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Samedi 17 mai 2008

Si vous voulez vous détendre après une dure semaine de travail, allez sur le dossier présenté par linternaute, voir quelques illusions d'optique animées...

Les yeux perçoivent, mais le cerveau interprète différemment.

Leçon à en tirer pour tout manager : se méfier des interprétations que notre cerveau fait des informations perçues par nos sens et développer son sens critique. Et donc adopter un management basé sur les faits.


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Vendredi 16 mai 2008

L'Usine Nouvelle du 30 avril 2008 présente les lauréats de la 14ème édition du Trophée des meilleures usines organisé par l'INSEAD, l'Institut de Management allemand WHU, l'hebdomadaire "WirtschaftsWoche" et "L'Usine Nouvelle".

Trois entreprises allemandes et une française sont les gagnants de ce Trophée.

 

Le champion est BMW Dingolfing, entité autonome de BMW qui compte 2000 salariés et qui fabrique des essieux et des différentiels pour un seul et unique client, BMW.

Ses points forts : son service R&D qui lui permet de faire le maximum d'économies, l'implication sans faille du personnel, la communication à tous les niveaux, l'innovation encouragée et récompensée à hauteur des économies réalisées.  

 

Les lauréats :

  • - L'usine Siemens de Chemnitz en Allemagne, qui fabrique des cartes électroniques, des modules et des armoires de commande destinés aux automates. Cette usine compte 640 employés et 500 intérimaires ou CDD...
    Ses points forts: la flexibilité et la souplesse qui lui permettent d'afficher un taux de service de 85% et une progression de 6% par an.
  • - Weinmann, une entreprise familiale allemande de 510 salariés qui a comme ambition de pratiquement tripler son CA en 5 ans... sur le marché des appareils de traitement de l'apnée du sommeil et des respirateurs pour les interventions d'urgence.
    Ses points forts: sa capacité d'innovation et l'engagement de ses salariés, en particulier la gestion des idées du personnel avec 70% d'idées réalisées et la plupart en moins de deux semaines...
  • - L'usine Henkel de Louviers en France. Cette usine de 93 salariés fabrique des produits grand public: absorbeurs d'humidité, colles d'assemblage, revêtements d'étanchéité, mastics.
    Ses points forts: le centre R&D intégré à l'usine qui a permis de développer rapidement de nouveaux produits, une système de récompense pour la meilleure idée du trimestre (prime de 80 €) et la recherche permanent de réduction des coûts.

 

C'est toujours intéressant de lire ces dossiers sur les usines jugées les plus performantes. On s'aperçoit que les recettes ne sont pas si compliquées. Pas de mise en place des dernières modes de management, ni de technologie High Tech, pas de web 2.0... Mais l'application rigoureuse de principes fondamentaux : une stratégie claire, expliquée et comprise par le personnel, la recherche des meilleures idées du personnel et leur mise en oeuvre rapide, l'innovation pour répondre aux besoins des clients ou réduire les coûts.

 

C'est ce que souligne Jessy Picard, l'auteur de la présentation :

« Des paroles en l'air. Voilà comment bon nombre de salariés jugent le discours de leurs dirigeants. L'incompréhension, le manque de communication ou de visibilité sont des aspects souvent reprochés. Pourtant, certains chefs d'entreprise ou directeurs d'usine ont fait de la transparence un atout pour se maintenir au meilleur niveau sur leur marché. [...]

« BMW Dingolfing [...] a réussi à susciter l'adhésion de tous à sa stratégie en la mettant à la portée de ses effectifs. [...]

«  Les autres entreprises outre-Rhin ont aussi su faire preuve de pédagogie. [...]

«  Siemens à Chemnitz met ses ouvriers en position de décideurs dans l'atelier. [...] Des indicateurs trônent dans toute l'usine. [...]

«  Le français Henkel [...] a également pu se hisser au palmarès grâce à une stratégie partagée. "La communication ouverte que nous pratiquons à l'échelle des ateliers est l'un de nos atouts", assure Jean Delomier, le directeur de l'usine. Les objectifs stratégiques sont expliqués à l ‘ensemble des salariés en début d'année lors d'une "grand-messe". [...]

« Cette fluidité dans la communication a souvent fait défaut aux autres candidats non retenus. Dans certaines usines, il n'était pas rare de croiser des opérateurs dans les ateliers confessant ne pas être au courant ou ne rien comprendre de la stratégie de l'entreprise. Certains ont même souligné que les indicateurs de mesure placés dans l'usine étaient incompréhensibles. Quelques sites ont même poussé le vice jusqu'à laisser l'ensemble des données en langue anglaise ! Pour partager l'information, on a vu mieux...

« D'autant que laisser de côté ses salariés revient aussi à se priver d'une source d'amélioration - et de productivité - énorme. Sur certains sites, la moitié des économies réalisées proviennent des initiatives des salariés. Le reste étant du à des investissements technologiques classiques. Les entreprises allemandes [...] savent bien exploiter ces deux volets de la réduction des coûts. En revanche, les usines françaises - deux fois moins nombreuses à tenter l'aventure cette année - peinent encore à s'engager dans cette voie. Par timidité ou goût du secret, elles se privent aussi d'un gisement d'innovation potentielle. »

 

Donc, dossier très intéressant. Il est dommage que la dernière page du dossier « Balises - L'excellence industrielle » présente quelques erreurs ou imprécisions...

Taylor est présenté comme ayant développé « une méthode de travail reposant sur la division des opérations en tâches simples et répétitives ». Non, Taylor a préconisé d'analyser les tâches en les découpant finement de manière à déterminer quel temps elles prenaient et quel était la meilleure manière de les réaliser (the best way). Mais il n'a pas préconisé de partager ce travail en tâches simples et répétitives et de les attribuer à des ouvriers différents. Il n'a d'ailleurs jamais abordé cette division horizontale du travail dans ses ouvrages. Par contre, il a "inventé" la séparation verticale du travail entre ceux qui pensent (l'encadrement) et ceux qui réalisent (les ouvriers).

Le Toyota Production System est daté de 1959. Voici le commentaire : « Ingénieur chez Toyota, Taïchi Ohno est considéré comme le père du Toyota Production System. Reprenant à son compte les principes de Ford et de Deming, il introduit la notion du juste-à-temps et de flux tiré (le Kanban). Il met aussi en place un système d'approvisionnement inspiré des supermarchés Wal-Mart ».
En fait, Taiichi Ohno a commencé à définir son système dès le début des années 50, sous l'impulsion de Eiji Toyoda. Il est vrai qu'en général le système est considéré comme étant abouti en 1960 (Likker).
Concernant le TPS, rien de tel que de lire Taiichi Ohno (L'esprit Toyota): « L'idée de base du système Toyota est "l'élimination totale des gaspillages". Les deux piliers sur lesquels repose cette idée, et qui permettent de la concrétiser, sont : (1) la production "juste à temps"  et (2) l'"auto-activation" de la production. » Le flux tiré et les Kanbans ont été introduits comme solution au juste à temps, en s'inspirant du mode de fonctionnement des supermarchés américains. Le système d'approvisionnement sera une extension de cette organisation, d'abord mise au point en interne.
Tout ceci est assez différent de la présentation faite par L'Usine Nouvelle...

Les 5S sont datés de 1960. Cette méthode a peut être été initiée au début des années 60, mais ils ont été "figés" en 5S beaucoup plus tard (vraisemblablement dans les années 70 - voir mon étude sur l'origine des 5S sur notre site http://manag.r.free.fr). Kamata, dans son livre "Toyota, l'usine du désespoir" racontant son expérience d'intérimaire à l'usine Toyota de Nagoya en 1973, parle des 4S.

J'espère que L'Usine Nouvelle ne va suivre l'exemple de Wikipédia avec des articles truffés d'erreurs...


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Jeudi 15 mai 2008


Larousse vient de lancer ce mardi 13 mai 2008 « la première encyclopédie contributive » sur internet : larousse.fr.

Dans cette encyclopédie, Larousse met à la disposition des internautes environ 150.000 articles de son dictionnaire encyclopédique et réserve un espace pour les articles écrits par les contributeurs volontaires du web.

Contrairement à Wikipédia où les auteurs sont anonymes, peuvent raconter n'importe quoi et peuvent modifier n'importe quel article, Larousse ne publiera des articles que de personnes identifiées qui resteront propriétaires de leurs articles. Eux seuls pourront les modifier.

 

Grâce à sa réputation, Larousse espère attirer des contributions de qualité et ainsi attaquer le monopole de Wikipédia.

C'est une très bonne nouvelle, car critiquer (à juste titre) Wikipédia sera vain s'il n'y a rien pour remplacer. Même ceux qui sont les plus critiques envers Wikipédia considèrent que ce site (ce n'est pas une encyclopédie...) peut avoir un intérêt pour débroussailler le terrain d'une recherche. Il est nécessaire de vérifier les informations, sinon, gare aux mauvaises surprises...

Si Larousse arrive véritablement à percer avec des articles fiables et de bonne qualité, je ne donne pas cher de la peau de Wikipédia. Cela aura été une expérience malheureuse telle qu'on en voit à chaque innovation technologique majeure. Mais vouloir jouer à Diderot en croyant créer une encyclopédie à partir de l'ignorance de chacun est un doux rêve qui ne peut durer très longtemps.

Un signe avant-coureur : le lendemain du lancement de larousse.fr, le site n'était plus joignable tellement il y avait de visites.


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Mercredi 14 mai 2008

Laurent Péricone, dans un article de "La Tribune" du 9 avril 2008, fait une recension très intéressante du livre de Dominique Maniez "Les Dix Plaies d'Internet" (Dunod).

Le "chapeau" de l'article pose bien le problème : « Saurons-nous garder notre esprit critique face à ce prodigieux média qu'est Internet ? Dans un ouvrage salutaire, Dominique Maniez dresse un état des lieux inquiétant ».

 

Il explique : « Internet a créé une culture de l'immédiateté qui peut se révéler nocive. Ce que l'on gagne en accélération de l'information, on le perd en assimilation et en analyse. [...] Du fait de la gratuité, l'internaute se retrouve face à une offre pléthorique qu'il n'arrive pas toujours à hiérarchiser. »

C'est surtout chez les jeunes qu'Internet risque de faire le plus de dégâts : « Tout ce qui se trouve sur la Toile devient parole d'évangile et fait office de référence ». Internet a remplacé le "journal" comme garant de la vérité.

 

Notre auteur s'attaque d'abord à une des plus grandes "stars du Net", Wikipédia : « Chaque article est modifiable à tout moment par un internaute dont l'identité reste secrète. A ce manque de responsabilisation des auteurs s'ajoute l'absence de projet éditorial des concepteurs de Wikipédia, d'autant qu'ils revendiquent la filiation culturelle de l'Encyclopédie de Diderot ! » Rien que ça... Il continue et c'est plus inquiétant : « Un outil séduisant mais qui est ouvert à toutes les manipulations de l'opinion ». Il y certainement des individus qui cherchent à manipuler l'opinion à travers Wikipédia, mais les manipulateurs de tout poil n'ont pas attendu Wikipédia pour réaliser leurs méfaits. Attention de ne pas faire de fixation. Pour ma part, je me contente de constater que n'importe qui peut venir (et vient) étaler son ignorance sur Wikipédia pour le déconsidérer définitivement.

Certains internautes courageux, comme Alithia sur son blog  "wikipedia.un.mythe.over-blog.com", dénoncent cette supercherie. Voir à ce sujet, le billet que j'ai publié il y a quelques jours sur mon blog et les commentaires qui ont été faits. Ce qui est impressionnant, c'est la haine que vouent les wikipédiens à ceux qui dénoncent leur méthode.

 

Puis, Dominique Maniez s'en prend à Google « qui sert de filtre exclusif à notre accès à l'information sur Internet. » Comme tout le monde, j'utilise Google. C'est quand même un super outil. Mais qui n'est pas neutre, car son modèle économique est basé sur les liens commerciaux. Il vaut mieux le savoir.

 

Conclusion que j'emprunte à Dominique Maniez : « L'esprit critique sera le dernier rempart et fera office de juge de paix pour décider de la validité d'une information. »


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Mardi 13 mai 2008
Si vous utilisez de temps en temps Excel ou Calc, le tableur d'OpenOffice, vous avez certainement voulu aller à la ligne dans une même cellule. Si vous faites "Entrée", vous allez dans la cellule suivante. Voici la solution.

Pour aller à la ligne dans une cellule Excel, il faut utiliser la combinaison suivante :
Alt + Entrée.

Par contre, dans Calc, il faut utiliser la combinaison :
Ctrl + Entrée.

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Lundi 12 mai 2008

Les "Echos" du 07 mai 2008 se sont faits les échos (c'est le cas de le dire...) du "Wall Street Journal" qui explique qu'« une nouvelle race de gourous est en train de naître ». Comme si n'en avions pas déjà assez...

Ce journal donne un classement de ces gourous.

Le premier est Gary Hamel, fondateur de la firme de consultants "Chicago Strategos" et auteur, en particulier, de « The future of Management » qui vient d'être traduit en français et publié chez Vuibert sous le titre « La fin du Management »... Encore un qui nous explique que le monde ayant changé, il faut changer de style de management... Depuis Taylor, tous les maîtres à penser du management le disent... A croire que les entreprises et les managers n'ont pas compris... Mais, lui, il va enfin apporter la solution... Heureusement, Gary Hamel se « targue du titre de "gourou traditionnel" »...

Les gourous suivants viennent d'autres origines. Le deuxième, Thomas Friedman, est l'éditorialiste du "New York Times". Il est l'auteur de "La terre est plate"... Tout un programme... Bill Gates est troisième et un autre journaliste, Malcolm Gladwell auteur de "La force de l'intuition" est quatrième. Le cinquième est le psychologue Howard Gardner.

A noter que ces gourous se font payer jusqu'à 75.000 dollars la conférence pour délivrer leur message aux managers en attente de la bonne parole.

Quels sont les thèmes le plus souvent abordés ? « Le manager pressé a besoin de conseils absorbables facilement. Les questions les plus fréquemment posées concernent la mondialisation, la motivation des salariés et l'innovation. »

Une bonne nouvelle, les livres écrits par ces nouveaux gourous sont moins épais que ceux de leurs prédécesseurs...

Mais le "Wall Street Journal" ne donne pas un blanc-seing à ces gourous : « Quel que soit le prêcheur en vogue, la prudence est de règle parmi les managers pour suivre leurs conseils »... Ce qui est également une autre bonne nouvelle.

Par contre, je sens qu'il va y avoir pas mal de travail à dénoncer toutes les foutaises que ces nouveaux gourous ne vont pas manquer d'inventer...


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Mercredi 7 mai 2008

Un dossier intéressant est proposé par le site de "L'Entreprise" pour sortir du stress lié à  son travail.

En quatre semaines, l'auteur propose de vous faire passer de l'état de "stressé" à l'état de "décontracté".

Ce n'est certainement pas aussi simple que cela, car s'il suffisait d'un mois pour supprimer le stress, cela se saurait et le gouvernement n'aurait pas besoin de s'en mêler. Mais cela fait partie de la mode actuelle qui consiste à donner des conseils très structurés en 3, 5, 10 15 ou 20 points à des managers toujours de plus en plus pressés et à la recherche de conseils "fast-food".

L'article aborde un type de stress particulier qui est celui du responsable de service qui stress à cause de sa désorganisation. L'organisation, remède au stress, pourquoi pas ? Mais ce n'est certainement pas suffisant. Les causes du stress sont multiples et peuvent s'imbriquer et se cumuler : difficultés familiales, difficultés financières personnelles, difficultés dans son travail, crainte de perdre son emploi, volume de travail, patron hystérique, collègues pénibles, clients hargneux, pannes, etc...

La première chose à faire sera donc de détecter quelles sont les sources de votre stress.

Si c'est effectivement un problème de charge de travail et d'organisation, vous pourrez trouver quelques conseils intéressants dans cet article.

Et pour ceux qui ont déjà une bonne organisation de leur travail personnel, cela fait toujours du bien de revoir les fondamentaux.

 

Si vous voulez réellement progresser et ne souhaitez appliquer qu'un seul conseil efficace, vous prendrez celui de la première semaine : vous vous obligez à vous débrancher... de votre téléphone portable, de votre Blackberry et de votre messagerie. Bref, vous reprenez le pouvoir sur vos outils.

Vous décidez d'abord de ne jamais les consulter lorsque vous êtes hors travail (soirées, week-end, vacances). Il y aura suffisamment d'exceptions pour ne pas admettre a priori de dérogations à ce principe. « Si vous restez connecté en continu, vous courrez après les évènements. Le pire est de s'installer dans une réactivité permanente » explique l'auteur. Ce n'est pas toujours facile de se déconnecter, car certaines fonctions nécessitent une réponse immédiate et ce, 24 heures sur 24. Cela m'arrive parfois (rarement), mais c'est dans le cadre d'une "astreinte" organisée et exceptionnelle.

 

Pendant le travail, il est aussi nécessaire de ne pas se laisser déranger en permanence par le dernier mail arrivé. L'auteur conseille de consulter sa messagerie à heures fixes et idéalement une seule fois par jour. Chacun doit trouver le bon rythme en fonction de ses contraintes.

Pour ma part, j'ai d'abord désactivé l'alarme dès qu'un nouveau message arrive. Ensuite, je consulte ma messagerie :

  • - une fois en arrivant le matin pour voir s'il y a des tâches urgentes, ce qui me permet de les intégrer de suite dans mon programme journalier,
  • - une fois vers onze heures afin de traiter l'ensemble de mes mails entre onze heure et midi,
  • - une fois en milieu d'après-midi pour régler les urgences éventuelles
  • - et enfin une fois avant de partir... par acquis de conscience et pour savoir ce qui m'attendra le lendemain.

Si vous souhaitez d'autres conseils sur la gestion de votre messagerie, vous lirez avec intérêt le dossier consacré aux mails sur notre site Man@g'R.

 

Sachez qu'un changement est long à être intégré et digéré. Pour qu'une nouvelle habitude soit considérée comme naturelle, il faut compter environ 21 jours. Ne désespérez donc pas. Et ne faites pas tout en même temps. Choisissez une action et efforcez-vous de la respecter au moins pendant 21 jours. Ensuite, vous passerez à une autre et ainsi de suite...

Evidemment, ce n'est pas en un seul mois que vous aurez résolu votre problème d'organisation, mais votre stress en sera déjà bien diminué, car vous aurez le sentiment de maîtriser votre travail.

 

Pour vous détendre, vous pouvez aller faire le test pour savoir si vous êtes stressé sur notre site Man@g'R dans la rubrique "Humour".

 


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Mardi 6 mai 2008

Un article de Sabine Germain dans les Echos du 29 avril nous fait découvrir la dernière technique à la mode pour motiver ses salariés : le "LipDub". Ce concept est né l'année dernière à New York, où la société « Connected Ventures a fait chanter ses salariés - tous beaux, jeunes et forcément « cool » -  sur « Flagpole Sitta », le tube du groupe rock Harvey Danger » nous explique la journaliste.

LipDub signifie « doublage de lèvres » ou play-back et consiste à tourner un clip "karaoké" avec ses salariés, puis à le mettre en ligne. Il paraît que ça va motiver vos salariés et ressouder vos équipes...

Commentaire de Christophe Abric, directeur éditorial chez Heaven, société qui a déjà tourné deux clips... : « Presque tout le monde a joué le jeu, y compris les patrons. Pour les organisateurs, c'est un peu compliqué à monter. Mais pour les participants, c'est une heure de plaisir. Et, pour l'entreprise, c'est un formidable outil de cohésion interne. Largement aussi fort que le saut à l'élastique ! »

Heaven a même créé un site pour publier ces "LipDub" : www.officelipdub.com.

Par curiosité, je suis allé voir... C'est d'une nullité !!! Des jeunes, éventuellement affublés de masques, essaient d'imiter leurs idoles en se dandinant sur le dernier tube à la mode. Le play-back n'est même pas synchronisé. Tout cela dans le décor de leur bureau...

 

Le saut à l'élastique a été la mode dans les années 90. Son efficacité a été plus que douteuse. Il a d'ailleurs été rapidement abandonné et ne se pratique plus dans le cadre professionnel...

 

Si maintenant, pour motiver ses salariés et ressouder ses équipes, on en vient à les filmer pour un clip de mauvaise qualité publié sur internet à la manière de "YouTube" où chacun vient étaler sa médiocrité, c'est qu'on ne sait plus trop quoi faire...

Serait-ce pour se mettre à la portée de la fameuse génération "Y" ?

 

Et si pour avoir des salariés motivés et des équipes soudées, on en revenait à des principes simples : avoir un objectif clair, capable de mobiliser l'ensemble des salariés et adopter un management factuel respectueux des hommes ?


A lire et voir sur ce même sujet :
Legallais, le lipdub chez les beaufs...et les blogueurs chez Hugo Boss !


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Lundi 5 mai 2008

Au hasard de mes navigations sur le web, je suis arrivé sur un site internet "anti wikipedia".

Dans ma grande naïveté, j'étais assez favorable à ce type d'encyclopédie construite par l'ensemble des internautes, chacun venant apporter sa pierre. J'étais même prêt à rédiger et proposer quelques articles sur le management (5S en particulier, où je pensais avoir une "petite" compétence).

Mais ce que raconte notre blogueuse a plutôt refroidi mes ardeurs.

Le nom de son blog : wikipedia.un.mythe.over-blog.com.

Sa page d'accueil annonce la couleur : « Observatoire de Wikipedia : mythe de la neutralité ou Socrate contre les sophistes ». Il est tenu par Alithia (son pseudo) une professeur de philosophie qui se présente de la manière suivante : « Outre le contenu des bibliothèques je dévore avec délectation Charlie-hebdo, la bonne cuisine. J'aime les idées, l'humour, tout ce qui lave la tête des puanteurs qui émanent de cette chose qui se prend au sérieux. » On voit déjà la personne...

Ce blog se veut un « observatoire de wikipedia qui se prétend une encyclopédie, sans spécialistes ni vérification d'experts, chacun est libre d'écrire ce qu'il veut grâce à l'anonymat : une pseudo-encyclopédie où prospère la propagande et l'irrationnel. Blog de réflexion sur la culture. » Ni plus ni moins...

Les thèmes abordés montrent son ancrage idéologique...

Et on ne peut faire n'importe quel commentaire : elle valide avant diffusion...

Autant dire que nous ne sommes pas du même bord...

 

Cependant, son blog est intéressant. Mais pas tout. En particulier, je trouve que l'argumentation de sa page de présentation est mal construite et montre une obsession pour la dénonciation d'un pouvoir occulte (de droite, bien sûr) qui serait contre la culture (de gauche, bien sûr). Ce qui ne me semble pas du tout démontré.

Je préfère les exemples tirés de la catégorie « mythe de l'écriture collective ».

L'article titré « Wikipedia, une publication d'amateurs ignorants » ou « Comment sont rédigés les articles de sciences humaines » traite d'un sujet parfaitement neutre : « L'organisation de la Mongolie sous la domination Mandchoue »...

Les échanges entre le rédacteur de l'article "Mandeville" et son contradicteur "Chino-a" sont très savoureux et symptomatiques de ce qui se passe sur Wikipedia :

Un brave type lit un bouquin et en fait un article qui se veut "scientifique". Manque de chance, ce bouquin est un des moins bons, il a été mal compris et mal digéré par Mandeville. Et Chino-a, qui lui au moins connaît son sujet, explique à Mandeville qu'il devrait corriger certaines choses. Peu importe à Mandeville qui est certainement déjà parti étaler son ignorance sur un autre sujet : Chino-a n'a qu'à modifier l'article. Mais Chino-a n'a pas que cela à faire, car il faut tout reprendre. Il donne cependant de nombreux conseils et signale les non moins nombreuses erreurs. Réponse de Mandeville (je laisse les fautes d'orthographe...) : « Je vous remercie de vos conseils, mais je n'ais moi non plus pas l'intention de me consacrer plus à cet article dans l'imédiat. J'apose le bandeau "recycler" dans le chapitre concerné en attendant ».

La conclusion d'Alithia que je partage totalement : « Voilà qui éclaire sur l'écriture collective  et le mythe selon lequel une technique sans règle autre  que le laxisme le plus total pourrait produire au final une encyclopédie, comme si la somme des ignorances et le manque d'expérience des règles du travail intellectuel -jusqu'à ignorer qu'il faut lire avant d'écrire-, pouvait aboutir à une somme du savoir organisé : ce qu'est une encyclopédie. »

Cet exemple n'est, hélas, pas le seul. Il montre qu'on ne peut pas avoir la moindre confiance envers ce qui est écrit dans Wikipedia.

Cette encyclopédie ne sert donc à rien.

Car, soit vous connaissez le sujet et vous n'avez pas besoin de lire ce qui est écrit (vous en savez certainement beaucoup plus), soit vous ne connaissez pas le sujet et vous ne pouvez donc pas juger de la pertinence de ce qui est écrit.

 

Le pied de page du blog d'Alithia résume tout : « une mise en garde...pour éviter de perdre son temps avec Wikipedia ».

J'ai parfois mis Wikipedia en référence dans certains de mes articles. Je vais les retirer au plus tôt pour éviter de vous faire perdre votre temps...


Quelles leçons en tirer pour nous, managers ?

D'abord, c'est que le monde du "2.0" où chacun vient collaborer et donner son avis, ne tiendra que si ce sont les compétences qui s'expriment et non pas les "grandes gueules". Sur un wiki ou un blog en entreprise, si ceux qui donnent leur avis le font pour "épater la galerie" et se mettre en avant, ce wiki ou ce blog ne servira à rien. Il faudra donc prévoir de véritables modérateurs.

La deuxième leçon, c'est que les outils les plus aboutis ne modifieront pas les hommes, ni leurs attitudes. Avec des silex, une lampe à pétrole ou internet, un "sale con" reste un "sale con". Il est nécessaire d'abord de pratiquer un management humain et factuel, avant de pouvoir espérer bénéficier de l'effet des dernières technologies en matière de communication.

La troisième leçon, c'est qu'écrire un article ou réagir à un article sur un sujet donné prend du temps. Il sera nécessaire de laisser du temps aux personnes compétentes pour faire cette tâche. Croire que les gens vont venir d'eux-mêmes, pendant leur temps libre, mettre par écrit leurs connaissances est un leurre. C'est une des raisons de l'échec du "knowledge management".


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Vendredi 2 mai 2008

En Europe, 25 % des travailleurs se plaignent de maux de dos et 23 % se plaignent de douleurs musculaires (source : agence européenne pour la sécurité et la santé au travail).

Ces TMS sont à la fois une source de souffrance pour les salariés et une cause de baisse de performance des entreprises : le bilan de 2006 s'élève à 7 millions de journées de travail perdues en Europe.

C'est actuellement le risque n°1 des maladies professionnelles, en forte augmentation depuis une vingtaine d'années.

Le 9 avril, Xavier Bertrand, ministre du Travail et des Relations Sociales a lancé une campagne de sensibilisation sur ces TMS.

Quelles sont les origines des TMS ? Le site créé par le ministère répond : « Des contraintes biomécaniques soutenues ou répétées : efforts excessifs, gestes répétitifs à cadence élevée, positions pénibles, postures prolongées, maniement de charges lourdes, vibrations, froid... Ces facteurs sont le plus souvent combinés entre eux, à des niveaux d'intensité et de fréquence variables dans le temps. S'y ajoutent des facteurs organisationnels et psychosociaux dus à une organisation de travail inadaptée, avec un temps de récupération insuffisant et des situations de stress au travail (sentiment d'isolement, pression des résultats, etc.) »

Le livre de Satoshi Kamata “Toyota, l’usine du désespoir est un exemple impressionnant de ces TMS provoquées par des conditions de travail particulièrement difficiles.

Que faire face à ce problème ? Les TMS ne se présentent pas dans toutes les entreprises de la même manière. Dans celles où l'essentiel du travail est répétitif (travail à la chaîne), c'est un risque très fréquent et qui maintenant commence à être pris en compte. Par contre, c'est dans les petites entreprises où peu de postes sont concernés que ces TMS sont les moins prises en compte. Mais ce n'est pas à négliger, car les conséquences peuvent être très pénalisantes, aussi bien pour le salarié que pour l'entreprise.

La démarche préconisée par le ministère consiste à établir un diagnostic afin d'identifier les situations à risque. Ceci peut se faire dans le cadre du "document unique". Ensuite, les améliorations des postes concernés seront réalisées en collaboration avec l'ensemble des acteurs concernés.

Pour plus d'informations :

 


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