Le "burn-out", nouveau mal du siècle...

Publié le par Bernard Sady

nullLe "burn-out" - littéralement « consumé jusqu'à ce que plus rien ne reste » - est le nouveau "mal du siècle" (un de plus...). Il s'agit de l'épuisement professionnel de  « celui qui a brûlé toute son énergie au service de son emploi, au point de ne plus avoir aucune réserve ». C'est la définition donnée par Mathilde Regnault dans un très bon dossier publié récemment par le Journal du Net : « Ce qu'il faut savoir pour évite le burn-out ».


 

Après avoir donné la définition du Burn-out, M. Regnault explique : « le burn-out est en réalité le fait d'un processus très mécanique et non psychique comme on l'imagine souvent. Le stress induit par une surcharge de travail provoque diverses réactions chimiques. En temps normal, ces réactions visent à produire des signaux d'alerte, qui peuvent déclencher la production d'énergie afin de fuir en courant, par exemple. [...]

« L'ennui, c'est que le stress produit au travail est rarement évacué par une activité physique. [...] Les  signaux d'alerte s'accumulent donc dans l'organisme et finissent par dérégler l'ensemble de la machinerie, aussi bien physiquement que moralement. Généralement, le syndrome monte en puissance, lentement, souvent sans même que la victime s'en rende compte. [...]

« Il est alors souvent trop tard pour revenir en arrière : la personne est "en burn-out", complètement consumée, usée, démotivée. Des semaines de repos et/ou de thérapie seront probablement nécessaires pour qu'elle retrouve le goût de travailler. Loin de constituer une excuse de paresseux pour s'octroyer un congé maladie, le burn-out se manifeste au contraire chez ceux qui ont refusé de s'écouter et ont continué à s'épuiser au-delà de leurs limites. »

 


Le burn-out se retrouve dans toutes les catégories socioprofessionnelles. Mais surtout dans les activités sédentaires avec beaucoup de tensions. Ainsi les métiers de l'informatique dans lesquels « l'écran capte toute l'attention, on oublie tout le reste, on oublie de faire des pauses et même de manger et de boire ». Et également chez les cadres où la « position est elle aussi compliquée : ils ont souvent un rôle de tampon difficile à assumer. »



Certains points communs se retrouvent chez les personnes atteintes de burn-out :

  • - La surcharge de travail et l'attitude "exigeante" de l'entreprise peuvent être des facteurs aggravants ou déclenchants.
  • - Un excès de perfectionnisme se retrouve également souvent dans les cas de burn-out. «Les victimes de burn-out ne sont jamais des tire-au-flanc mais au contraire des travailleurs un peu trop acharnés. "On a généralement affaire à des gens très perfectionnistes, note Catherine Vasey. Ces personnes ne supportent pas de ne pas faire les choses à 100%." Il ne leur suffit pas de faire bien les choses, il faut les faire à la perfection. [...]Elles se fixent des objectifs tellement idéalistes qu'ils en deviennent inatteignables. Et s'épuisent à vouloir les rattraper.
  • - Ces personnes mettent également l'accent pratiquement exclusif sur leur travail professionnel. Leur famille, qui pourrait être un bon remède, est reléguée au second plan.
  • - Une autre caractéristique : ces personnes «ont souvent tendance à trop tenir compte des besoins des autres. Et donc à tenter de les aider, quitte à ajouter à leur propre emploi du temps une surcharge de travail.»



Il est important de savoir reconnaître les symptômes du burn-out :

  • - D'abord, ces «symptômes apparaissent progressivement, au fil des semaines, ce qui les rend d'autant plus difficiles à détecter, a fortiori pour la personne concernée.»
  • - Un premier symptôme c'est que la personne devient irritable, avec son entourage professionnel mais aussi avec ses proches.
  • - Ensuite, «des problèmes de sommeil peuvent se manifester.»
  • - Autre symptôme: «la victime de burn-out peut manifester un désir de changer de travail»
  • - «L'isolement constitue un autre symptôme»
  • - On peut aussi trouver les symptômes classiques du stress: «maux de ventre, problèmes de digestion, maux de tête, raideur de la nuque, yeux sensibles, difficulté à supporter le bruit...»

 

Et comme souvent, « la victime refuse d'écouter ces signaux d'alerte. »

C'est alors « l'explosion » : « angoisse intense, effondrement émotionnel, sentiment d'être agressé, blocage du dos, problème cardiaque... » Et « au stade ultime, ces symptômes peuvent se transformer en véritable crise, qui peut conduire à se comporter de manière inappropriée au bureau ou, pire, à la tentative de suicide. »



Mais, heureusement, il y a des moyens pour éviter d'en arriver à ces extrémités :

  • - D'abord s'informer de ce qu'est le burn-out. La lecture de ce billet est un bon début...
  • - Ensuite, «essayez de déterminer si vous travaillez dans un environnement propice au burn-out». L'observation de vos collègues vous renseignera sur le risque.
  • - «Prêtez attention aux remarques de vos proches», car les proches remarquent très tôt un changement d'attitude.
  • - Faites régulièrement un «check-up» de votre situation pour détecter très tôt les «premiers signes» du burn-out.
  • - Mettez «en place des stratégies pour ne pas vous laisser déborder par le travail: savoir dire non lorsqu'on vous en demande trop, accepter de faire son travail correctement mais pas toujours à la perfection, maintenir des activités hors du travail, activité sportive notamment...»

 

Et si vous êtes victimes du burn-out, sachez qu'il est possible d'en sortir (heureusement...), mais que ce sera long... :

  • - Vous pourrez être en arrêt de travail (prescrit par votre médecin), mais il ne devra pas être trop long pour ne pas perdre la confiance en soi.
  • - Il vous faudra «avoir une activité physique d'au moins trente minutes par jour» pour évacuer le «stress accumulé».
  • - Puis, vous devrez «analyser ce qui a conduit au burn-out et à mettre en place des stratégies pour que cela ne se reproduise plus.»
  • - Enfin, vous vérifierez que vous êtes guéri «en retournant au travail», car c'est alors «que l'on pourra mettre à l'épreuve ces nouvelles résolutions».

 

Dans la lutte contre le burn-out, même si « la personnalité et l'implication de la personne dans son travail comptent pour beaucoup », les entreprises ont un rôle important à jouer :

  • - «La course à la productivité dans laquelle se sont lancées beaucoup d'entreprises est propice au développement des phénomènes d'épuisement professionnel».
  • - Même s'il semble qu'il y ait «depuis quelques temps» «un virage» dans l'attitude des entreprises, ce mouvement est «très lent».
  • - Il s'agit d'abord de «repérer les facteurs de stress et d'épuisement communs au plus grand nombre»
  • - Et ensuite de «proposer à l'entreprise des façons de réduire ces facteurs: horaires plus ramassés, possibilités de se détendre sur le lieu de travail, meilleure reconnaissance des efforts fournis...»


Avant de donner deux exemples de burn-out particulièrement impressionnants (que je me suis permis de vous donner intégralement), Mathilde Regnault conclut son dossier par quelques « idées reçues sur le burn-out ». C'est un bon résumé du dossier :

  • - «Le burn-out est une fatigue normale, que certains exagèrent pour obtenir un arrêt de travail. Non, il s'agit d'un véritable épuisement, physique et moral, qui ne peut pas se soigner avec quelques simples nuits de repos.
  • - «Le burn-out est une maladie de fainéants. Non, au contraire. Le burn-out survient chez des personnes qui s'investissent trop dans leur travail, passent de très longues heures au bureau et ont à cœur leur réussite professionnelle.
  • - «Le burn-out s'attaque aux personnes faibles. Non, on constate au contraire que ce sont généralement les piliers de l'entreprise qui sont touchés, ceux qui ne sont jamais malades, qui sont capable d'abattre des quantités de travail impressionnantes sans se plaindre.
  • - «Pour sortir du burn-out, il suffit de changer d'entreprise. Non. Le milieu dans lequel on évolue est un facteur parmi d'autres. Mais la victime de burn-out doit avant tout changer son rapport au travail.
  • - «Le burn-out, c'est un phénomène de mode. Non. Ce qui l'est, c'est le fait que les médias en parlent

 

Et voici le premier témoignage, celui de Julie :

« Je connaissais des gens autour de moi l'ayant vécu et je ne comprenais pas comment ils pouvaient en arriver là. À la limite de la moquerie, je ne les comprenais vraiment pas. Et puis vint mon tour, il m'a fallu un sacré temps et des menaces de "vacances forcées" de mon chef pour remarquer que j'y étais. Pas de vraies vacances pendant plus de 2 ans, 12 h de boulot par jour, plus le reste à faire à la maison, plus le sport. Je me suis mise à faire des crises de pleurs, j'étais très susceptible, je pesais 53 kg pour 1,72 m. Mes yeux voyaient les mots mais je n'arrivais pas à lire, je voyais les chiffres mais je ne savais plus compter, j'entendais des mots mais je n'écoutais pas, impossible de me concentrer, d'avancer dans mon travail, asociale, mes amis n'existaient plus, plus de vie privée. Je dormais mais ça ne me reposait pas.

« Heureusement Noël est arrivé. Ma boîte était fermée 2 semaines. Évidemment, dès le premier jour, je suis tombée malade, le corps s'est exprimé. Après 2 semaines au lit forcé, j'ai repris le travail de façon modérée. J'ai une assistante qui m'enlève une bonne partie des tâches au boulot, tout le monde n'a pas cette chance, maintenant je bosse 40 heures par semaine et je prévois de vraies vacances. »



Puis celui de Virginie :

« C'était en 2007 et 2008... Je travaillais jusqu'à 50 heures par semaine. Avec un enfant en bas âge et les tâches ménagères, je ne me couchais pas avant minuit - 1h du matin pour me lever tous les jours à 6 h en semaine et quand je pouvais dormir jusqu'à 7h le week-end c'était une grasse matinée ! J'ai commencé à me sentir très fatiguée, carencée aussi, car étant très stressée, j'avais tendance à compenser en mangeant des grosses quantités de sucre et de chocolat, ce qui a fini par constituer mon alimentation de base. Je devenais insupportable et je commençais à mettre une grosse pression à mon entourage. Et j'ai senti la dépression arriver.

« J'ai pris plusieurs décisions... J'ai demandé à changer de poste et j'ai fait une demande de mutation. J'ai lâché prise sur le ménage pour consacrer plus temps à mon enfant. Nous avons engagé une femme de ménage. Mais ce qui m'a le plus aidée, c'est d'écouter mon corps et de prendre certaines mesures comme faire une cure de compléments alimentaires et je me suis mise à faire la sieste tous les week-ends pendant celle de mon enfant. J'ai aussi fait un travail sur moi pour contrer le sentiment de culpabilité que j'éprouvais de ne pas tout assumer toute seule. »

Le burn-out peut aussi (et surtout... on a tendance à les oublier...) concerner les chefs d'entreprise. Je terminerai donc sur la conclusion de l'article des Echos d'aujourd'hui "Etre patron pendant la crise" : « à l'heure où "la culture d'entreprise est fondée sur le progrès personnel et l'exemplarité, le risque est l'épuisement, assure Eric Albert, coach et fondateur de l'Institut français d'action sur le stress. Les patrons sont semblables à des champions en situation de compétition. Ils doivent se préserver comme tels." »

Publié dans Stress au travail

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apolonia 05/11/2010 13:54



 bonjour .. maman de 4 enfants , le medecin ma donner il y a quelques jours le nom de cette ""maladie"" qui me pése depuis fort longtemps maintenant ... bunout syndrome ...  
....  je dit toujours en plaisantant que je dirige ma petite entreprise d'une main de maître.....  il est  vraie que votre blog ( tres interressant ceci dit en passant ) parle
d'entreprise , c'est en cherchant a comprendre ce qui m'arriver a propos du burnout  que je suis "tombée" sur votre blog ..... je suis désolée d'intervenir alors que le sujet a la base est
l'entreprise mais il ma semblait important de conforter l'avis de candy qui confirme que le ''burnout ''touche aussi les femme au foyer !!! ...quand aux hommes qui ''epaule ''ceci est une
utopie je le craint ...


bonne continuation a vous ...



Bernard Sady 06/11/2010 20:36



Bonsoir Apolonia,


Votre témoignage confirme que lorsque je disais que le burn-out ne concernait que l'entreprise, c'était une erreur... J'en prends acte (je ne suis pas infaillible...). Selon les différents
témoignages apportés dans les commentaires de ce billet, le burn-out peut très bien arriver dans le cadre familial.


Mais là, je n'ai pas de solution, car je ne suis pas spécialiste de la famille. Mais je connais quelques hommes qui n'hésitent pas à mettre la main à la pâte pour aider leur femme. Mais c'est
vrai que ce n'est pas si courant.


Bon courage



Cassie 29/09/2010 15:35



Bonjour,


Je suis en burn-out depuis fort longtemps mais le diagnostic n'a été réellement posé qu'aujourd'hui. Mère de 4 enfants (de 1 à 16 ans) et travailleur indépendante, je travaille à domicile et me
dois d'accomplir, dans une seule journée, les tâches qui m'incombent professionnellement parlant mais aussi toutes celles d'une "home manager" sans attendre l'aide de qui que ce soit. Car
le fait que le conjoint soit censé épauler l'autre n'est rien d'autre que de la littérature. Mais comment attendre ou exiger de l'aide quand votre mari travaille 6 jours sur 7, 52
semaines par an et que vous n'avez pas pris de vacances depuis plus de 10 ans... Quand à cela vous rajoutez que vous avez 3 ados en pleine crise qui vous mettent la maison sans dessus-dessous et
qui vous crient dessus parce que le t-shirt qu'ils ont décidé de mettre est toujours dans le bac à linge... Forcément à un moment la pression monte et la cocotte explose.


Manque de respect et de confiance en soi, irritabilité, troubles de la vue et du sommeil, troubles du comportement alimentaire (j'ai pris 14 kilos !!)... je suis au bout du bout. Et oui, la
famille se gère comme une entreprise, et est même beaucoup plus difficile à gérer du fait que les membres qui la composent sont liés... bien souvent, l'amour n'a rien à voir là-dedans.



Bernard Sady 06/10/2010 20:30



Bonsoir Cassie,


Votre témoignage est poignant. Hélas, vous n'êtes pas la seule dans ce cas. Nous sommes dans une société qui fait que nous perdons notre vie pour la gagner...


Il y a une grande différence entre l'entreprise et la famille, c'est que dans une entreprise, les relations sont basées sur un contrat de travail. Alors qu'à la base de la famille, il y a l'amour
: une famille est fondée par deux êtres qui s'aiment et les enfants sont le fruit de cet amour. Bien sûr, ensuite, ces relations d'amour peuvent s'étioler et même disparaître complètement, voire
se transformer en haine... Il peut donc y a voir un spectre très important des relations dans une famille et cela peut évoluer dans le temps avec des allers-retours.


Oui, la gestion d'une famille est difficile. Et la comparaison avec une entreprise est bonne, même s'il y a quelques différences : on n'embauche pas dans une famille et on ne licencie pas non
plus... On peut choisir son entreprise, mais pas sa famille...


Mais encore une fois, je ne suis pas spécialiste de la famille et ce n'est pas l'objet de mon blog.


Cordialement et bon courage.


Bernard Sady


 



Candy 23/06/2009 09:09

Oui c'est bien le problème - on peine à concevoir la gestion de la famille comme une entreprise! Pour ma part je me définis comme "home manager" et le stress m'a conduite au burn out avec hospitalisation de quatre semaines.
Ceci dit votre blog est super, mon mari qui est chef d'entreprise le visite souvent. Bonne continuation!

Bernard Sady 24/06/2009 00:29


Bonsoir Candy,
Il est vrai qu'une famille peut être comparée, sous un certain angle à une entreprise. Sans aller jusqu'à "treize à la douzaine", la famille de l'ingénieur disciple de Taylor, Gilbreth...
J'ai 7 enfants, je vois donc bien ce que cela peut représenter et comme vous le dites, mon épouse est une véritable "home manager". Sur le plan planification et organisation, il y a effectivement
des ressemblances.

Mais il y a des différences fondamentales entre les deux.
Dans une entreprise, les relations sont contractuelles, alors que dans une famille, ces relations sont avant tout menées par l'amour : amour des parents entre eux, amour des parents pour les
enfants, amour des enfants pour les parents et amour des enfants entre eux.
Par ailleurs, les objectifs d'une famille et d'une entreprise sont fondamentalement différents.

La répartition du travail entre les membres (surtout entre le père et la mère) de chaque famille sera différente et dépendra du contexte. Il n'y a pas de règle précise, alors que dans une
entreprise, certaines règles peuvent être définies pour toujours plus d'efficacité.

Mais je ne peux que finalement être d'accord avec vous : le burnout peut très bien arriver chez la mère de famille. Et ce ne doit pas être facile à prévenir.

En tous cas, merci de ce que vous dites sur mon blog. Pour un blogueur, c'est toujours très intéressant de connaître l'avis de ceux qui le lisent. Et quand c'est positif, cela redonne du courage.
Merci!


Candy 21/06/2009 10:41

Bonjour, une mère au foyer peut parfaitement être victime de burn-out, c'est reconnu et référencé! Bien sûr il y a l'amour, mais la réalité est souvent assez éloignée de "La petite maison dans la Prairie" et le métier de mère au foyer est souvent a) répétitif et ennuyeux, b) frustrant et peu valorisant, c) fatiguant et stressant. En plus il n'y a ni week-end ni vacances ni même souvent nuit complète, et tout temps pris pour soi quelle que soit l'heure de la journée est forcément "pris" à la famille, d'où une culpabilité presque permanente.
Toutes les conditions sont réunies pour mener au burn-out. Quant au conjoint qui "épaule"... on fait un sondage? Bien des hommes exigent de leur femme bien plus qu'il n'est raisonnable de demander...

Bernard Sady 22/06/2009 23:42


Bonsoir,
Je suis peut être effectivement allé un peu vite dans ma réponse précédente... J'avoue avoir été gêné par la question et je l'ai peut être évacuée un peu rapidement.
Cependant, mon blog traite de l'entreprise et non de la famille...


FB 25/03/2009 11:47

je connais quelqu'un dans ma belle-famille qui a fait un burn-out.aujourd'hui il est en invalidité. les causes sont nombreuses, mais je retiens celles-ci: la surcharge de travail, la pression de certains cadres, et pour terminer c'était une entreprise... américaine.

par contre est-ce que cela peut toucher les mères au foyer avec plus ou moins d'enfant à charge?

Bernard Sady 25/03/2009 22:58


Bonsoir FB
Le burn-out est défini comme arrivant dans le cadre professionnel exclusivement. Il me semble que ce syndrome ne devrait pas toucher les mères au foyer, car il y a des facteurs qui s'y
opposent naturellement : c'est l'amour qui régit les relations au sein de la famille et non des relations de subordination comme on peut les rencontrer dans les entreprises, et normalement, le
conjoint aide et soutient son épouse. Je ne nie pas qu'une mère de famille avec beaucoup d'enfants ne puisse pas être fatiguée. Il peut y avoir des dépressions, mais je ne pense pas qu'on puisse
parler de burn-out dans ce cas.