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Efficacité personnelle

Vendredi 18 décembre 2009 5 18 /12 /2009 23:59

La graphologie n’est plus beaucoup utilisée dans le processus de recrutement, étant remplacée par les tests psycho techniques.

Mais cette technique permet toujours de cerner une personnalité pour peu qu’on ait une page de son écriture.

Si certaines caractéristiques sont évidentes, d’autres doivent être analysées avec prudence.

Sans vouloir faire de vous un expert en graphologie, le Journal du Net a publié deux dossiers sur ce thème. Le premier fin juin 2008 “Comprendre les bases de la graphologie” et le second fin novembre 2009 “Graphologie : ce que votre écriture révèle”.

 

 

Voici d’abord la définition : « Littéralement, la graphologie signifie science de l'écriture. Aujourd'hui considérée comme une branche des sciences humaines, la graphologie est avant tout une méthode d'approche de la personnalité qui s'insère dans le champ de la psychologie. Comme toute science humaine, il ne s'agit pas d'une démarche qui débouche sur une conclusion figée. » 

Puis l’utilisation et les précautions à prendre : « L'analyse commence par une observation méticuleuse de l'écriture, à travers l'expressivité du geste, la représentation de l'inconscient, le symbolisme des formes et de l'espace. "La graphologie n'est qu'un test parmi d'autres pour évaluer une personnalité, elle ne doit pas se substituer à l'entretien mais lui apporter un complément", explique la graphologue Céline Bailleul. "L'analyse graphologique se fait toujours en fonction d'un poste précis à pourvoir.[…] Il ne s'agit pas de juger la personne mais de voir si elle correspond à un poste. »


Il y a plusieurs éléments à observer lorsqu’on étudie une écriture.



Utilisation de l’espace


L’écriture grande

« Une écriture grande représente souvent une extériorisation amplifiée, un besoin de s'affirmer, de prendre de la place. 

« "Enthousiaste, il a le goût de la grandeur. Orgueilleux, il se sent supérieur en tout, appelé à une mission réelle ou fantasmée, ce qui dans le premier temps peut être une excellente motivation. Il faut juste faire attention à ce qu'il laisse un peu d'oxygène aux autres", explique Martine Tardy.

« Ainsi une écriture grande peut tout aussi bien être symptomatique d'une audace, d'une ambition que d'un orgueil mal placé, d'une vanité. Un tel jugement se fera sur la base de l'analyse des autres éléments de l'écriture. »


L’écriture petite

« Dans le cadre d'une petite écriture, on a souvent affaire à quelqu'un qui n'est pas obsédé par sa propre personne, quelqu'un qui se place plus dans l'observation que dans l'action, par opposition à une grande écriture. Cela dénote parfois une minutie, un travail plus important de la pensée.

« Ainsi, cela peut traduire "soit un sentiment de soi sous évalué, soit une prédominance des intérêts intellectuels, ce qui pousse l'individu à se concentrer", estime Martine Tardy. »

 

Les trois zones de l’écriture

Une chose essentielle à prendre en compte dans l'analyse graphologique est la situation de l'écriture dans l'espace. Le graphisme de l'écriture comprend trois zones.

« La hampe est la partie supérieure de l'interligne utilisée pour les lettres comme t ou d. Dans la symbolique graphologique, elle représente l'esprit. Si les hampes sont accentuées dans le graphisme, cela implique un intérêt certain pour le monde des idées, une quête vers l'intellect. Une hampe prononcée pourra ainsi être symbole d'un idéalisme, d'une ambition importante. »

« La zone médiane est la partie centrale qui comprend 13 lettres comme a ou r. Elle représente la sensibilité. Si elle domine, cela peut laisser penser que la personne agit davantage en fonction de ses sentiments et se montre réceptive aux autres. Elle correspond aussi au sentiment de soi.

« Le jambage, la partie inférieure (j ou p) symbolise l'aspect matériel, concret. Si le jambage ressort fortement dans le graphisme, cela peut signifier qu'on a les pieds sur terre, qu'on est plus réaliste qu'idéaliste. Le jambage accentué représentera le besoin de puiser dans des réserves, se ressourcer. »


L’écriture horizontale

« Une écriture horizontale et harmonieuse indique un certain équilibre et une maîtrise de soi. »


L’écriture montante

Une écriture montante « peut indiquer l'optimisme, la confiance en soi. » Et aussi « le signe, selon Martine Tardy, "d'un enthousiasme passager, d'une tendance à s'exalter si c'est fréquent, voire de l'utopie." » 


L’écriture descendante

Une écriture descendante permet de « déceler du pessimisme voire du découragement. » ou « de la fatigue ».


Les marges

« La norme scolaire définit une marge classique à un cinquième de la page. "La marge de gauche symbolise notre relation au passé et celle de droite notre relation avec l'avenir, le monde extérieur", explique Martine Tardy.

« Tout excès dans ces domaines peut donc être analyser comme une difficulté à tirer un trait sur le passé dans le cadre de la marge de gauche et à appréhender le futur dans le cadre de la marge de droite. Si un texte est long et a tendance à buter sur le bas de page, la marge inférieure peut aussi avoir une portée symbolique. "Lorsqu'elle est faible on peut avoir affaire à un impulsif, un passionné qui ne se donne pas le temps et bute sur le bas de page", ajoute Martine Tardy. »


Le blanc et le noir

« Dans l'étude spatiale, la place des espaces et des marges est significative. Ils font partie intégrante de l'écriture. L'analyse graphologique observe ainsi les noirs et les blancs, l'écrit et le non écrit. La façon dont l'écriture occupe la page (de manière dense ou aérée par exemple) représente l'espace personnel.

« Ainsi, "la dominance du noir montre le besoin de prendre possession de l'espace, d'agir, d'imposer sa marque. Lorsque le blanc l'emporte la vie inconsciente domine ainsi que le besoin de solitude, de rêve, cela peut aller jusqu'à l'isolement, la peur des autres et du monde", explique Martine Tardy, graphologue. »

« Un espace bien occupé, à savoir une écriture aérée, peut refléter une certaine rigueur dans le travail, la personne doit avoir les idées claires. Mais si elle est trop espacée, excessive, cela implique une tendance à l'isolement. Une écriture serrée reflèterait quant à elle une personne active, impulsive mais aussi attentive et sensible. »

 


La forme de l’écriture

« La forme de l'écriture a ceci de particulier qu'elle est la partie la plus consciente de l'écriture. Elle est en effet directement influencée par notre vécu. La forme de notre écriture se ressentira donc de l'apprentissage que nous avons fait de la vie et mesurera souvent l'originalité mais aussi l'esprit d'indépendance de la personne. »


L’écriture arrondie

« Dans ce cas, l'écriture arrondie, souple est plus accueillante. Elle reflète une personne plus affective. C'est d'ailleurs souvent une forme très féminine.

« Pour Martine Tardy, elle est synonyme de "charme, séduction, douceur, générosité quand le trait qui l'accompagne est nourri, chaud ou avidité avec des enroulements et un trait plus sec manquant de vie." »


L’écriture anguleuse

« "Une écriture anguleuse indique plutôt une tendance au courage, à la rigueur", expose Céline Bailleul. Mais aussi, souvent rigide, elle peut exprimer une grande combativité mais aussi une difficulté d'adaptation au changement. »

 

L’écriture en guirlande

« La forme des lettres est souvent ce qui saute le plus aux yeux, elle traduit aussi le degré d'affranchissement des modèles scolaires. L'écriture en guirlande, qui se caractérise par des m et des n tracés comme des u, en est un bon exemple.

« "L'effort d'écriture est ici moins important, se caractérise par une facilité, une aisance et une souplesse du geste. On associe souvent à ce type d'écriture des personnes se plaçant dans l'écoute, l'adaptation sans heurts", explique Catherine Dutigny.

« Ce geste d'accueil est ainsi symptomatique d'une grande faculté de réceptivité du scripteur. »


L’écriture continue

« L'école nous apprend à écrire en liant les lettres les unes aux autres. En grandissant, chacun fait évoluer son écriture et exprime ainsi sa personnalité. Dans le cas d'une écriture liée, on peut interpréter une certaine continuité dans la pensée, dans l'activité, mais peut-être aussi un besoin de convaincre.

« On observe parfois des personnes dont l'écriture est caractérisée par une liaison à outrance des lettres et même parfois des mots.

« "La liaison c'est le lien. Cela peut-être le besoin de lier les choses entre elles et/ou d'entretenir des liens avec les autres", explique Catherine Dutigny.

« Poussée à outrance, lorsque la liaison dépasse les 7 lettres, "on peut l'assimiler à une forme de sophisme, une volonté de ne pas casser le lien à tout prix, au risque de tomber paradoxalement dans l'illogisme", ajoute-t-elle. »

L’écriture juxtaposée

Une écriture juxtaposée (avec peu de liaisons entre les lettres) incite à penser que la personne est créative, intuitive et fait preuve d'une grande réflexion. On peut aussi l'interpréter comme une forme d'inhibition, de ralentissement dans l'activité. »

 

L’inclinaison

« En graphologie, la gauche représente souvent le passé et la droite l'avenir.

« Si une personne a tendance à incliner ses lettres vers la gauche, on pourra penser qu'elle est tournée vers son passé, qu'elle se base sur son vécu et a peut-être du mal à se projeter vers l'avenir.

« Si l'écriture penche vers la droite, cela indique une certaine ouverture sur le présent et l'avenir, mais aussi une ouverture sur les autres, un besoin d'aller de l'avant.

« Martine Tardy note ce phénomène intéressant qu'est l'irrégularité dans les inclinaisons et dont on peut déduire que "l'individu est tiraillé entre plusieurs tendances contradictoires, n'arrivant pas à se positionner ni à prendre de franches décisions, préférant des solutions de compromis." »


La pression forte du trait

 « La pression que l'on applique sur la feuille en écrivant renseigne sur l'intensité des instincts, leur constance et leur orientation. 

« Si le trait est appuyé, on remarquera une certaine énergie, une forte personnalité, une volonté puissante. Si la pression est très irrégulière, cela peut se voir comme une résistance aux difficultés. »


La pression faible du trait

« Dans le cas d'une écriture légère, peu appuyée, on peut penser que la personne fait preuve de délicatesse, de discrétion mais on peut également l'interpréter comme un manque de tempérament.

« "L'écriture légère effleure le papier en douceur soit par manque de stabilité soit par souci de préserver son indépendance et de garder sa vitesse d'intervention ; il s'investit moins, mais réagit plus vite. Réceptif, hypersensible, il peut avoir une intuition développée", ajoute Martine Tardy. »


L’épaisseur du trait

« Dans l'étude de la pression, il convient aussi d'étudier la qualité du trait. S'il est épais, il reflètera plutôt la sensualité, une importance de l'instinct. S'il est fin, le scripteur maîtrisera davantage ses émotions. »


La calligraphie

« L'écriture calligraphique est cette celle que l'on nous enseigne à l'école. Ainsi, si l'écriture s'en rapproche beaucoup, cela dénote un certain "manque de personnalisation prouvant la docilité du scripteur face aux règles, sa soumission aux principes établis", analyse Martine Tardy. »

 

La typographie

« "La typographie correspond elle à un geste de simplification de l'écriture, une rationalisation qui, si elle devient excessive peut devenir trop schématique, désincarnée", pour Catherine Dutigny. »

La vitesse de l'écriture

Il n'est pas aisé pour le graphologue, qui n'est pas présent chronomètre à la main lorsque le scripteur se met à l'oeuvre, de juger de la vitesse d'écriture d'une personne. Néanmoins, un faisceau d'indices, constitué de l'observation des simplifications, des finales des mots, de la netteté des traits, permet d'y remédier. »


Ecriture lente

« Une écriture lente sera synonyme de recherche d'esthétique ou de laisser-aller », mais aussi « de précision, de prudence dans l'action, voire dans certains cas de nonchalance.»


Ecriture rapide

« Une écriture rapide symbolisera plutôt une forme de spontanéité, un dynamisme certain. » Mais aussi « une grande vivacité d'esprit, une culture développée. »

Par contre, « une écriture précipitée indique un manque de contrôle de soi. »

 

La signature

« Pour Céline Bailleul, "la signature est un concentré de soi-même, elle représente les espoirs, les doutes, les rêves, les projets." Elle a cette particularité d'être l'expression de sa propre personnalité en ce sens que l'on ne choisit pas sa façon de signer par hasard. "Si la signature est totalement différente de la façon d'écrire, on peut être amené à évaluer différemment la personnalité du candidat", estime la graphologue. Par exemple, si elle est plus inclinée que l'écriture, on y verra une personne plus passionnée qu'elle n'en donne l'impression, qui fait preuve de plus d'élan et de sociabilité qu'elle ne le laisse supposer. La signature est d'autant plus importante qu'elle est la dernière chose lue par le recruteur. Il faut donc qu'elle exprime au mieux la personnalité. S'il est très difficile de modifier son écriture, il est possible de réfléchir à sa signature et d'en élaborer une plus fidèle à soi-même. »

 

« La signature que nous avons est avant tout la projection de notre image, la trace que nous laissons socialement. Ainsi l'adolescent, en recherche d'identité, aura tendance à imiter celle de son père ou de sa mère, modèle en lequel il se projette pour le moment.

« Un autre aspect assez symptomatique de cet état de fait est le temps d'adaptation nécessaire à la jeune femme mariée entre le passage de sa signature de jeune fille à celle d'épouse. Catherine Dutigny explique que "parfois on retrouve la trace de son ancienne et nouvelle identité sociale dans sa signature, un mélange des deux noms." »


Simple

« Il faut d'abord analyser la composition de la signature, le texte et le paraphe (traits, dessins...). Une signature simple, sans paraphe, écrivant simplement le nom, s'observe comme un signe de simplicité, de modestie mais peut aussi être vue comme de l'orgueil. Tout dépend du texte qui précède, la signature seule ne permet pas d'établir une analyse complète. Si le prénom est présent, plus il prend de la place, plus le "moi" en prend aussi. »

Compliquée

« Ainsi, une signature compliquée, hormis le cas de personnes à responsabilités importantes qui craignent la falsification, cache souvent une volonté de donner un type d'image, un certain prestige. Cela peut être interprété comme un manque de confiance en soi ou une peur de se dévoiler. »


Enclavée

« Un autre élément d'analyse plutôt révélateur est l'étude de la finale de la signature.

« "Ainsi une ligne sur laquelle on écrit son nom, sur laquelle on s'appuie, peut traduire le besoin de soutien ou d'affirmation de ce que l'on dit être socialement", affirme Catherine Dutigny.

« De même, "le rail au sein duquel on intègre notre signature peut être une façon de se protéger, de se sentir guidé..."

« C'est la même symbolique que l'on retrouve dans la signature enclavée dans un cercle, pour laquelle le cercle fait office de protection face aux intrusions extérieures. »

 

La position

« L'endroit où l'on place sa signature peut être révélateur. En reprenant la symbolique gauche-droite, une signature trop à gauche pourra indiquer un attachement au passé qui peut conduire à manque d'autonomie et des difficultés à changer ou à s'engager. Si elle est située trop à droite par rapport au texte, elle peut représenter une forme d'enthousiasme et de dynamisme, mais aussi un excès d'impulsivité ou des difficultés à anticiper. »
« La distance par rapport au texte est également significative. "Une signature qui colle au texte va plutôt marquer un besoin du groupe. A l'inverse, une signature éloignée désignera une personne qui a moins besoin des autres, qui peut facilement s'isoler et prendre seule des décisions." »   

Mais cette position peut aussi être interprétée différemment : « Catherine Dutigny explique ainsi que "collée au texte elle peut être interprétée comme une manière de s'impliquer à l'extrême dans ce que l'on écrit".  A l'inverse si elle est plutôt éloignée du texte, cela pourra être considéré comme une prise de recul, "une manière de se mettre en retrait, une façon de se réserver le droit de revenir sur ce que l'on a dit", explique-t-elle. »

« Une fois encore, au-delà de la simple symbolique, le graphologue s'attachera à analyser ce positionnement de la signature à la lumière d'un ensemble d'éléments qu'il observe dans le texte. »

 

L’orientation

« Tout comme pour le texte, l'orientation ascendante ou descendante de la signature a une signification. Une signature montante caractérise davantage les natures actives, l'ambition. Si la montée est excessive, il peut s'agir d'une personne qui présume de ses capacités, qui se surestime. L'orientation descendante marque une tendance à la fatigue, à la lassitude, au découragement. Elle peut aussi indiquer un problème de confiance en soi. »

 


Vous en savez maintenant un peu plus sur la graphologie. N’hésitez pas à aller consulter les deux articles qui donnent des exemples d’écritures. Mais surtout, ne vous prenez pas pour un expert…


La graphologie est un peu plus compliquée…


Cependant, vous aurez l’occasion de vérifier vos premières connaissances demain avec un quiz sur la graphologie…


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Jeudi 3 septembre 2009 4 03 /09 /2009 22:06

Une chronique de Favilla dans Les Echos du 1er septembre 2009 a attiré mon attention. Son titre : « Analphabètes en anglais ». Tout un programme !


Favilla explique : « Chacun sait que les étudiants du monde entier qui souhaitent s'inscrire dans une université anglo-saxonne doivent subir le test TOEFL, qui mesure leur niveau en anglais. On vient de connaître les résultats globaux pour 2008. Les étudiants de 109 pays ont concouru et les Français atteignent, en moyenne, la 69ème  place, au même niveau que les étudiants bulgares. »


L’anglais est effectivement important, car qu’on le veuille ou non, qu’on le déplore ou qu’on s’en réjouisse, l’anglais (ou plutôt un ersatz d’anglais, mais qui reste quand même à base d’anglais…) est la langue internationale et celle du business dans le monde. Ce résultat est effectivement inquiétant. Et encore, ce résultat ne concerne que les étudiants ayant souhaité passer le TOEFL. Le niveau moyen est certainement beaucoup plus bas.


Favilla pose la bonne question : « A quoi est dû ce résultat calamiteux ? ».

Et il tente de répondre. Mais il constate d’abord que le principal intéressé, « l'Education nationale se terre dans un silence gêné »… Le jour où on verra ce mammouth se remettre en question…


Favilla émet trois hypothèses, « après avoir éliminé la pétition ridicule selon laquelle les Français ne seraient pas doués pour les langues ».



La première : « les Français se croient encore au XVIII siècle, lorsque Voltaire parlait sa langue natale à la cour de Suède ou de Pologne ».


Cette première hypothèse me semble exagérée. Même si les français parlent mal l’anglais, de plus en plus le parlent.



Deuxième hypothèse : « certains défenseurs de la francophonie pensent que le meilleur moyen de défendre notre langue, c'est d'ignorer l'anglais. Suggérons-leur de réfléchir à la dégradation simultanée de l'usage de leur langue natale par les Français et de l'usage de l'anglais ».


Je ne vois pas de relation évidente entre l’usage de l’anglais et celui du français. Sauf à dire que le niveau moyen général baisse. Ce qui est réel. Mais ce n’est certainement le fait de favoriser la pratique de l’anglais qui remontera le niveau général. Le problème est beau coup plus vaste.


C’est ce qu’expliquait le philosophe Michel Serres lors d’une interview explosive dans les Echos du 24 août dernier : « Si nous nous étions vus n'importe quand au cours des vingt-cinq dernières années j'aurais pu vous décrire l'ampleur de la tempête que subissent les instituteurs, les professeurs du secondaire et du supérieur. La génération a changé, le savoir a changé, la transmission a changé… Ce que nous avons subi dans l'enseignement est un tsunami de la même importance que ce que vous avez vécu dans la finance. La vôtre de crise a fait plus de bruit, mais la société n'a pas prêté au tsunami vécu par ses enfants une attention à la mesure de l'événement. Elle préfère son argent à ses enfants. Je me dis souvent que les gens ne se rendent pas compte de ce que vont être les prochaines générations adultes. Je vois l'importance de votre crise, les milliards en jeu, l'effondrement de certaines fortunes. Mais avez-vous conscience de l'effondrement des savoirs ? Il n'y a plus de latin, il n'y a plus de grec, il n'y a plus de poésie, il n'y a plus d'enseignement littéraire. L'enseignement des sciences est en train de s'effondrer partout. »


Il a malheureusement raison… J’ai commencé à aborder ce problème dans mes billets ayant pour thème le cerveau droit et le cerveau gauche. J’y reviendrai.



Venons-en à la troisième hypothèse de Favilla, « sans doute la plus solide : l'anglais est enseigné trop tard dans le cursus scolaire. L'expérience prouve que la capacité d'assimilation d'une deuxième langue par les enfants est beaucoup plus grande à l'école primaire, voire dès la maternelle. » Et pour confirmer son propos, il explique : « c'est d'ailleurs ainsi que pratiquent tous les pays, par exemple en Scandinavie, qui ont compris que le bilinguisme est une condition absolue de réussite dans le monde actuel. »


Hélas, le mammouth ne l’a pas encore compris : « Mais, pour suivre leur exemple, encore faudrait-il convaincre l'appareil éducatif, à commencer par les syndicats d'enseignants, de la faillite à peu près complète du système de grand-papa et leur ordonner gentiment d'exercer en CP et non quand c'est devenu trop tard. »


Il est vrai que le fait de commencer une langue très tôt est certainement une bonne chose. Mais il faudrait également que les méthodes pédagogiques soient adaptées aux profils pédagogiques des élèves. Et que l’anglais soit enseigné comme une langue vivante et non comme une langue morte. Shakespeare, c’est certainement très bien, mais savoir demander son chemin en anglais est certainement plus important que de savoir commenter un texte de Shakespeare... On se rend compte de cette aberration lorsqu’on sait qu’au bac S l’anglais est une épreuve écrite…



La conclusion de Favilla : « On objectera que ces chères petites têtes blondes ne parviennent déjà pas à bien parler le français ; alors l'anglais, vous rêvez ! Non, on ne rêve pas. Il est aberrant que la France, 5ème ou 6ème puissance économique traîne à la 69ème place, à l'aune de l'un des critères les plus décisifs pour tenir son rang dans la compétition future. Que dirait-on si nous étions 69ème en maths ? Ce serait une honte nationale et l'on exigerait une réforme radicale. Il est grand temps de réagir de même vis-à-vis de la langue des échanges internationaux et de comprendre qu'être analphabète dans le monde actuel, ce n'est pas seulement ne savoir ni lire ni écrire sa langue maternelle, c'est aussi être nul en anglais. »


Tout à fait d’accord, mais c’est le système scolaire qui est à revoir. Et la réaction que propose Favilla ne restera qu’un vœu pieu. Qui va réagir ? Nos politiques n’ont aucun pouvoir pour faire bouger le mammouth. Et le Mammouth n’a aucune envie de modifier ses méthodes pédagogiques. Il est tellement sûr de sa supériorité…



Que faire ? Comme il n’y a rien à attendre des pouvoirs publics, la seule solution est de se débrouiller seul. Après tout, c’est l’intérêt de chacun d’améliorer son anglais et c’est donc à chacun de se prendre en main..


Si vous êtes étudiant, une bonne solution est de faire une année ou un semestre d’étude dans un pays anglophone.  Même si vous êtes mal classé au TOEFL, vous reviendrez avec un niveau nettement meilleur qu’avant votre départ. La plupart des écoles et universités proposent des périodes d’étude à l’étranger, et avec Erasmus c’est assez bien organisé. N’hésitez pas à en profiter.


Si vous voulez en savoir plus sur les autres moyens d’améliorer votre anglais, je vous renvoie au billet que j’ai publié en début d’année.


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Lundi 31 août 2009 1 31 /08 /2009 22:38

La rédaction d’une synthèse est un exercice important dans le monde professionnel. Or, peu de cadres y sont préparés et sont à l’aise avec cet exercice. Un rapport de 10 ou 20 pages ne sera pas lu. Par contre, une synthèse bien faite de quelques pages peut être d’une efficacité redoutable.

 

Aurélie Fardeau arrive donc à point nommé en donnant quelques conseils dans le Journal du Net : « De la méthode et quelques astuces suffisent pour se prêter à l'exercice » de la synthèse.

 

 

Elle commence par préciser que cette synthèse professionnelle est différente de la synthèse des concours, car son genre est assez libre et doit surtout s’adapter à l’entreprise. Inutile donc de se précipiter sur les nombreux ouvrages qui expliquent comment réussir sa synthèse dans les concours…

 

 

Cible

La première question à se poser est : « Pour qui écrivez-vous cette synthèse ? »

Comme pour tout exercice de communication, il est primordial de bien définir sa “cible”.

Autre point important : « Connaître le degré de connaissance du sujet de son interlocuteur est indispensable avant de commencer. »

 

Il est également important de « savoir à quelle fin l'on vous demande de rédiger ce document. » La finalité du document en orientera le fond et la forme. « Votre synthèse va-t-elle servir à se faire une opinion sur un sujet ? S'agit-il de prendre une décision ? De chercher une solution à un problème ? Sera-t-elle suivie d'un rapport plus approfondi ? Cherche-t-on à vérifier une information ou à remettre à niveau quelqu'un ? »

Il est préférable à cette étape de bien cerner le besoin de la personne pour qui vous rédigez cette synthèse.

 

 

Recherche et hiérarchisation de l’information

Après avoir bien défini sa cible et ses besoins, il convient maintenant de s’attaquer au contenu.

Ala suite de Michelle Fayet, Aurélie Fardeau nous propose un mind mapping constitué de 8 branches « qui répondent aux 8 questions suivantes : qui, quand, quoi, comment, combien, pourquoi (les causes), pour quoi (les objectifs), où. » Ce map s’enrichira au fur et à mesure des recherches. Attention de bien respecter une règle de base du mind mapping : les mots clés. Ne mettez pas de longues phrases, mais choisissez soigneusement le ou les mots clés pour synthétiser une idée. Vous pouvez mettre un référence à laquelle vous pourrez vous référer lors de la rédaction.

 

Une fois l’information récoltée, il est nécessaire, au sein de chaque branche de la hiérarchiser. Vous pouvez surligner les mots clés les plus importants.

 

 

Construction du plan

Maintenant, il est temps de construire le plan de votre synthèse.

Il doit se dégager visuellement de votre synthèse : « Les plus grosses cases méritent une attention particulière ».

Parmi les plans possibles, en voici quelques-uns.

 « La synthèse thématique qui donne une vision d'ensemble. 

 « La synthèse causes-conséquences qui permet d'arbitrer entre plusieurs choix.

  « La synthèse force de propositions qui se conclut par des propositions de solutions. Ce format est moins objectif que les autres car il donne de l'importance à l'avis du rédacteur. "Cela rend néanmoins votre synthèse plus percutante : il est habile de proposer plusieurs solutions en justifiant leur pertinence", estime Michelle Fayet. » 

 

 

Rédaction

Une fois le plan bien défini, il faut commencer à rédiger. Et c’est par l’introduction que vous commencez cette rédaction. Elle est « courte, et doit permettre de préciser le cadre dans lequel est rédigé le document. » Et de manière plus précise, « il faut expliquer le problème ou le besoin qui justifie la synthèse et éventuellement la problématique, s'il y en a une ».

Mais Aurélie Fardeau précise que cette problématique « en aucun cas, elle n'est systématique, la synthèse étant un document plutôt factuel et descriptif ».

 

Pour les paragraphes, il est inutile de vouloir « faire de jolies phrases : visez plutôt la clarté de vos propos. […] Pour cela, faites des phrases courtes. "Je recommande d'éviter les relatives et de limiter les mots de liaison qui donnent l'impression que l'on a fait un travail d'analyse", ajoute Michelle Fayet. Restez factuel et le plus concret possible. »


Concernant la mise en page, Aurélie Fardeau suggère le tableau : « Divisez votre page en trois colonnes. Vous commencerez par le plan détaillé (à gauche), puis l'information présentée de façon synthétique mais rédigée. Dans la troisième colonne vous ajouterez des chiffres clés, des images, des graphiques, des exemples... qui viendront étayer vos propos. » Mais ce n’est pas une obligation.


Et « si vous choisissez une présentation classique, pensez à mettre en valeur les informations clés (chiffres, noms) en utilisant les outils de traitement de texte à votre disposition : encadrés, surlignage, gras... "Votre document offrira ainsi plusieurs degrés de lecture", commente Michelle Fayet. »

Une attention particulière doit être portée aux titres. C’est ce qu’on voit en premier. Ils « donnent la première impression de votre travail. Bâclés, ils peuvent ternir un travail de recherche et de synthétisation conséquent. Ainsi, évitez les titres de cadrage du type 'Contexte' ou  'Historique', trop pauvres. "Au contraire, on peut conférer de la puissance aux titres en donnant de l'information sur le contenu du paragraphe", recommande Michelle Fayet. Limitez votre créativité néanmoins. Sauf culture d'entreprise spécifique, mieux vaut jouer la carte de la sobriété et éviter les titres trop journalistiques, avec des jeux de mots par exemple. »

 


Voici ces quelques conseils qui devraient vous permettre d’améliorer sensiblement votre prochaine synthèse.


Bon courage.


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Vendredi 24 juillet 2009 5 24 /07 /2009 06:00
Lors d'une recherche, pour obtenir les bonnes réponses, il est important de poser les bonnes questions. C'est très vrai lorsqu'on cherche sur Internet et qu'on interroge un moteur de recherche. Les techniques de recherche existent et commencent à être connues.


Mais ce qui va nous intéresser aujourd'hui, c'est le questionnement en "live" en face à face avec un humain (si, si, ça arrive...).


En effet, poser des questions, contrairement à ce qu'on pourrait croire, n'est pas ce qu'il y a de plus facile.



Pour nous guider, le Journal du Net vient de publier un dossier : « Poser les bonnes questions... pour obtenir des réponses ».



D'abord, l'auteur nous explique qu'il faut « assumer ses questions ». Car « l'école ne nous a pas appris à poser des questions mais plutôt à être interrogé ». Dommage...


Il explique : « En général, lorsqu'on a déjà posé deux ou trois questions d'affilé à une personne, on préfère s'arrêter - même si l'on a pas toutes les informations nécessaires - parce qu'on a l'impression que l'échange vire à l'interrogatoire. »


Mais « votre interlocuteur dispose d'un libre-arbitre et peut tout à fait décider de ne pas vous répondre. Tout d'abord, dans le domaine professionnel, il n'y a pas de "vie privée" à protéger. Ensuite, vos questions peuvent au contraire aider votre interlocuteur à exprimer des idées, ce qu'il n'aurait pas forcément fait sans. Gardez à l'esprit que vos demandes, loin d'importuner, peuvent être des conducteurs permettant d'enrichir une réflexion ou une discussion. »


Bref, « questionner n'est pas déranger ».



Ensuite, pour bien questionner, il faut « se préparer et s'entraîner ».


Et pour cela, il faut commencer à « lister ses questions pour ne rien oublier ».


« Pour un entretien, un rendez-vous ou une réunion, il faut donc préparer une provision de questions, cinq ou six. Les formaliser par écrit auparavant permet de les améliorer et d'éviter les questions-affirmations à rallonges.


« Pour cela, reprenez simplement l'objet de la réunion ou de la rencontre et notez ce que vous en attendez : de quelles réponses avez-vous besoins ? Quels chiffres ? Quelles décisions ? Quelles confirmations ? Notez également toutes les questions qui vous viennent à l'esprit. Mieux vaut ensuite garder ce document sous les yeux : nourri par un flot d'information, vous risquez d'atteindre la satiété même si vous n'avez pas toutes les informations que vous désirez. Votre liste vous rappellera à l'ordre. »


Une fois les questions préparées, il faut bien les poser et pour cela il est nécessaire de « s'entraîner ».


« Si c'est l'exercice oral qui vous pose des difficultés, vous pouvez vous entraîner en vous filmant lors d'une discussion. Visionnez l'enregistrement puis analysez comment vous avez tendance à formuler vos questions. Une fois vos habitudes repérées, entraînez-vous à reformuler vos propos avec différents types de questions.


« D'autres exercices peuvent vous aider à stimuler votre capacité à rebondir sur un discours. Par exemple, écoutez ou regardez un reportage à la radio ou à la télévision et efforcez-vous de trouver des questions à poser au journaliste. Dans le domaine professionnel, essayez dans un premier temps de noter les questions des autres et même si vous ne les formulez pas à voix hautes, tâchez d'en trouver une ou deux supplémentaires. Vous verrez, c'est une capacité qui se travaille jusqu'à devenir un réflexe. »



Avec ou sans entraînement, il faut de toutes manières se lancer... : « ouvrir et entretenir le dialogue ».


Voyons d'abord les différents types de question.


« Certains types de questions sont particulièrement efficaces pour ouvrir un échange, initier une conversation, d'autres permettent de relancer... En voici quelques exemples :


« Les questions relais ou de poursuite. Elles sont très importantes car elles facilitent la discussion. Repartant de la réponse qui précède, elles incitent à la développer et l'enrichir. Vous emploierez par exemple les formules : "Dans quelle mesure ?", "C'est-à-dire ?", " Dans quel cas ?", "Sur quels critères ?", "Par exemple ?", "Qu'entendez-vous par... ?"...


« Les questions ouvertes. Elles appellent une réponse développée. "Qu'est-ce que ?", "Que ?", "Quel ?". Par exemple "Comment ?" est une question concrète qui oblige à décrire de manière structurée ou bien suscite l'imagination de l'interlocuteur. "Pourquoi ?" est souvent accusateur en français car posé avec une tournure négative. L'interlocuteur se met souvent sur la défensive. Il faut donc ne pas trop l'employer, ou bien tourner la question de manière positive. L'une des questions ouvertes les plus utilisées est "qu'en pensez-vous ?". 


« Les questions miroir. "C'est faire preuve d'empathie que de les utiliser", explique Lionel Bellenger. Ces questions reprennent tel quel, sur la forme interrogative, un mot ou un morceau de ce que l'autre a dit. Elles permettent de montrer à son interlocuteur que l'on suit sa pensée et qu'on est sur le même terrain. S'il ne faut pas en user systématiquement, son usage est efficace, particulièrement en situation conflictuelle.


« Les questions de reformulation. Elles visent à s'assurer que l'on a bien compris ce qui a été dit et à aider l'autre à préciser sa pensée. En reprenant ce qu'il vient de dire, on l'amène à énoncer son idée avec d'autres mots. Ainsi, on vous dit "Je trouve que Paul n'est pas très sympa". Vous interrogez : "tu veux dire que tu n'arrives pas à travailler avec lui ?". Votre interlocuteur pourra ainsi se rendre compte que ses propos ont été mal interprétés et préciser, ou au contraire confirmer votre impression. »


Cette première série de questions permettait de dialoguer. Mais « d'autres catégories de questions sont plus directes et péremptoires. Elles appellent des réponses précises et de l'information concrète.


« Les questions fermées : Elles sont utilisées pour obtenir un "oui" ou "non". Parmi les formules courantes, on trouve : "Est-ce que ?", "Pensez-vous ?", "Pouvez-vous ?"... Ces questions se déclinent également pour les réponses à choix multiple, où le répondant n'a finalement guère la possibilité d'exprimer sa spontanéité. Les questions fermées ne créent en effet pas de dialogue mais assurent l'obtention d'informations.


« Les questions informatives ou précises : "Qui ?", "Quoi ?", "Quand ?", "Où ?", "Combien ?", "Lequel ?", "Par quels moyens ?"... La réponse, d'ordinaire unique et factuelle, peut s'avérer "indisciplinée" ou polluée par des commentaires non suscités par la question. Attention à faire en sorte que ce type de question employé systématiquement ne tourne pas à l'interrogatoire.

Cependant, « attention, les questions fermées ou précises peuvent ouvrir sur des questions répliques en guise de réponse.  Elles sont d'ordre conflictuel et bloquent l'échange : l'interlocuteur répond par une autre question, de manière défensive ou pour gagner du temps dans certains cas. Mieux vaut alors mettre les choses à plat et faire comprendre à l'autre qu'à ce rythme là, la discussion ne va pas avancer. »



Dernier point, il faut « maîtriser la réponse », car « le format de la réponse est bien souvent induit par la manière dont est formulée la question. ».


Point à noter : « la première question est souvent la plus importante car elle agit sur la suite de l'entretien. »


« Il existe deux manières de poser des questions. La première, à la façon d'un interrogatoire, repose sur un questionnement rigide, froid, directif et fermé. Néanmoins, elle présente l'avantage d'être factuelle, précise et rigoureuse. La deuxième au contraire, basée sur un échange de type conversationnel, est coopérative et souple. Cependant, elle reste plus vague.


« La première technique peut être efficace par exemple face à un collaborateur qui a des difficultés à cerner ce qui vous importe et qui vous noie sous l'information. En précisant votre besoin avec questions précises, vous l'aiderez dans sa démarche. De même face à une personne timide. En la dirigeant et la poussant à donner des réponses factuelles, vous la libérez d'un poids et lui permettez de parler plus facilement. Néanmoins, si vous souhaitez susciter la créativité ou des critiques, vous devrez laisser plus de liberté à vos interlocuteurs. Usez alors de questions ouvertes. Leur formulation est également plus appropriée pour évoquer des sujets difficiles à aborder : des craintes, des problèmes relationnels... Des questions ouvertes permettent de délier la parole et de faire ressortir des éléments qui n'auraient pas été évoqués avec une question plus directe. »



Une fois abordé les principes du questionnement, il est important de voir les questions « délicates, voire négatives, bien qu'elles puissent être utiles ».


« Les questions suggestives. Elles empoisonnent et polluent la conversation car elles influencent la réponse. Elles s'appuient sur des tournures interrogatives du type "Ne pensez-vous pas ?". Cela revient à faire les questions et les réponses : "Qu'est-ce qui vous gène, c'est le prix ?", "Pas de questions ?". On empiète chez l'autre, on pense à sa place, sans chercher à le comprendre. "C'est souvent ce qui se passe du côté des recruteurs, observe Lionel Bellenger. La fiabilité de la réponse est mise en cause. Ces questions sont d'une grande maladresse."


« Les questions pièges. Elles servent à déstabiliser, mettre en difficulté, provoquer, faire douter les personnes trop sûres d'elles. "C'est André Malraux qui disait que les questions peuvent être des revolvers", cite l'expert. Leur finalité est perverse, mais elles sont régulièrement utilisées par les recruteurs, les acheteurs professionnels, la police judiciaire... Elles dénigrent, prêchent le faux pour connaître le vrai à l'image de l'exemple suivant :

"- Il faisait beau à Lyon dimanche dernier ?"

"- Non, il pleuvait."

"- Qu'est-ce que vous faisiez là-bas ?"


« Il ne faut pas en faire une pratique systématique mais ces questions trouvent leur utilité dans certaines situations comme dans un entretien de recrutement ou en situation de négociation. »



Maintenant, avec tous ces conseils, il vous sera plus facile de poser des questions pertinentes, avec la bonne formulation pour obtenir la bonne réponse.


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Jeudi 18 juin 2009 4 18 /06 /2009 23:54

Solveig Jammes vient de publier un dossier intéressant dans le Journal du Net : « A chacun son sport pour être meilleur dans sa vie pro ».


Il explicite : « Vous avez des difficultés à vous affirmer au travail, à accepter le changement, à travailler en équipe... Vos points faibles, vous les connaissez très bien posent problème dans votre carrière. Malheureusement, malgré les formations, les bilans de compétences, la lecture des ouvrages professionnels..., rien n'y fait : vous n'arrivez pas à progresser.

« Et si une activité comme l'équitation, la voile, l'accrobranche ou la randonnée avait le pouvoir de vous faire dépasser vos limites

Finalement « sport et management utilisent les mêmes ressources... et se complètent à merveille. »


Voici les 10 sports que propose Solveig Jammes.



Le tir à l'arc


Un sport pour améliorer sa concentration.


« Le tir, que ce soit à l'arc ou au pistolet, peut beaucoup apporter aux cadres qui travaillent dans un environnement dynamique, stressant, où l'interactivité et la réactivité sont très fortes. "Savoir faire preuve d'un bon niveau de concentration, arriver à mettre de côté tout le reste autour est en effet un atout important", assure Guillaume Fernandez.


« Le tir à l'arc développe aussi le goût de l'effort, la persévérance et impose une grande rigueur, ainsi qu'une bonne dose de maîtrise de soi. »


La chute libre


Pour surmonter sa peur et gagner en confiance.


« "Le saut en parachute ou le parapente sont un bon moyen de se fixer un challenge personnel au-delà duquel on se sent ensuite capable de faire plein de choses", explique Alyne Bouix. En plus des sensations vertigineuses, ce qui marque le plus, c'est de se dire : "je l'ai fait !".


« Ce sport apporte donc un bon coup de pouce pour gagner de la confiance en soi et en ses possibilités. Vous avez envie de vous transcender, n'hésitez plus : sautez ! »


 

La course d'orientation


Pour affirmer son leadership.


« Devenir un leader, c'est-à-dire quelqu'un qu'on a envie de suivre, est l'idéal de tout manager.


« Sachez que la course d'orientation peut vous y aider. Equipé d'un paquetage, de plans, d'éléments à résoudre, vous partez en compagnie de coéquipiers à motiver : l'analogie avec le travail est directe.


« "Les commerciaux notamment apprécient beaucoup cette activité. Elle implique d'aimer le challenge, d'être visionnaire et engendre une dynamique gagnant-gagnant", indique la coach.


« Par ailleurs, cette activité développe la capacité à prendre rapidement des décisions et le sens de l'observation... même si le tout reste très ludique ! »



Le karting


Pour la maîtrise de soi est des risques.


« Pression du résultat, nécessité de monter en puissance, maîtrise progressive de la prise de risque... « Des leitmotivs au bureau ? Ce sont les mêmes pour le karting ou les circuits automobiles.


« "Cette activité impose au cadre de maîtriser la pression du temps et d'améliorer ses performances en permanence. Le karting peut également être organisé en équipe, ce qui permet à la fois d'associer la notion de cohésion à ce sport individuel", indique Alyne Bouix.


« A cette notion de dépassement de soi, il faut ajouter la dimension maîtrise de soi : c'est elle qui dicte jusqu'où aller dans la risques à prendre.  A vos marques... »



La voile


Pour la cohésion d'équipe


« Avec le nombre croissant de fusions, beaucoup de cadres se trouvent en situation de collaborer avec leurs ex-concurrents. "Si cela paraît facile sur le papier, dans la réalité, apprendre à partager ses connaissances et transmettre son expertise est un exercice délicat", explique Alyne Bouix. N'a-t-on pas tendance à se sentir alors dépossédé de son savoir ?


« La voile et le rafting sont des sports qui aident à assimiler le bien fondé de cette notion de cohésion. "Tout seul, sur un bateau, on n'est rien. C'est le groupe qui fait la dynamique. Un expert ne vaut quelque chose que dans le partage".


« Autre leçon : il n'y a qu'un seul barreur sur le bateau. Les batailles de chefs sont à proscrire! »


Les arts martiaux


Pour se maîtriser, résister à la pression et faire face à l'agressivité.


« Confronté à un environnement de travail stressant, à des relations professionnelles difficiles, voire agressives, tout le monde vous conseille de vous endurcir, de gagner en combativité pour renforcer votre leadership.


« Et plutôt que vous tourner vers la boxe où l'on répond à la violence par la violence, si vous optiez pour la voie des arts martiaux ? "Qu'il s'agisse du karaté ou du judo, l'esquive et la maîtrise de soi sont au cœur de l'esprit de ces disciplines. S'initier aux arts martiaux permet donc aux cadres d'apprendre à parer les coups psychologiquement", explique Alyne Bouix. Idem pour l'art du sabre japonais : ce n'est pas la violence avec laquelle on manie le sabre qui est importante, c'est sa maîtrise. »



L'équitation


Pour ne pas avoir peur du changement.


« Le changement, c'est plus fort que vous, mais cela vous angoisse. Qu'il s'agisse d'une nouvelle méthode ou d'un nouvel outil, vous avez l'impression de perdre vos repères. Initiez-vous aux joies de l'équitation.


« "Elle apprend au cadre à composer avec un tiers, le cheval, dont les réactions peuvent être déstabilisantes. Il lui faut donc apprivoiser sa monture et savoir lui faire confiance", explique Guillaume Fernandez, de MS & Co.


« Autre activité à recommander : la plongée sous-marine. Vous évoluez dans un milieu totalement différent, vous devez tenir compte de ses contraintes, communiquer différemment. Une manière de bouleverser ses repères de façon ludique. » 



L'accrobranche


Pour s'affirmer et savoir prendre des risques progressivement.


« Vous vous mettez en retrait, vous avez du mal à vous affirmer en milieu professionnel et à chaque formation et entretien annuel, on vous conseille d'améliorer votre assertivité ? Pour autant, il est hors de question pour vous d'aller sauter d'un pont à l'élastique ?


« L'accrobranche est l'activitéqu'il vous faut : elle vous apporte son lot de situations périlleuses telles que les descentes en tyrolienne, les ponts supendus, les filets... ce qui vous apprend à gérer votre peur du vide. En montagne, les via ferrata offrent l'équivalent avec des parcours sur les parois rocheuses. "L'avantage de ces activités c'est qu'elles proposent des parcours simples pour prendre confiance progressivement", indique la coach. »



Le yoga


Pour savoir lâcher prise.


« Ecartelé entre des objectifs élevés et des contraintes concrètes importantes, vous n'arrivez pas à vous détacher du détail et à conserver en toute occasion un peu de recul. Or, en tant que cadre, si on vous demande d'être proche du terrain, votre rôle consiste aussi à anticiper, à innover, à prendre de la hauteur.


« "La sophrologie, le yoga, le qi gong, le tai chi chuan sont des activités qui peuvent aider à retrouver sa sérénité via la gestion des tensions", indique Alyne Bouix.


« Elles permettent de cultiver une ouverture d'esprit, de gérer ses émotions et de gagner en confiance. Ce qui vous mettra sur les voies de ce fameux lâcher prise.



La randonnée


Pour savoir prendre du recul.


« Vous avez l'impression que votre vie professionnelle déborde sur tout le reste, que vous avez besoin de relâcher la pression et de prendre du recul... Les chemins de randonnée vous tendent les bras.


« "Beaucoup de managers sont dans le trop plein : trop de pression du résultat, trop de responsabilités, trop d'attentes des actionnaires. Partir randonner permet ainsi de se retrouver sur le plan personnel et de se ressourcer", indique Alyne Bouix.


« Au-delà de la dimension religieuse, les chemins de Compostelle correspondent bien à cette démarche. "C'est une véritable démarche initiatique, qui correspond à un besoin de réflexion à un instant T de sa vie". »



Conclusion


En fait, chaque sport présente des aspects qui sont intéressants pour renforcer les aptitudes des managers.


Souvent, les managers exercent déjà un sport, ne serait-ce que pour se maintenir en forme. Mais bien souvent, ils n'en retiennent pas toutes les leçons : il y a une rupture entre le monde professionnel et le mondes des loisirs. Une fois sorti des vestiaires et passé la porte de l'entreprise, le meilleur équipier peut se transformer en véritable "sale con"...


Avant de choisir un sport pour s'améliorer, il est préférable de s'examiner pour vérifier la cohérence de son attitude entre le monde des loisirs et le monde professionnel, puis de valider l'axe d'amélioration...


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Lundi 1 juin 2009 1 01 /06 /2009 23:28

Régulièrement, les médias traitant du management constatent que le manque de sommeil est une caractéristique actuelle, avec comme conséquence une perte d'efficacité.



C'est ainsi que dans le Journal du Net, en mars 2008, Mathilde Regnault avait publié un dossier ayant pour titre : "Les français manquent de sommeil". Le constat est là : « en 40 ans, les français ont perdu une heure de récupération ».



Dans Les Echos, il y a quelques jours, Didier Burg publiait un article intitulé : "Les nuits blanches des cadres coûtent cher aux sociétés".



Et dans un de mes derniers billets, "Travailler dans l'urgence", je mettais l'accent sur l'importance d'une bonne hygiène de vie pour pouvoir réagir de la meilleure manière à une situation d'urgence.



Je reviens sur l'article de Didier Burg.


D'emblée, il pose la question : « La sieste sera-t-elle bientôt obligatoire dans les entreprises? »


Car ce serait « une solution qui aurait le mérite de remédier aux coûts exorbitants causés par le manque de sommeil des cadres stressés par la crise actuelle. »


Il est vrai que les conséquences ne sont pas négligeables : « Perte de concentration, enthousiasme érodé, jugement altéré, impatience avérée, autant de symptômes qui se traduisent par un manque à gagner pour l'entreprise. »



Il faut effectivement dormir environ 7h30 à 8h par jour. Et si on ne peut pour diverses raisons, dormir le temps imparti, la sieste peut être une bonne alternative. Faire une sieste de 10 à 20 minutes par jour peut permettre de ne dormir que 6h par nuit...


Mais la sieste, même si on en parle de plus en plus, n'est pas dans les mœurs des entreprises françaises. C'est même un sujet tabou. Alors que c'est une institution dans d'autres pays.


Pourtant, c'est un moyen qui permet de rester concentré en début d'après-midi et d'éviter la somnolence lors de réunions d'après déjeuner...


C'est donc un excellent moyen de garder tout son potentiel de travail.



Ayant besoin de beaucoup de sommeil, j'ai expérimenté la sieste et ça fait un an environ que je fais 15 minutes de sieste tous les midis, juste après le déjeuner. Cela m'a permis de ne plus avoir de coup de barre en début d'après-midi. Mais plus important, ces 15 minutes me font gagner 2 heures de sommeil par nuit, ce qui me permet de tenir ce blog...


Comment est-ce que je fais ?


J'ai la chance d'avoir conservé mon bureau individuel. Il est vrai que faire la sieste dans un open space n'est pas facile...


Je mets la minuterie de mon mobile sur 15 minutes et je me mets en position "relax" dans mon fauteuil.


J'ai essayé plusieurs temps de sieste : de 10 minutes à 20 minutes. Et pour moi, le meilleur temps c'est 15 minutes. Mais je sais que pour certains, 10 minutes sont suffisantes.


La plupart du temps, je m'endors (d'où l'importance de la minuterie). Certains n'utilisent pas de minuterie, mais pour moi, c'est la garantie de ne dormir que 15 minutes maximum.



Si vous ne disposez pas d'un bureau pour faire votre sieste, vous pouvez la faire dans votre voiture (c'est une pratique faite par de nombreux commerciaux), ou essayer d'avoir une salle de réunion.



Il est vraiment dommage que cette pratique ne soit pas plus répandue, car c'est un bon outil d'efficacité personnelle.


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Vendredi 29 mai 2009 5 29 /05 /2009 23:53

Dans certaines entreprises, travailler dans l'urgence est une habitude... Je connais une petite entreprise qui doit livrer tous les jeudis des pièces à un client. Eh bien, c'est toujours le mercredi soir que les responsables s'enquièrent de ce qu'il y a à livrer, alors que le besoin du client est connu depuis plusieurs jours... Chacun doit donc arrêter immédiatement ce qu'il fait et fabriquer de suite pour le client, afin que les pièces partent le jeudi matin. Et le jeudi matin, après quelques heures supplémentaires et beaucoup de stress, tout le monde est content, car une fois de plus, on a réussit un exploit... Un exemple caricatural ? Pas tant que cela... 


Mais cela dénote avant tout un problème général d'organisation.


Cependant, dans les entreprises organisées correctement, il est courant de devoir travailler dans l'urgence, car il est impossible de tout prévoir.

Et ce n'est pas toujours facile.



Pour nous aider, Séverine Leboucher vient de publier un dossier très intéressant dans Le Journal du Net : "Savoir travailler dans l'urgence".


En introduction, elle explique : « Une réunion de direction à improviser pour le demain, un dossier d'appel d'offres à monter pour la semaine prochaine, un rapport à rendre hier... Dans bien des situations, travailler est devenu une course contre le temps. Et ce n'est pas toujours dû à une charge de travail croissante mais au besoin que tout aille plus vite. Pour faire face à ces coups d'accélérateur, tant physiquement que psychologiquement, et obtenir le meilleur de ses équipes, il faut garder la tête froide. »



Voici un résumé des « bons réflexes » qu'elle nous propose d'acquérir ou renforcer lorsqu'on est amené à travailler dans l'urgence.


Reconnaître les vraies urgences


C'est le premier réflexe à avoir : « Entre une situation de crise qui menace la vie de l'entreprise et les ultimatums irréalistes d'une hiérarchie qui a besoin de se rassurer, il y a tout un éventail de cas qu'il convient d'examiner avant de se jeter tête la première dans l'action. »


Donc, il est important de faire le tri dans les urgences.


Garder son sang-froid

Une fois reconnue une vraie urgence, il ne faut pas perdre ses moyens : « La décision est tombée : vous devez répondre à un appel d'offres pour la semaine prochaine, préparer une présentation d'une heure pour le lendemain matin, régler le problème d'un client furieux dans l'heure. Il s'agit d'abord de ne pas paniquer. Gérer l'urgence, c'est avant tout maîtriser les effets pervers de son stress. »


Rester maître du temps

Qui dit urgence, dit lutte contre le temps : « Dans une situation d'urgence, le stress est généré par le manque de temps. Outre les techniques classiques de gestion du stress, il faut donc travailler directement sur cette perception du temps. "Il faut commencer par accepter qu'il puisse ne pas être une contrainte, explique Laurent Combalbert, consultant en gestion des crises, ancien officier du Raid et auteur du "Guide de survie du manager". C'est seulement un paramètre parmi d'autres." 


« Durant la phase de pression, la maîtrise du temps est stratégique. Cela commence par un bon rétroplanning ».


Créer de bonnes conditions de travail

Bien gérer son temps permet plus facilement de faire face à une situation d'urgence : « Pour faire face à une urgence, il faut s'être mis dans les meilleures conditions de travail. Il s'agit déjà d'avoir auparavant bien géré son temps. » 


Travailler dans l'urgence nécessite une forte consommation d'énergie ponctuelle. Pour se permettre ce surplus d'énergie, il est nécessaire d'être en pleine forme : « L'urgence impose un rythme de travail auquel le corps n'est pas obligatoirement habitué : il faut parfois veiller tard, se lever tôt, travailler le week-end. "Pour faire face, prendre café sur café ne suffira pas : il faut avoir une bonne hygiène de vie", recommande Laurent Combalbert. C'est-à-dire faire régulièrement du sport pour reprendre contact avec son corps, manger sain et dormir suffisamment. C'est la condition pour conserver ses capacités intellectuelles et de concentration sur la durée. Savoir se ménager des pauses durant la phase sous pression est également conseillé. 


« Enfin, travailler dans l'urgence demande de savoir résister psychologiquement. Le projet ne se déroule pas comme vous le vouliez ? De nouveaux obstacles apparaissent ? Vous avez l'impression de ne pas avancer ou de ne pas trouver les bonnes solutions ? Pour faire face à la sensation de découragement et d'échec, Laurent Combalbert recommande la méthode de "l'avocat de l'ange". "On sort mentalement du cadre et on dresse la liste de ce qui est positif dans la situation." Bref, on fait taire "la voix du diable".


Autre point important, c'est l'entraînement : « Pour garder confiance, il est également bon de s'appuyer sur des process bien rodés. Tous les professionnels qui évoluent en situation d'urgence suivent des entraînements visant à leur faire acquérir des réflexes : les pilotes de ligne en cas d'avarie de matériel, les policiers en cas de prise d'otages, les urgentistes face à un afflux massif de victimes par exemple. »


L'entraînement pour faire face à des urgences n'est pas courant dans les entreprises, car les conséquences ne semblent pas aussi vitales que pour les pilotes de ligne ou les urgentistes. Et finalement le travail en urgence semble faire partie de la fonction de chaque employé. Pourtant, cela permettrait certainement de faire face à ces situations de manière beaucoup plus efficace.


On peut, cependant, considérer chaque situation d'urgence comme un entraînement. On verra plus loin comment faire cet entraînement en profitant du débriefing de ces situations.


Apprendre à décider dans l'urgence

Une fois dans une situation d'urgence, il faut la plupart du temps décider. Mais ce n'est pas si simple : « Pour un manager, travailler dans l'urgence, c'est aussi savoir trancher rapidement entre plusieurs options. Et les écueils sont nombreux.


« Difficile de prendre du recul quand on a le couteau sous la gorge. C'est pourtant ce qu'il faut s'efforcer de faire, grâce aux techniques de développement du sang-froid. Ne pas avoir beaucoup de temps pour se décider ne veut pas dire qu'il faut se précipiter. »


« Face à la peur de se tromper, on peut également être tenté de ne pas prendre de décisions. [...] Pour bien décider en situation d'urgence, il faut donc, plus que jamais, écouter les autres au maximum puis se fier à soi-même. »


Maintenir une saine communication

Autre point important à ne pas négliger, c'est la communication : « Sous l'effet de la pression, les relations interpersonnelles peuvent vite dégénérer en conflit. Pour préserver le groupe, il est essentiel de maîtriser la communication.


« Et c'est avant tout le rôle du manager. Celui-ci doit en premier lieu se surveiller lui-même et apprendre à ne pas transmettre de stress. [...] C'est vrai dans son discours mais également dans sa communication non-verbale. »


Gérer les lendemains

Un bon moyen de s'entraîner est de considérer les situations d'urgence auxquelles on est confronté à la fois comme une situation réelle, mais aussi comme un entraînement. Pour cela, rien de tel que de faire un bon débriefing. « Ça y est : le dossier est rendu, le problème du client réglé, la réponse à l'appel d'offres envoyée. Il s'agit de ne pas laisser lettre morte cet épisode d'urgence et de réaliser un débriefing. [...] L'idée est d'identifier les problèmes qui se sont présentés : défauts dans l'organisation, manque de coordination ou d'anticipation, comportements trop agressifs de certains sont autant de points à aborder. Si l'on a des griefs sur une personne en particulier, on préfèrera toutefois un échange en tête à tête avec son manager.


Et deuxième étape essentielle : « Il ne faut pas oublier de se débriefer soi-même. Ai-je gardé mon sang-froid ? Quand me suis-je senti le plus vulnérable ? Quelle a été ma première réaction ? Comment les autres m'ont-ils perçu ? Comment me suis-je sorti des contretemps ? Si cette expérience s'est révélée plutôt négative, c'est peut-être parce qu'une routine trop grande s'est installée dans votre travail et vous empêche de faire face aux aléas. Il faut alors développer votre adaptabilité et varier ses méthodes de travail. 

« Inversement, aimer travailler en situation d'urgence présente de vrais avantages mais également quelques inconvénients dont il est bon d'avoir conscience. Il faut ainsi rester vigilant à ne pas créer soi-même les urgences. Outre que ce sont des situations fatigantes pour le corps, elles peuvent être problématiques lorsqu'on doit travailler en équipe. "Dans les phases d'urgence, on a l'impression que l'on existe vraiment, que notre travail a un sens, ajoute l'expert. Mais cette valorisation ne doit pas être une justification du recours à l'urgence." »



Après ces "réflexes" qu'il est bon de cultiver, Séverine Leboucher donne quelques réflexes qu'il vaut mieux éviter.


Suivre le tempo impulsé par les nouvelles technologies

Les nouvelles technologies avec leur rapidité à transmettre l'information augmentent souvent le stress en situation d'urgence. Il faut donc apprendre à les maîtriser... « Vous êtes concentré sur votre reporting du mois quand une fenêtre de votre messagerie électronique vous annonce la réception d'un email de votre direction. Serein, vous vous dites que vous traiterez la question une fois votre travail terminé. Mis à part qu'entre-temps, une conversation écrite s'engage entre différents destinataires de l'email. Vous n'avez plus le choix, vous devez régler cela tout de suite. Ce qui est vrai avec l'email l'est tout autant avec le téléphone. Et cela peut devenir envahissant quand votre smartphone vous suit jusque chez vous. Face à cette accélération de la communication, savoir trier ce qui est urgent de ce qui ne l'est pas et expliquer cela à son manager est d'autant plus essentiel.


Confondre urgence et précipitation

« C'est une chose de devoir travailler rapidement, cela en est une autre d'accomplir ses tâches le plus vite possible. Le temps n'est qu'un paramètre parmi d'autres. Pour prendre une décision par exemple, on raccourcira les délais de validation, on accélérera la remontée d'information mais on ne négligera pas l'étude des différents scénarios. » 

Sortir de son périmètre

Que chacun fasse ce qu'il a à faire et ne sorte pas de son périmètre. « Pour qu'une équipe soit efficace en situation de crise, chacun doit avoir une connaissance précise de ce qui fait partie de son rôle et s'y tenir, sauf ordre contraire de la hiérarchie. Au risque sinon de s'essouffler dans une série de petites tâches que, dans la précipitation, on fera toutes mal. Cela ne veut pas dire qu'il faut écarter toute prise d'initiative : en l'absence d'un décideur, le N-1 doit savoir prendre la relève et décréter les mesures qui s'imposent.




Et à la fin de son dossier, pour approfondir la question, Séverine Leboucher renvoie à trois interviews de personnes ayant l'habitude des situations d'urgence.


Il s'agit d'abord de Jean-Louis Fiamenghi, chef du Raid, qui conseille dans toute situation d'urgence de conserver une perception générale.


 

Puis de Philippe Olivier, médecin urgentiste, pour lequel, l'important est de maîtriser la technique de base



Enfin de Jérôme Bansard, commandant de bord, pour qui l'essentiel est de s'entraîner pour apprendre à réagir.


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Lundi 20 avril 2009 1 20 /04 /2009 06:00
En cette période de crise, chacun cherche à acheter moins cher. C'est une tendance de fond et qui risque de perdurer. Les magasins low cost n'ont jamais eu autant de succès.

Sur Internet, il est également possible de faire de bonnes affaires.

Le Journal du Net vient de publier un dossier « Les bons plans pour acheter moins cher sur Internet ».


Le premier plan proposé est le "cashback" qui permet aux membres de ces sites « de récupérer une partie du montant de leurs achats en ligne. De nombreux sites de ce genre existent, mais tous ne sont pas égaux en terme de rémunération. »


Si cela vous intéresse, vous pouvez aller voir le site Fabuleos qui « fait partie des meilleurs sites français de cashback ».


Deux mots sur la manière dont ce site fonctionne : « concrètement, dès qu'une commande est passée via le site Fabuleos, sur l'un des sites marchands référencés, le e-commerçant verse une commission à Fabuleos. Ce dernier s'engage ensuite à vous reverser jusqu'à 100% de cette commission. »



Le deuxième plan concerne « les fameux bons de réduction et autres codes promos que la plupart des sites de vente en ligne proposent et qu'il est possible de se procurer aisément. Ces bons permettent de bénéficier de rabais (en pourcentage ou en euros) au moment de l'achat. »


Le JDN propose 3 sites : code-reduction.fr, code-promotion.comPlanReduc.com.


Mais attention, « vérifiez sous quelles conditions cette remise vous sera accordée. En effet, la plupart du temps, il faut qu'il y ait un minimum d'achat (sauf quelques rares cas). Le code promo peut également n'être valable que sur une période limitée ou bien uniquement sur un produit spécifique ou une sélection de produits (électroménager, TV, Hi-Fi...). Il peut par ailleurs être réservé aux acheteurs déjà clients du site. »




Le troisième plan ce sont les comparateurs de prix. « Ces moteurs de recherche spécialisés permettent de comparer les prix pour un produit donné. Exemple : si je souhaite acheter une TV LCD, je vais sur un comparateur, je rentre le nom du produit que je souhaite acquérir, et je lance la recherche. J'aurai alors accès à une liste de prix pratiqués par les différents sites de vente en ligne. »


Le JDN propose quelques comparateurs de prix : Kelkoo.fr (en partenariat avec L'Internaute.com),  Ciao.frAchetezFacile.comAcheter-Moins-Cher.com, LeGuide.com.



Enfin, le dernier plan concerne les "ventes privées". C'est certainement le plan le plus intéressant : « il y a quelques années, seulement un ou deux sites de ventes privées se battaient en duel. Désormais, le marché est totalement saturé en France, ces sites ayant poussé comme des champignons. »


Ils « offrent ainsi l'opportunité d'acheter les produits des plus grandes marques à des prix introuvables sur le marché. »


Ils « organisent les ventes de produits des plus grandes marques internationales, pour une durée limitée de 2 à 3 jours en proposant des remises allant de 50 à 70% par rapport aux prix publics. »


Un point sur lequel il faut être vigilant : « Devant le succès grandissant des ventes privées et devant le nombre impressionnant d'inscrits, sur certains sites il n'est pas rare qu'au bout de quelques minutes après le début de la vente, tous les produits soient déjà épuisés. Les premiers arrivés sont donc les premiers servis. »


Quelques sites de "ventes privées" proposés par le JDN : Vente-privee.comAchat-vip.com, Vente-unique.com



Il me reste à vous souhaiter de bonnes affaires...


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Vendredi 20 février 2009 5 20 /02 /2009 23:34

Qui n'a regretté d'avoir oublié une information importante après s'être présenté rapidement à un interlocuteur important ?

En effet, savoir se présenter en deux minutes est un véritable art qui ne s'improvise pas. Et qui devient de plus en plus indispensable.

Le Journal du Net propose un dossier pour nous aider dans ce travail plus difficile qu'il n'y paraît au premier abord.


 

Préparer sa présentation


Il convient, tout d'abord, de déterminer les points-clés de sa présentation : « Une partie du travail en amont consiste tout d'abord à définir 4 à 5 compétences clés qui nous sont propres, assorties de leurs faits d'arme. »


Ces compétences sont celles « sur lesquelles je suis reconnu comme expert, c'est-à-dire sur lesquelles je fais la différence avec mes collègues. On peut donc sans problème demander à son entourage ce que eux perçoivent comme une compétence spécifique. Ces aptitudes peuvent être très simples : une très bonne organisation et gestion des priorités, un chef de projet exemplaire, un pro en informatique, un très bon communiquant... »


Et ensuite, il faut « se remémorer une anecdote, une situation, un fait, qui apporte directement une preuve de ce que l'on avance. Par exemple : "Je suis un expert en matière de détection des erreurs informatiques. D'ailleurs, c'est moi qui suis intervenu l'an passé lorsque nous avons été confrontés au grand bug informatique qui nous avait bloqué toute une journée." Annoncer une compétence immédiatement replacée dans une situation concrète permet d'aider son interlocuteur à la mémoriser. »


Ensuite, on peut très bien « évoquer son réseau pour montrer que son expertise a une expression dans sa vie professionnelle. Il est donc intéressant de pouvoir citer les noms de personnes reconnues ou incontournables dans son domaine, avec qui on est en contact, les cercles dans lesquels on est impliqué... Tout en restant bien sûr très réaliste. Le principe n'est pas de citer des noms connus juste pour citer des noms. »


Autre point important : « Il est plutôt recommandé d'écrire plusieurs versions de sa présentation rapide et d'adapter la taille en fonction du temps dont on dispose, via une version longue pour une présentation en 2 minutes et une version courte pour une présentation succincte de 30 secondes. Il est également recommandé de se chronométrer pour s'assurer que ces présentations ne dépassent pas le temps requis. D'autre part, même par écrit, il faut veiller à bien formuler sa présentation dans un style très oral et travailler l'articulation des idées. »



S'entraîner


Il est indispensable, avant de se lancer, de faire des essais et de s'entraîner. Une bonne solution est de le faire auprès de son entourage. Cela permettra aussi « de se rendre compte que l'on est plus à l'aise et plus enthousiaste sur certains sujets ou thèmes. Or pour bien faire passer sa motivation, mieux vaut se limiter à ces thèmes. »

 


Se renseigner sur son interlocuteur


Ce que vous mettrez en avant « dépend aussi des centres d'intérêt de votre interlocuteur. Lorsque l'on sait à l'avance que l'on doit rencontrer telle personne lors de tel salon, il est important de se renseigner sur la personne en question, sa spécialité, son réseau et ses sujets favoris. »

 


Prise de contact


La prise de contact dépendra du lieu ou du contexte :


« Cela peut passer par une question toute simple : "Vous êtes présent à cette réunion / forum / cocktail parce que vous travaillez également sur cette question de... ?" On pourra ensuite embrayer sur sa présentation. 


« En revanche, certains lieux restent plus difficiles pour initier le contact. "On parle souvent de l'ascenseur pitch. Cette situation est plus complexe, car l'ascenseur est un cadre dans lequel il n'y a pas de communication. Il faut donc mettre l'accent sur le non verbal pour bien montrer qu'on est en situation de communication : regarder dans les yeux, sourire, émettre des signaux forts", indique Marc Bernardin. Dans ce contexte, l'entrée en matière sur la pluie, le beau temps, la circulation difficile est souvent la meilleure. Elle permet d'obtenir un acquiescement et d'entrer simplement en contact.


« Dans le cadre d'un début d'une réunion ou lors d'un cocktail, la prise de contact est plus aisée, car les participants ou les convives sont dans des situations de communication. Cependant, l'attention est plus décentrée, avec l'arrivée d'autres participants ou de convives connus : ce qui impose d'initier le contact de façon plus percutante et efficace. »

 


Créer du lien


Une fois le contact pris, il est important de "créer du lien" : « Il faut conserver à l'esprit qu'on n'est pas là pour discuter ou pour débiter son discours, cela n'intéresse personne. Il faut bien montrer en quoi je peux intéresser mon interlocuteur et lui apporter quelque chose. »

 


Clore l'entretien


Il faut clore l'entretien en prévoyant "la suite du parcours" : échange de cartes de visite, futur contact ou rendez-vous.

 


Quelques pièges à éviter


L'auteur donne en fin de dossier quelques conseils pour éviter de tomber dans les pièges inhérents à ce type de contact.


« Il ne faut jamais se justifier, car cela implique toujours un discours négatif. Or dans une présentation en quelques minutes, il est nécessaire de toujours servir un discours positif. »


Il faut également éviter de dénigrer son entreprise, un service ou son manager, car « on ne sait jamais qui est véritablement la personne en face, ses propres valeurs, son réseau. »


Il ne faut pas « attendre que la personne initie le contact », car il risque de ne rien se passer...


Enfin, il est nécessaire de faire un bilan régulier de ces présentations rapides de manière à « avoir un regard critique sur soi-même, et toujours s'améliorer. »



Bon courage pour votre prochaine présentation rapide...


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Mardi 13 janvier 2009 2 13 /01 /2009 06:00

Une de mes jeunes lectrices m'a demandé s'il existait un moyen d'améliorer sa mémoire. Cela tombe bien, car je viens de lire un dossier très bien fait paru sur le site apprendreaapprendre.com il y a quelques semaines : « Dix mythes concernant la mémoire ».
L'auteur est Daniel Gagnon. Il est canadien et possède un
blog sur la lecture rapide qui est intéressant.

 

En passant, voici son avis sur l'article de Wikipédia concernant la lecture rapide :

« Mon site reçoit depuis quelque temps la visite de nombreux surfeurs amenés par un lien dans l'article de Wikipedia sur la lecture rapide. Je veux simplement signaler à ces visiteurs que cet article de Wikipedia est plutôt fumeux et inintéressant. Celui en anglais est beaucoup mieux. »

Il semble donc que la version anglaise de Wikipédia soit plus sérieuse...

 


Revenons sur la mémoire. Daniel Gagnon réfute 10 mythes très courants.

 

Mythe 1 : La mémoire est quelque chose que l'on possède.

La mémoire n'est pas « un organe ou un muscle ». Il n'y a pas non plus un endroit du cerveau où nos souvenirs seraient stockés...  En fait, « la mémoire fait appel à un nombre important de processus, d'activités, d'habiletés et d'attributs » « Ce qui veut dire que lorsque l'on parle d'améliorer sa mémoire, nous ne parlons pas de quelque chose qu'on entraînerait à devenir plus gros et plus fort. »

 

Mythe 2 : Il y a un SECRET à la mémoire.

Certains livres « annoncent qu'ils vous enseigneront LE secret d'une bonne mémoire qu'ils sont les seuls à posséder »...

Mais les méthodes classiques de mémorisation comme la méthode des lieux ou celle des crochets ont plusieurs siècles...

De plus, « la méthode de mémorisation à utiliser doit varier selon les circonstances et le matériel à mémoriser. Un étudiant ne mémorisera pas de la même façon qu'un enseignant. Un poème ne se mémorise pas avec la même méthode qu'une liste de mots, qu'un discours, ou les chapitres d'un livre, ou encore une liste de nombres. Doit-on se rappeler d'une tâche ou différencier les tâches ? L'approche n'est pas la même. Pour retenir par cœur ou pour comprendre ? Pour dans une heure ou dans une semaine ? »


Mythe 3 : Il y a une façon FACILE de mémoriser.

Quelques-uns espèrent trouver le secret pour mémoriser sans effort. Mais « en réalité, retenir est un travail difficile et les techniques de mémorisation ne rendent pas nécessairement la tâche plus facile, elles la rendent tout simplement plus efficace. »


Mythe 4 : Certaines personnes sont aux prises avec une mauvaise mémoire.

On ne peut dire que nous avons une mauvaise mémoire de façon innée. « La capacité de votre mémoire dépend davantage des techniques de mémorisation que vous utilisez que de vos dons à la naissance. »


Mythe 5 :
Certaines personnes sont douées d'une mémoire photographique.

Quelques personnes ont une mémoire « exceptionnelle ». Mais cette mémoire « provient en fait de l'application extrêmement habile de puissantes techniques de mémorisation accessibles à tous. »


Mythe 6 : Certaines personnes sont trop vieilles/jeunes pour améliorer leurs mémoires.

On croit souvent que la mémoire décroît avec l'âge. Ce n'est pas démontré.

Et, « en fait, il ne s'agit pas de se demander si les aînés peuvent être aussi bons que les jeunes adultes dans la vingtaine, mais plutôt est-ce qu'ils peuvent améliorer leur mémoire présente? Et la réponse est : CERTAINEMENT !
À l'inverse, les techniques lorsqu'elles sont adaptées peuvent être enseignées dès l'âge de huit ans et même avant. »


Mythe 7 : La mémoire, comme un muscle, bénéficie de l'exercice.

On a tendance à croire que la mémoire peut s'améliorer par l'exercice à la manière d'un muscle.

Mais « la mémoire n'est pas un muscle qu'on peut fortifier en répétant de nombreuses fois le même exercice. En répétant la même phrase vous finirez par l'apprendre par cœur, mais la phrase suivante ne sera pas plus facile à retenir, à moins que votre première pratique vous ait fait prendre conscience que certaines techniques vous aident à être plus performant. Dans ce cas, il ne s'agira pas d'un renforcement de votre mémoire, mais de l'acquisition d'une habileté.

En fait, les études démontrent que pratiquer sa mémoire ne l'améliore pas. Cependant pratiquer l'utilisation de certaines techniques améliorera grandement votre habileté à mémoriser à long terme.


Mythe 8 : Une mémoire entraînée n'oublie jamais.

On pense généralement que les gens bien entraînés retiennent tout et qu'ils n'oublieront jamais rien.

En fait, « de façon réaliste, même avec une mémoire entraînée, vous allez continuer à oublier des choses, même des informations que vous auriez souhaité retenir. Simplement, vous n'allez pas en oublier autant que la moyenne des gens ou autant que vous en oubliez avant. »

« Cependant l'avantage d'avoir développé des habiletés mnémoniques c'est que vous pouvez retenir ce que vous voulez retenir, toutefois vous ne voudrez pas nécessairement vous souvenir de tout. Avant toute chose, pour retenir, il faut avoir un "projet-mémoire". Il faut avoir l'intention de mémoriser, ce qui vous amènera à déployer un éventail de stratégies. »

Mythe 9 : Mémoriser trop peut encombrer votre mémoire.

On pourrait croire que « mémoriser des informations inutiles peut encombrer la mémoire et nuire à la rétention de ce qui est utile ».

Mais « en fait, l'encombrement de la mémoire vient du fait qu'elle est désorganisée. » Et « en réalité, la capacité de votre mémoire est pratiquement, illimitée ».

 

Mythe 10 : Les gens n'utilisent que 10 % de leur potentiel mental.

Nous n'utiliserions que 10%, voire 4% ou même 1% du « potentiel de notre cerveau ». Mais en fait, « il s'agit là de pseudoscience. Il n'existe aucune recherche scientifique valable qui appuie ces chiffres. »

Par contre, « il est vrai que nous avons un potentiel d'habiletés mentales supérieur à ce que nous utilisons, mais c'est un potentiel impossible à quantifier. »

 


Voici ces 10 mythes et leur réfutation. C'est déjà une bonne approche pour améliorer sa mémoire, ou plutôt ses capacités de mémorisation...


En décembre dernier, un article de Sarah Perez sur le blog  ReadWriteWeb intitulé « Education 2.0: Never Memorize Again? » et traduit en français sur le site "Framablog" sous le titre « Education 2.0 : la fin du par cœur ? » explique qu'avec Google et Wikipédia, apprendre par cœur devient une perte de temps. C'est encore une de ces foutaises que propagent quelques gourous du web 2.0... Je la dénoncerai dans un prochain billet...


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