir...


Comme solution, Séverine Leboucher évoque « l'explication en direct ». Pour cela, il faut être soi-même irréprochable et rester très factuel. Sans humilier l'autre, ni en entrant « dans le jeu de la provocation ». Mais attention à ce que cette démarche « ne soit pas perçue comme un signe de faiblesse » de votre part.


Elle propose aussi d'autres solutions. S'assurer des alliés au sein d'un « réseau de partisans ». La colère qui peut parfois marcher. L'humour, car  « mettre les rieurs de son côté sauve bien des situations ». Quant à l'appel au supérieur, il « peut se retourner contre vous ». A n'employer qu'en cas d'harcèlement manifeste et en dernier recours.

Par contre, il est nécessaire de se « détacher émotionnellement du problème », sans culpabiliser outre mesure. En ce sens, Séverine Leboucher est dans la ligne de Robert Sutton dans son célèbre "Objectif zéro sales cons" qui développait « l'art de s'en foutre »...

En conclusion, notre auteur, en citant Sylvain Grevedon, auteur du livre « Tu aimeras tes collègues comme toi-même », nous explique que « notre meilleure arme, c'est notre professionnalisme ». Et que « Finalement, on n'a pas vocation à être aimé en entreprise mais plutôt à être respecté ».


Complètement d'accord.


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Mardi 25 novembre 2008

Le Journal du Net publie un dossier intéressant ce 25 novembre 2008  pour toutes les personnes qui sont victimes d'une situation de crise dans leur vie professionnelle : « 10 étapes pour rebondir dans sa vie professionnelle ».

 

Le "chapeau" du dossier donne le ton : « Période d'essai non transformée, départ non volontaire, dépôt de bilan ou simple passage à vide... les situations de crise sont légion. Mais pas question de se déclarer échec et mat, il est toujours possible de rebondir. C'est ce que l'on appelle en physique la "résilience" : cette capacité des métaux à retrouver leur forme initiale après avoir reçu un choc, devenue en psychologie une aptitude à faire face à des traumatismes. Et cela se travaille. » 

 

Voici succinctement ces dix étapes.

 

1. Je gère mon émotion. Face au déferlement inévitable d'émotions difficiles, « le mot d'ordre est de conserver son professionnalisme ».

 

2. Je dédramatise. Il est nécessaire de prendre du recul et ne pas vivre une crise comme un échec personnel, car « les crises de carrière sont souvent déclenchées par des facteurs liés à l'évolution très rapide des organisations : elles ne sont plus réservées à des cadres de moindres valeurs professionnelles. Elles frappent tout simplement ceux qui se trouvent à un mauvais endroit à un mauvais moment »

 

3. Je sors de la spirale négative. Après des moments d'abattement inévitables, il faut éviter de tomber dans la culpabilité ou la vindicte. Et arrêter de culpabiliser.

 

4. Je me ressource. A un certain moment, il est nécessaire de s'occuper de soi.  « L'environnement familial et amical est essentiel au rebond sur le plan pratique tout autant que moral »

 

5. J'évalue ma situation de manière objective. « Il faut se poser les bonnes questions, bien souvent toutes simples. » Et « analyser sa part de responsabilité dans cette situation ».

 

6. Je m'appuie sur une aide externe. Pour s'en sortir plus facilement, rien de tel que de « s'imprégner de témoignages et d'exemples de personnes qui sont passées par ces crises et qui s'en sont sorties. Il faut "benchmarker" cette expérience, car cela permet de relativiser son propre cas »

 

7. Je définis un objectif. C'est l'occasion de « redéfinir ses besoins et ses souhaits autant sur le plan professionnel que personnel ».

 

8. Je détermine les moyens à mettre en œuvre. Après « l'analyse de sa situation et la définition d'un nouvel objectif », il est temps de définir « des mesures à mettre en œuvre pour prendre cette situation de crise à bras le corps, et ainsi arrêter de subir. »

 

9. Je communique. Pas facile d'annoncer à ses collègues ou ses proches qu' « on est viré »... Il est nécessaire « de ne communiquer que lorsque l'on a bien analysé à froid sa situation et lorsque l'on a défini un objectif et les mesures à mettre en œuvre. » Deuxième recommandation importante : « moins on en dit à ses collègues, mieux c'est. »

 

10. Je tire les leçons de ma crise et j'anticipe la prochaine. Enfin, il faut absolument tirer « le bilan de son échec, mais aussi de son rebond », car une prochaine crise n'est pas impossible...

 

Il n'y a pas de fatalité. Il est possible de sortir d'une crise, à condition de le vouloir et de suivre un minimum de méthodologie.


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Mercredi 12 novembre 2008

Le dossier de "L'Entreprise" « Le savoir-vivre est de retour » que j'avais commenté dans un billet il y a quelques semaines  « Le savoir vivre dans l'entreprise » a été mis en ligne.

Vous pourrez le consulter sur le site de lentreprise.com.


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