Le changement : l’objet du changement

Publié le par Bernard Sady

Après avoir constaté dans un précédent billet, que dans notre quotidien, nous ne changeons pas tant que cela et que la caractéristique de notre environnement est plutôt la stabilité, nous allons examiner maintenant les différents objets de ce qui peut changer.

 

Il y a d’abord les éléments qui concernent chaque individu.

 

Le savoir :

J’acquiers un nouveau savoir, soit pour ma culture générale, soit pour que je puisse l’utiliser dans mon travail. Ou bien je modifie ou complète une connaissance erronée ou incomplète.

C’est aussi une première étape dans le changement d’attitude : je sais que je dois changer et je peux le dire ; je veux le faire, même si je n’y arrive pas encore.

On rencontre ce phénomène dans les audits internes au début d’une démarche de certification. Vous demandez à une personne ce qu’elle fait et elle va vous expliquer parfaitement ce qu’elle devrait faire. Et si ensuite vous lui demandez de vous montrer la manière dont elle réalise sa tâche, vous vous apercevez qu’il y a un écart entre les deux.

Ce type de changement est le plus facile à réaliser, car il nous engage peu et ne nous gêne en rien.

 

La manière de faire :

Je faisais une tâche de telle manière et maintenant, je dois la faire d’une autre manière.

L’exemple typique est l’adoption d’une protection sécurité. Qui n’a eu de la difficulté à porter un nouvel EPI (équipement de protection individuel) ?

Je me souviens très bien de l’obligation de porter la ceinture de sécurité en voiture dans les années 80. Tout le monde râlait. J’en étais. Mais maintenant, je ne peux plus rouler sans ceinture, cela me met mal à l’aise, il me manque quelque chose.

Dans les secteurs administratifs, un changement de logiciel sera dans cette catégorie.
Il s’agit ici d’un changement d’habitude qui pose des problèmes au début, mais en se forçant, on intègre ce changement avec un peu de temps.

On considère qu’il faut 21 jours pour acquérir une nouvelle habitude.

 

La manière d’être :

Un exemple est le changement de poste ou de statut : l’ouvrier qui devient contremaître.

Un autre exemple qu’on retrouve chez France Télécom, c’est le fait de passer d’un rôle de technicien à celui de vendeur.

Ce changement est difficile et nécessite un fort accompagnement individuel. La formation est rarement suffisante et il faudra souvent ajouter du coaching. Le groupe peut avoir une importance déterminante pour soutenir l’individu.

 

 


Après avoir vu le changement individuel, il faut examiner le changement collectif. On pourrait considérer la collectivité comme une somme d’individus, mais en fait, elle est plus que cette simple somme.

 

Le changement de culture d’une organisation :

C’est le plus difficile, car à la résistance au changement de chaque individu s’ajoute le poids social.

L’exemple dans l’actualité est encore France Télécom qui est passée « du 22 à Asnières à la Livebox internet », selon l’expression de Wenes…

Lorsqu’on parle de changement dans les entreprises, c’est souvent de ce type de changement dont il s’agit.

Il est la plupart du temps, lié à une modification de la stratégie de l’entreprise.

 


A suivre.

Publié dans Changement

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