Les Troubles Musculo-Squelettiques
En Europe, 25 % des travailleurs se plaignent de maux de dos et 23 % se plaignent de douleurs musculaires (source : agence européenne pour la sécurité et la santé au travail).
Ces TMS sont à la fois une source de souffrance pour les salariés et une cause de baisse de performance des entreprises : le bilan de 2006 s'élève à 7 millions de journées de travail perdues en Europe.
C'est actuellement le risque n°1 des maladies professionnelles, en forte augmentation depuis une vingtaine d'années.
Le 9 avril, Xavier Bertrand, ministre du Travail et des Relations Sociales a lancé une campagne de sensibilisation sur ces TMS.
Quelles sont les origines des TMS ? Le site créé par le ministère répond : « Des contraintes biomécaniques soutenues ou répétées : efforts excessifs, gestes répétitifs à cadence élevée, positions pénibles, postures prolongées, maniement de charges lourdes, vibrations, froid... Ces facteurs sont le plus souvent combinés entre eux, à des niveaux d'intensité et de fréquence variables dans le temps. S'y ajoutent des facteurs organisationnels et psychosociaux dus à une organisation de travail inadaptée, avec un temps de récupération insuffisant et des situations de stress au travail (sentiment d'isolement, pression des résultats, etc.) »
Le livre de Satoshi Kamata “Toyota, l’usine du désespoir” est un exemple impressionnant de ces TMS provoquées par des conditions de travail particulièrement difficiles.
Que faire face à ce problème ? Les TMS ne se présentent pas dans toutes les entreprises de la même manière. Dans celles où l'essentiel du travail est répétitif (travail à la chaîne), c'est un risque très fréquent et qui maintenant commence à être pris en compte. Par contre, c'est dans les petites entreprises où peu de postes sont concernés que ces TMS sont les moins prises en compte. Mais ce n'est pas à négliger, car les conséquences peuvent être très pénalisantes, aussi bien pour le salarié que pour l'entreprise.
La démarche préconisée par le ministère consiste à établir un diagnostic afin d'identifier les situations à risque. Ceci peut se faire dans le cadre du "document unique". Ensuite, les améliorations des postes concernés seront réalisées en collaboration avec l'ensemble des acteurs concernés.
Pour plus d'informations :
- - le site du ministère avec en particulier les clips créés pour l'occasion
- - le dossier fait par l'INRS : Les troubles musculo-squelettiques du membre supérieur
- - le dossier de l'ANACT